<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827</id><updated>2012-01-10T09:29:22.546-08:00</updated><category term='Chrétienneté'/><category term='Algérie reportage enquête économie chercheurs d&apos;or'/><category term='Analyse'/><category term='Algérie société bidonvilles'/><category term='Islam'/><category term='Histoire société sexualité prostitution colonisation exotisme'/><category term='Algérie gasba chants traditionnels underground chikhates'/><category term='France'/><category term='Irak Saddam reportage'/><category term='rak reportage'/><category term='Irak reportage enquête'/><category term='Irak reportage Abou Ghraib'/><category term='Ramadan Islam science astronomie société Algérie'/><category term='Arts traditionnels et patrimoine Algérie'/><category term='Algérie Maroc Tunisie Maghreb UMA'/><category term='Algérie Musique Euromed Chaâbi'/><category term='coup d&apos;éventail'/><category term='Culture art'/><category term='Prise d&apos;Alger 1830'/><category term='portrait'/><category term='cezayir'/><category term='Photos reportage'/><category term='Suisse'/><category term='Irak photos reportage Abou Ghraib'/><category term='Reportage'/><category term='Tolérance'/><category term='minarets'/><category term='esotérisme'/><category term='Reflexion'/><category term='Algérie archéologie reportage histoire plongée sous marine'/><category term='De Bourmont'/><category term='Histoire et politique au Maghreb'/><title type='text'>Les articles de Amine Esseghir</title><subtitle type='html'>Bonjour,
Journaliste depuis plusieurs années, j'ai voulu mettre à la disposition de ceux qui veulent les lire, mes articles repris ici et là.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>32</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-6981549893396721485</id><published>2011-12-05T04:04:00.001-08:00</published><updated>2011-12-05T04:06:04.943-08:00</updated><title type='text'>Un film sur la bataille de Timimoun : la mémoire en réflexion</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;&lt;h1&gt;&lt;em&gt;En septembre 2009 j’entrepris le tournage d’un documentaire sur la bataille de Timimoun. Le film était proposé dans le cadre de la célébration des 54 ans du déclenchement de la guerre de libération, soutenu par le ministère des Moudjahidine et produit par la télévision&amp;nbsp; nationale. Il est diffusé régulièrement par les chaînes de la télévision nationale depuis novembre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/h1&gt;Dès le départ, le seul parti pris était d’éviter cet aspect panégyriste des films commémoratifs tel qu’on a été&amp;nbsp; habitué à les voir en Algérie, d’autant que l’essentiel des moudjahidine engagés dans la bataille primordiale étaient morts lors de l’affrontement de Hassi Ghambou, en plein désert.&lt;br /&gt;Il ne restait donc que des témoins et des gens liés plus ou moins à l’opération gigantesque de part et d’autre – ALN et armée française – qui eu lieu en 1957. La démarche consistait à explorer la dimension foncièrement humaine des faits à travers les témoignages des acteurs en abandonnant la dimension historique aux chercheurs et universitaires.&lt;br /&gt;Le 15 octobre 1957, des méharistes, des soldats Algériens intégrés dans l’armée française en Algérie en fait, désertent dans le sud algérien. Ils se retrouveront face aux paras de Bigeard dans l’une des batailles les plus importantes durant la guerre de libération en Algérie dans le Sahara. Le documentaire tente de raconter cette épopée avec les témoins Algériens et Français de cet événement. La désertion et la dite bataille de Timimoun avait en son temps suscité l’intérêt du monde entier. En fait, la bataille avait permis de sortir au grand jour la question du sud algérien qu’on éludait car on supposait, du coté de la colonisation, que cette région ne ferait pas l’objet de revendications si jamais des négociations étaient engagées quatre ans après le début de la guerre, appelée pudiquement par les Français événements. Le sud Algérien devenait, avec les quelques batailles et accrochages avec l’armée coloniale était un enjeu politique réel alors que l’indépendance de l’Algérie n’était même pas à l’ordre du jour pour les colonisateurs, en fait. Les événements de Timimoun ont eu le mérite de poser en termes claires la problématique du Sud Algérien.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Contexte&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La France coloniale avait décidé de faire du Sahara un territoire ne faisant pas partie de la colonie Algérienne, mais plutôt de le considérer comme une mer intérieure sur laquelle tous les riverains avaient des droits. Une décision un petit peu alambiquée alors que les relents de pétrole dans le désert du Sahara arrivaient aux narines des investisseurs et des aventuriers de tout bord. Par ailleurs, au-delà des ressources énergétiques, le Sahara était cette zone d’essais militaires stratégiques tout à fait opportune. Dans le même temps, sans une mobilisation réelle des forces populaires dans la région, il aurait été difficile pour le mouvement national de prétendre à une quelconque revendication sur ces territoires même si de nombreux moudjahidine dans le nord étaient originaires de ces régions.&lt;br /&gt;Cette dimension politique essentielle a été largement traitée dans le documentaire à travers les propos de Dahmane Touati, professeur d’histoire contemporaine à l’université d’Adrar, Mekki Kelloum, moudjahid d’Adrar et brillant sociologue ainsi que Abdelkader Heni, chercheur en histoire de Sidi Belabbes. Cela a permis de libérer la parole de tous ces moudjahidine oubliés par les projecteurs. Eux, avaient à témoigner de leur rôle et de ce qu’ils ont vu, mais surtout de leur souffrance et avaient envie de dire aussi leur fierté d’avoir combattu pour leur région.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La part du feu&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dans le désert, la colonisation se disait en terrain conquis. Il est en effet difficile d’imaginer aujourd’hui le contexte de sous développement et d’arriération dans&amp;nbsp; lequel étaient maintenus les habitants de ces régions désertiques. Timimoun ou Adrar et la région du Touat en général n’ont pas connu d’avancées techniques ou civilisationnelles particulières. Les supposés bienfaits de la colonisation n’ont jamais atteint ces confins sahariens. Pourtant, l’opération de désertion, imaginée par le commandement l’ALN, allait engager la région dans une bataille où on assistera à une immense mobilisation des moyens. La presse de l’époque en a fait des tartines alors que le lobby pétrolier a mis à la disposition des militaires tout ce dont ils avaient besoin. Après leur désertion, les méharistes ont attaqué un convoi de pétroliers à Tasselgha entre Timimoun et&amp;nbsp; Ménéa. L’armée avait déployé plus de 1500 hommes, avait eu recours à l’aviation et avait ouvert des camps de concentration pour isoler les populations nomades locales des combattants.&lt;br /&gt;La bataille essentielle de Timimoun est en fait l’affrontement sanglant qui eut lieu&amp;nbsp; à Hassi Ghambou, face aux&amp;nbsp; paras de Bigeard. Ces derniers subiront de lourdes pertes. Douze paras tués dans l’erg et huit autres blessés. Les photos prises par Marc Flament, le photographe para ont donné un élément de véracité supplémentaire au récit. Interviendra à ce sujet justement Raymond Cloarec, un ancien «&amp;nbsp;Bigeard boy&amp;nbsp;», militaire de carrière qui a dénoncé plus d’une fois les exactions commises par l’armée française en Algérie.&lt;br /&gt;Témoin inestimable, il avait pris le commandement de sa section lorsque le lieutenant et son adjoint, le sergent chef Sentenac, ami de longue date de Bigeard, ancien combattant d’Indochine a été tué au combat face aux méharistes déserteurs. Les deux soldats français avaient été abattu par un certain Fodil Bechrier, tireur d’élite. Lui-même mourra dans le mitraillage opéré ensuite par un hélicoptère.&lt;br /&gt;Ce groupe de méharistes était dirigé par un ancien des leurs, Belhachemi, originaire de la région et connaissant le désert comme sa poche. Son erreur stratégique aura été de vouloir créer un maquis dans une région où comme le dira Dahman Touati, la nature est le premier ennemi de l’homme. Erreur tactique peut-être, mais qui sera l’occasion de marquer définitivement cette région et la lier à l’Algérie entière avec le sacrifice de tous les compagnons de Belhachemi, les 45 martyrs, tous méharistes.&lt;br /&gt;Un second groupe dirigé par Ferhat, officier de l’ALN envoyé spécialement pour cette mission, tentera de rejoindre Figig, base arrière de l’ALN dans le sud marocain.&lt;br /&gt;En tout état de cause, la triple approche qui a consisté à déterminer la dimension humaine des faits, la confrontation des témoignages Algériens et Français et la mise à contribution des travaux académique à travers les propos des historiens, a permis plus que tout de toucher du doigt un principe rappelé à chaque occasion par les historiens les plus sérieux. L’histoire de l’Algérie moderne, principalement sa phase coloniale et combattante ne peut s’écrire qu’à deux, Français et Algériens. Cela peut paraître une impossibilité quand on voit le tabou que représente la guerre dite d’Algérie dans l’opinion française et on comprend aussi pourquoi ce principe est rarement mis en pratique.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une histoire à deux&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ce film qui n’évoquait en aucune manière un épisode polémique de la guerre de libération mais il ne pouvait cerner la vérité des faits qu’en interviewant, en plus des moudjahidine, témoins des faits et des historiens qui ont creusé le sujet, Raymond Cloarec, un parachutiste de Bigeard qui a participé à la bataille et qui a bien voulu témoigner. Il assurait donc ce reflet de la mémoire, indispensable pour une connaissance de l’histoire beaucoup plus complète et sans lequel l’évocation tient du soliloque.&lt;br /&gt;Concrètement, le témoignage français a permis de palier la difficulté de cerner les faits à cause de l’absence d’archives algériennes où leur rareté. Une population colonisée n’a pas connu le luxe de l’apprentissage et de l’école.&lt;br /&gt;Par ailleurs, avec le temps les mémoires se sont érodées et les acteurs sont morts souvent sans laisser derrière eux des traces de leurs actes et les témoins ont disparus sans écrire ce qu’ils ont vu. Lors du tournage il a été difficile d’interviewer des méharistes déserteurs. Trop âgés pour les survivants, on a vite compris l’urgence de compiler les témoignages avant que ne disparaissent ces bibliothèques vivantes que sont les vieux anciens combattants, d’ici et de là bas.&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;Amine Esseghir&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;Journaliste – cinéaste&lt;/div&gt;&lt;div align="right"&gt;&lt;a href="http://www.elmoudjahid.com/pdf-elmoudjahid/476" target="_blank"&gt;Publié le 1 novembre 2011 sur El Moudjahid&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;h1 style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Fiche technique&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;h1 style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;L’épopée de la bataille de Timimoun&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;h1 style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ecrit et réalisé par Amine Esseghir.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;h1 style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Raconté par Ahmed Lahri pour la version en français.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;h1 style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Mohamed Maalem pour la version arabe.&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;h1 style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Images&amp;nbsp;: Nacim Aktouf, Lyes Aïssaoui, Malek Mechka&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;h1 style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Musique&amp;nbsp;: Roger Subirana&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;h1 style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Montage&amp;nbsp;: Lyes Aïssaoui&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;h1 style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Production&amp;nbsp;: Télévision algérienne&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;h1 style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Production exécutive&amp;nbsp;: Alpha Design&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;h1 style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Année de production&amp;nbsp;: 2009&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-6981549893396721485?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/6981549893396721485/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2011/12/un-film-sur-la-bataille-de-timimoun-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/6981549893396721485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/6981549893396721485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2011/12/un-film-sur-la-bataille-de-timimoun-la.html' title='Un film sur la bataille de Timimoun : la mémoire en réflexion'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-1503464594635590111</id><published>2011-08-22T20:24:00.000-07:00</published><updated>2011-08-22T20:28:12.854-07:00</updated><title type='text'>Les causes d'insomnies sont nombreuses</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-t-ilBrTEb7Q/TlMd8JLcZBI/AAAAAAAAANE/I8nHnuR25RA/s1600/sahel.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; 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On peut disgresser à ce sujet sur les effets de l’intervention occidentale en Libye quand la durée du conflit est devenue un nouveau casse-tête dans une région qui n’en manque pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est une évidence, aucun pouvoir actuel en Libye, les insurgés et le CNT ou les forces loyales à Kadhafi, ne peut garantir un contrôle du territoire qu’il est sensé dirigé. Une situation chaotique qui favorise la circulation des armes et des explosifs dans une zone qu’il est difficile de gérer même en temps de paix. Cette zone, c’est en fait la fameuse bande sahèlo-saharienne, une région désertique de près de 8 millions de kilomètres carrés, surveillée comme le lait sur le feu depuis des années. Une région que certaines puissances rêvent de contrôler en installant des bases militaires comme au bon vieux temps des colonies et des protectorats. Les informations relayées par divers médias, notamment africains, indiquent que des groupes terroristes ont - ou auraient - réussi à transporter de très importantes quantités d'armes, notamment dans le désert de Ténéré, au Mali et au Niger essentiellement. Certes, cette possibilité était tout de suite prise en compte par les responsables des pays de cette région. Connaissant les risques et les reliefs, les liens familiaux et commerciaux qui existent dans cette région, il ne faisait aucun doute que l’aubaine ainsi offerte ne serait dédaignée ni par des groupes terroristes ni par de quelconques trafiquants d’armes.&lt;br /&gt;La sécurisation de la frontière avec la Libye est un indicateur certain. Mais quand on annonce que des soldats nigériens ont intercepté des terroristes d'Al Qaïda transportant de grandes quantités d'armes à proximité de la frontière algérienne, ce qui était une éventualité devient une évidence. On parle de lance-grenades antichar RPG-7, de Kalachnikov, de Semtex et d’autre joyeusetés du genre. On évoque même des missiles SA-7 tombés entre les mains d’Al Qaïda, des joujoux anti-aérien, à l’image des Stinger américains, d’une redoutable efficacité.&lt;br /&gt;PROBLÉMATIQUES DIVERSES&lt;br /&gt;Il faut dire que les problématiques liées à la lutte antiterroriste dans la région sahélo-saharienne sont multiformes. Au-delà des questions purement militaires ou opérationnelles, la zone est devenue une région de commerce des otages. Al Qaïda a érigé cette pratique en règle permettant de se financer et de favoriser le recrutement dans une région où les difficultés économiques et l’absence d’espoir font de toute activité une aubaine à saisir. Un des moyens de lutte est le refus de payer des rançons aux ravisseurs. Ce grand principe a été souvent bafoué par les puissances occidentales.&lt;br /&gt;Par ailleurs, la coopération africaine doit aussi se poursuivre en dépassant les difficultés conjoncturelles. Le Mali, considéré comme le moins dynamique des pays en termes de lutte antiterroriste en favorisant les échanges de terroristes emprisonnés contre des otages occidentaux, est revenu dans le cercle. L’urgence étant ce qu’elle est, toutes les volontés sont bonnes à prendre.&lt;br /&gt;Mais la situation actuelle pose aussi la question des suites à donner à la lutte antiterroriste. Jusque-là, avec l’Algérie en tête, le plus important était de gérer la situation dans la région avec les forces des pays de la région. Eloigner le risque de voir des forces étrangères venir installer des bases militaires, avec les Etats Unis en tête cette fois-ci. S’il n’en a rien été - la base américaine US en Afrique ressemblant à l’arlésienne - cela est dû en grande partie à la coopération entre les forces des ces pays. La volonté supposée ou réelle des Américains à vouloir contrôler le Sahara au nom de la préservation de la sécurité a été clairement mise en évidence depuis 2005 au moins. En mars 2006, lors d’une réunion à Alger autour de la sécurité dans la région sahélo-saharienne, les Américains semblaient dire que les bonnes relations et la coopération avec les États-Unis d’Amérique avec les pays d’Afrique passaient par l’ouverture des territoires nationaux des pays de la région aux forces US. Ce que refusaient de voir les Américains, c’est qu’une coopération militaire fondée sur cette compréhension de la région et de ses particularités était certainement plus utile et plus efficace que n’importe quelle armada étrangère déployée à grands frais.&lt;br /&gt;FAUTE DE GRIVES&lt;br /&gt;Faute d’une base américaine donc et préoccupée par la présence de groupes terroristes dans la région, les USA ont lancé en mai 2010, l’Africom, le commandement du Pentagone pour l’Afrique, a mené l’exercice Flintlock. Un exercice qui regroupait 300 soldats américains et 1.200 éléments des forces de sécurité du Mali, du Nigeria, du Sénégal et de Mauritanie et dirigé depuis le Burkina Faso où a été installé le Centre de coordination multinational. Il reste que ce genre d’exercice existe dans la région depuis 2005 et inclus dans les scénarios qu’il met en pratique les risques de rébellion et de déstabilisation locale. Est-ce que ce genre d’exercice possède les mécanismes suffisants pour faire face à une déstabilisation du genre de celle qui se déroule en Libye ? On n’en sait rien et personne n’évoque actuellement la question. Est-ce que les risques deviennent effectivement plus grands et les possibilités de déstabiliser la région plus évidentes et que l’on évite de venir mettre de l’huile occidentale sur le feu ? Ou bien, veut-on laisser les Africains particulièrement allergiques aux questions d’ingérence se dépatouiller seuls face à la menace d’une Qaïda surarmée et dans ce deuxième cas, s’ils ne s’en sortent pas, ce sont eux-mêmes qui appelleront à l’aide ?&lt;br /&gt;Un début de réponse africaine existe déjà, même si la donne libyenne vient ajouter de la complexité à la mission et aux prérogatives.  En face des exercices Flintlock, les autorités nationales de la bande sahélo-saharienne ont créé en mars 2010 le «plan Tamanrasset». Celui-ci inclus, nouveauté audacieuse pour des pays du tiers monde, la création d’un comité d’état-major opérationnel conjoint alors que le domaine de la sécurité est un domaine où il est difficile en général de mettre ses billes ensemble. Car c’est bien cette incapacité supposée des pays du Sud à coopérer dans un domaine aussi sensible que celui de la sécurité qui est souvent mis en évidence, certes en filigrane dans les discours officiels, mais c’est cela qui permet aux puissances étrangères de dicter leurs manières de voir, à coups d’exercices d’interopérabilité, de mission aux allures quasi humanitaires et de coopération dégoulinant de bons sentiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.horizons-dz.com/monde/24457.html"&gt;In Horizons &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-1503464594635590111?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/1503464594635590111/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2011/08/les-causes-dinsomnies-sont-nombreuses.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/1503464594635590111'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/1503464594635590111'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2011/08/les-causes-dinsomnies-sont-nombreuses.html' title='Les causes d&apos;insomnies sont nombreuses'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-t-ilBrTEb7Q/TlMd8JLcZBI/AAAAAAAAANE/I8nHnuR25RA/s72-c/sahel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-2545017962424638027</id><published>2011-08-22T20:19:00.000-07:00</published><updated>2011-08-22T20:30:22.544-07:00</updated><title type='text'>Effet collatéral</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-qsACGfr8L3M/TlMdCkL_ZlI/AAAAAAAAAM8/AMis5lpFZtA/s1600/game%2Bover.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 318px; height: 221px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-qsACGfr8L3M/TlMdCkL_ZlI/AAAAAAAAAM8/AMis5lpFZtA/s320/game%2Bover.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5643886687936276050" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Israël et les états arabes post-révolutionnaires&lt;br /&gt;La peur pour justifier l’agression&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les analyses foisonnantes sur le printemps ou les révolutions arabes ont éludé grandement un aspect essentiel de ces révoltes : la suite des relations entre les pays arabes et Israël.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si leur légitimité a été remise ou est toujours remise en question, la majorité des régimes arabes ont toujours su être en phase avec leurs opinions concernant la question de la Palestine. Certes plus par les slogans et les discours que par les actes, mais on ne peut que constater que sur cette problématique, régimes et peuples étaient sur la même longueur d’onde. De toute évidence donc, les pouvoirs post-révolutionnaires qui vont émerger dans pratiquement l’ensemble des pays arabes - et qui bénéficieront en principe des gages de démocratie et de respect de la volonté des peuples - auront aussi à présenter un discours concernant le futur de leurs relations diplomatiques. Un discours et une démarche qui intègrent forcément la donne palestinienne. La donne palestinienne signifiant aussi la donne israélienne et le futur des relations entre les Etats arabes et l’Etat d’Israël.&lt;br /&gt;Cela ne semble pas évident immédiatement, d’autant que la rue arabe, plus préoccupée par ses urgences politiques et sociales depuis janvier, a consacré peu de temps et d’efforts à la cause de tous les Arabes, la Palestine. Peu de temps ne signifiant guère dans ce contexte pas de temps du tout. On en veut pour preuve la commémoration de la Nakba, le jour du grand malheur où les Palestiniens ont vu leurs terres spoliées et connu la déportation et l'exode, il y a 63 ans de cela. Cet événement dans l’histoire de l’humanité est à inscrire sans nul doute au registre des pires dénis de justice que le monde ait connus. Effet troublant, les commémorations de cette date qui sont marquées par des morts et des blessés. Cette année, douze Palestiniens ont été tués dans le plateau du Golan et à la frontière libanaise. Les affrontements ont eu lieu à la périphérie des territoires palestiniens, au Liban et dans le Golan syrien occupé, lors de manifestations durement réprimées par l'armée israélienne qui n'a pas hésité à ouvrir le feu sur des civils. L’armée israélienne a eu beau jeu de dire, pour se disculper, que le pouvoir syrien a «organisé cette manifestation violente pour tenter de détourner l'opinion mondiale de ce qui se passe dans ses villes». Pourtant, même quand cela va très mal en Syrie, les injustices israéliennes n’ont pas été oubliées et de toute évidence; elles le seront encore plus quand le régime d’Al Assad sera remplacé. En Egypte, où la révolution a déjà eu lieu, on a compté au moins 353 personnes blessées, dont 45 hospitalisées, le même jour devant l'ambassade d'Israël au Caire lors d'une manifestation marquant la Nakba. La police a usé de gaz lacrymogènes pour repousser la foule qui tentait de franchir une barricade érigée devant la mission diplomatique israélienne. Plus que jamais donc, la rue arabe sait et intègre le sens de la révolte. Une fois débarrassée des despotes locaux, elle pointera le doigt sur les injustices qui la concernent.&lt;br /&gt;Mais il ne fait aucun doute que l’on comptera encore des morts avant que l'on reconnaisse aux Palestiniens le droit d'être ce qu'ils sont sur leurs terres et avant qu'on leur rende au moins justice pour tous les arbitraires qu'ils ont subis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;LA RÉPONSE EN ISRAËL ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Si nous avons du mal à voir encore les contours de l’avenir des relations entre pays arabes et Israël, nous pouvons quand même avoir une esquisse de la réponse dans l’inquiétude d’Israël. Israël n’a pas applaudi les révolutions arabes. Elle n’a pas fait montre de l’enthousiasme que nous avions pu lire et voir en Occident. Ces révolutions ou ce printemps font peur parce que l’on sait quelle est l’opinion de la rue. Cette même rue qui a été interdite d’expression en dehors de cadres organisés. Effectivement, jusque-là, Israël avait beau jeu de dire qu’elle était la seule démocratie réelle au milieu d’un champ de dictatures. Pourtant, ce sont ces mêmes dictatures ou régimes autoritaires qui ont joué la carte de sa sécurité en échange de reconnaissance et de respect en Occident, voire d’aide économique comme c’est le cas de l’Egypte. Mais il sera difficile d’imposer la politique internationale de ces Etats quand ceux-ci auront gagné en respect par le seul fait d’être plus authentiquement représentatifs de leurs peuples et plus démocratiques. Quels seront les arguments des Israéliens alors ? Agiter le spectre de la menace nucléaire iranienne pour «jeter le ballon au loin» et détourner l’attention ? Signer au plus tôt un accord de paix avec la Syrie ?&lt;br /&gt;Dans une interview du Premier ministre israélien accordée à l’AFP en avril, il déclarait : «Le printemps arabe pourrait virer en un hiver iranien». Pour les Israéliens donc, les aspirations démocratiques des peuples arabes et la déstabilisation des régimes en place risquent de faire le jeu de l'Iran et des islamistes, notamment en Egypte. Voilà qui est simple, voilà qui est dit. Les Iraniens ont tôt fait de voir les effets immédiats de ces inquiétudes. Des actions de sabotages et des manœuvres pour monter en épingle les divisions qui existent au sein de la classe politique iranienne. C’est Oded Eran, directeur de l'Institut pour les études de sécurité nationale de Tel Aviv, qui le disait dans une interview publiée en février de cette année.&lt;br /&gt;Quant à la Syrie, Eyal Zisser, un doyen de l'université de Tel-Aviv et spécialiste de la Syrie, indiquait que «rien ne dit que ce qui pourrait venir après le président Bachar El Assad ne serait pas encore pire, sous la forme d'al Qaïda ou d'une situation anarchique comme en Irak».&lt;br /&gt;En Egypte, la seule déclaration de Nabil Al Arabi, alors ministre des Affaires étrangères du gouvernement de transition, sur le prix du gaz égyptien vendu à Israël ou la question du blocus de la bande de Ghaza ont donné lieu à l’expression publique de la préoccupation du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.&lt;br /&gt;Dans un contexte aussi menaçant, quelle autre manœuvre reste à Israël que de préparer son armada pour une guerre sur plusieurs fronts ? Une guerre justifiée par la somme de toutes ses peurs. Israël fondé sur une immense injustice peut-il finalement faire autrement que justifier son existence par une immense menace ? Il continuera alors de parler de paix tout en faisant la guerre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.horizons-dz.com/monde/24457.html"&gt;In Horizons &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-2545017962424638027?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/2545017962424638027/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2011/08/effet-colateral.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/2545017962424638027'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/2545017962424638027'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2011/08/effet-colateral.html' title='Effet collatéral'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-qsACGfr8L3M/TlMdCkL_ZlI/AAAAAAAAAM8/AMis5lpFZtA/s72-c/game%2Bover.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-6096000733984992882</id><published>2010-11-01T14:54:00.000-07:00</published><updated>2010-11-01T15:02:52.604-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;Un vieux papier qui date 2006... mais qui rappelle des choses essentielles dans l'histoire récente de la ville.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La gestion de la capitale dans les méandres juridiques &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-family: verdana;font-size:180%;" &gt;Il était une fois le Gouvernorat du Grand Alger &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="margin-left: 0.19cm; margin-right: 0.19cm; margin-bottom: 0cm; font-style: italic;" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;" &gt;En ce 21 mars 2000, premier jour du printemps, le ciel était couvert. Dans la salle de conférence de la wilaya d’Alger, qui venait de perdre son statut de siège du Gouvernorat, l’ancien gouverneur absent, cédait la place (certains voudront parler de trône) au nouveau wali Abdelmalek Nourani.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.19cm; margin-right: 0.19cm; margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;" &gt; Cette cérémonie, loin d’être une passation ordinaire, marquait le retour à la normale entériné par l’ordonnance que venait de promulguer le président de la république qui faisait qu’Alger redevenait une wilaya comme les autres.&lt;br /&gt;Le ministre de l’intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni, agacé par les photographes quelques instants auparavant, soulignait dans sa déclaration que ce sont les circonstances particulières qui avaient prévalues dans le années 90 qui ont obligé les autorités à opter pour un statut particulier pour la capitale. Mais dès lors que la situation était revenue à la normale, il était aussi logique que les institutions reprennent leur forme initiale. Le ministre était pourtant contredit dans la salle même où il prononçait son discours. Sur un des murs de la salle, des plaques de marbres avec les noms de walis qui se sont succédés à la tête de la wilaya distinguant bien la période de la wilaya et celle nouvelle du Gouvernorat, inscrite dans la pierre, comme pour lui assurer sa pérennité.&lt;br /&gt;Cette déclaration ne renseignait pas sur les dispositions légales ayant permis au Gouvernorat de voir le jour et les conditions dans lesquelles il venait de s’éteindre. Elle ne décrivait pas non plus cette atmosphère de fin de règne, ou plutôt de «restauration» qui pesait dans l’enceinte du siège de la wilaya. De toute évidence, les présents, responsables politiques ou de l’administration, les nombreux journalistes, assistaient plus aux obsèques du Gouvernorat qu’à la résurrection de la wilaya.&lt;br /&gt;Le Gouvernorat, avec tout ce qu’il portait autant dans l’imaginaire collectif et dans la pratique courante de la gestion d’Alger, avait changé la manière de percevoir la capitale pour qui, il avait semblé durant quelques années, que tout était permis. Pourtant, si le Gouvernorat avait certes vécu, son expérience n’avait laissé personne indifférent du plus simple citoyen au plus haut responsable de l’Etat.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-left: 0.19cm; margin-right: 0.19cm; margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;" &gt;Quelques mois auparavant, probablement sans le savoir, des universitaires, des responsables de l’administration locale se réunissaient pour un docte séminaire à l’Ecole Nationale de l’administration pour débattre d’urbanisme et de bonne gouvernance, entre autres conférences, une consacrée au Gouvernorat d’Alger. Pour une façon de gérer différente, l’expérience vécue à Alger suscitait autant les envies et les jalousies que l’intérêt curieux, soulignait le conférencier.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-left: 0.19cm; margin-right: 0.19cm; margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;" &gt;&lt;b&gt;La vraie raison&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-left: 0.19cm; margin-right: 0.19cm; margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;On supposait que cette formule –magique serait on tenté de la qualifier - allait être étendue à l’ensemble du pays du moins pour les grandes métropoles que sont Constantine, Oran ou Annaba, voire même Ouargla. D’ailleurs, est-ce que la plus grade faiblesse du statut du Gouvernorat n’a pas été celle de vouloir distinguer une ville de l’ensemble du pays. Dans une interview accordée en mars 2000 au quotidien El Watan, Ahmed Ouyahia alors qu’il venait d’être nommé ministre d’Etat, ministre de la justice, soulignait à propos du changement de mécanismes du Gouvernorat, que celui-ci «a d'abord été victime de cette pratique spécifiquement algérienne : lorsqu'on fait quelque chose ici, il faut le faire partout. Alger est la capitale de tous les Algériens, ceux d'Illizi comme ceux d'El Harrach. C'est de cela que nous souffrons. Que voulez-vous ? C'est une culture : il faut des cours partout. » Ouyahia ouvrait il une piste ou justifiait -il l’erreur monumentale ? En fait, le plus difficile à admettre est que l’on ait fait autant preuve de négligence et ignoré les dispositions constitutionnelles liées de l’organisation territoriale du pays. Cette négligence était inscrite dans la jurisprudence constitutionnelle algérienne, soulignant à jamais, que le législateur algérien a, à un moment de la vie institutionnelle du pays, omis de relire la texte fondamental du pays. La décision n°02/D.O/ CC/2000 du 27 février 2000 relative à la constitutionnalité de l’ordonnance n° 97-15 du 31 mai 1997 fixant le statut particulier du Gouvernorat du Grand Alger, rappelle que «l’alinéa 1er de l’article 15 de la Constitution que les collectivités territoriales de l’Etat sont « la Commune et la Wilaya », le constituant entendait limiter le découpage territorial du pays exclusivement à cesdeux collectivités territoriales ». Dès lors «en créant deux nouvelles collectivités territoriales dénommées «Gouvernorat du Grand Alger» et «Arrondissement urbain» et en leur fixant des règles spécifiques d’organisation, de fonctionnement et d’action, le législateur a méconnu les dispositions de la Constitution, notamment ses articles 15 (alinéa 1er), 18 (alinéa 2), 78 -9, 79 ( alinéa 1er) et 101 ( alinéa 2)». Le conseil constitutionnelle présidé à l’époque par Saïd Bouchaïr déclarait inconstitutionnelle l’ordonnance 97-15 du 31 mai 1997 qui a créée deux collectivités territoriales en l’occurrence «le Gouvernorat du Grand Alger» et «l’arrondissement urbain». &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-left: 0.19cm; margin-right: 0.19cm; margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"&gt; &lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;" &gt;&lt;b&gt;La vraie question&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-left: 0.19cm; margin-right: 0.19cm; margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;" &gt;Une nouvelle ordonnance, la 2000-01 du 1er mars 2000, viendra remettre de l’ordre dans l’organisation d’Alger. On notera que dans les deux cas ce sont des ordonnances qui ont déterminé le sort de la capitale passant de super wilaya à wilaya tout court. Dans ce cas bien évidemment pas débat public, notamment au niveau du parlement, pas de polémique non plus et la faculté d’aller vite au risque de confondre célérité et précipitation.&lt;br /&gt;Si on a voulu mettre en évidence au moment de la promulgation de l’ordonnance mettant en application la décision du conseil constitutionnel une volonté de main mise administrative sur l’ensemble du pays, on avait omis de dire que la promotion d’Alger au rang de Gouvernorat avait bénéficié des mêmes avantages, même si effectivement en mai 1997, l’Algérie peinait à réhabiliter ses institutions élues.&lt;br /&gt;Dans le même temps, cette propension à poser la problématique et la gestion de la capitale même au niveau institutionnel et juridique ne renseigne t elle pas sur la difficulté insurmontable à donner un visage de respectabilité et de belle vitrine du pays à la capitale.&lt;br /&gt;Peut être que le Gouvernorat posait un problème légale. Celui-ci n’est pas insurmontable si tant est que l’on ait tiré les leçons de cette expérience et que l’on ait jugé utile la mise en place d’un statut particulier pour Alger ou les mégapoles algériennes (actuelles ou futures) même si cela, il faut bien le souligner, doit passer par une révision constitutionnelle.&lt;br /&gt;Mais on notera que rien n’est facile lorsqu’il s’agit de gérer la capitale. Avant la saisine du conseil constitutionnel, le président Bouteflika dans une interview accordée à une chaîne de télévision arabe soulignait que le gouvernorat était « un Etat dans l’Etat ». Une aberration en Algérie où la doctrine veut apparemment la primauté de l’Etat jacobin.&lt;br /&gt;Dans le même temps nous sommes bien obligés de reconnaître que l’inauguration récente par le président Bouteflika d’un grand nombre d’ouvrages et de réalisations à Alger renvoi en permanence à cette embarras à mettre en place les choses à Alger lorsqu’elles ne sont pas décidé très haut. Certes, sans s’en remettre forcément la volonté divine, il est claire qu’être maire ou wali à Alger n’a rien d’une mince affaire. Le statut de Gouvernorat, même s’il avait péché par un excès d’orgueil, avait eu en tout les cas le mérite de poser la vrai question à propos de la capitale Effectivement, à ce jour les citoyens se demandent qui gère Alger ? Be devraient ils pas plutôt se demander qui peut gérer Alger ?&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Amine Esseghir &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 7pt;color:#ffcc00;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; font-family: times new roman; color: rgb(0, 0, 0);" align="LEFT"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Publié in &lt;a href="http://www.lesdebats.com/archives05/rubriques120406/dossier.htm#3"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Débats&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; du 12 au 18 Avril 2006&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: 7pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-6096000733984992882?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/6096000733984992882/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2010/11/un-vieux-papier-qui-date-2006.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/6096000733984992882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/6096000733984992882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2010/11/un-vieux-papier-qui-date-2006.html' title=''/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-1158431674614612371</id><published>2010-10-18T15:28:00.000-07:00</published><updated>2010-11-08T16:24:50.857-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Algérie gasba chants traditionnels underground chikhates'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:8pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 204);"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;             &lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;&lt;a name="1"&gt;             &lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:85%;"  &gt;&lt;span&gt;Le blues des campagnes&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:100%;"  &gt;Il y'eut la Gasba des chioukh et des chikhates, la trompette de Bellemou et aujourd'hui une forme renouvelée de ces chants des prairies et des campagnes profondes.Un chant qui n'est reconnu que par ceux qui ont su l'écouter. Certes, nous sommes loin de la grande poésie classique du Melhoun ou du Haouzi, mais les textes sont d'une extraordinaire actualité et certainement fruit d'une évidente observation sociale et culturelle qui aura manqué à pas mal d'intellectuels. A écouter.&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:arial;font-size:100%;"  &gt;..&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: 700;font-size:8pt;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-weight: 700;font-size:8pt;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;A la recherche de la scène musicale underground algérienne &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;Le blues des campagnes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Si nous admettons qu'une scène musicale underground algérienne existe, il faut bien se rendre à l'évidence : celle-ci ne doit être recherchée ni dans les genres trash metal, techno ou autres genres marginaux occidentaux. Il faut la chercher dans les mélopées paysannes de gasba incertaines.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Par Amine Esseghir&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;A l’image du raï des années 70 et 80, le genre gasba (qui en fait est un  amalgame de genres musicaux qui utilisent l’instrument, el gasba, la flûte de roseau) a conquis sa propre scène. Une scène marginale autant par ses réseaux que par son public, serions-nous tentés de dire. Dans un pays musulman, engoncé dans un conservatisme qui tient la société à l’étroit, les chanteurs, les poètes et les musiciens louent l’alcool, les  amours clandestines et parfois les drogues dites douces. De fait, à cause de leurs paroles et des idées qu’ils sont censés véhiculer, ces genre s’exclut de la scène officielle.  Mais on comprend aussi que ces artistes, qui chantent et créent, se sont dotés de leur propre scène, de leurs propres relais et ainsi vivent de leur art parfois mieux que les artistes reconnus par les scènes officielles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Non dénués de solidarité, à chaque rechqa (moment de l’annonce des dédicaces et des sommes allouées par les spectateurs pour ce faire) on entend lors de leurs tours de chant   «fi khater untel ettaxieur, rabbi y sellek srahou» (je dédie la chanson à untel le chauffeur de taxi, puisse Dieu le libérer, en fait le bonhomme est tout simplement en prison). Ce genre de dédicaces, loin de constituer un choc pour les spectateurs auditeurs, révèle l’identité des présents. La prison comme la déchéance font partie de leur quotidien. On pourrait supposer un contexte de profonde remise en question de l’ordre établi (on tombe amoureux d’une danseuse de cabaret dans les chansons, cela ne pose pas de problèmes) certes de manière maladroite et vantant l’illégalité de ceux absents condamnés et sujets des pensées des présents. Mais faute d’un discours de soutien clair et sans ambigüité, il n’en est rien. Les chanson restent dans les cabarets et dans les mémoires enivrées des auditeurs. Scène undergournd qui n’a pas ses radios libres, ni ses revues ou publications spécialisées, mais qui a ses CD.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les chanteurs éditent et se font écouter. Dans des pochettes mal faites, mal imprimées, les supports numériques (parfois en MP3 pour contenir dix ou quinze albums à la fois) font partie des discothèques de routiers,  de chauffeurs de taxi au long cours, de militaires ou de maçons qui errent de chantier en chantier. On trouvera aussi quelques intellectuels ou de gens propres sur eux qui raffolent aussi de ce genre musical. La gasba fédère, comme a fédéré le raï en son temps. Genre ancré dans son époque, la gasba a aussi connu l’espace cybernétique. Sur les sites internet aussi célèbres que Youtube ou dailymotion, on retrouve ces chanteurs d’un genre particulier, on le retrouve aussi sur des sites dédiés à la musique algérienne, tel dzmusique. Bien entendu, point de label indépendant mais seulement une scène, discrète, constituée d’abord des malahi, ces cabarets qui sentent le souffre qui ont fleuri dans les années 90.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le bouche à oreille faisant le reste, des cheikh Mamou, cheikh Cha’ib, cheikh Cherif Ould Saber, Djilali Tiarti, Cheikha Sonia ou Cheikh Amer El Berrouaghi font le plein et animent des scènes qui le leur rendent bien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Cheikha Djenia&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Elle avait marqué son temps dans les années 90. Elle est morte à 50 ans dans un accident de voiture en 2005. Elle avait eu l’heur de sortir des bas-fonds et de se faire connaître médiatiquement. Ses chansons ont brisé le silence autour des difficultés des femmes vivant dans les régions rurales. Elle avait marqué son auditoire avec «Kayen rabi», même si elle ne se gênait pas pour parler d’alcool et d’amours clandestines, sujets de prédilection du genre. Diva de l’underground             algérien ? Difficile à dire, mais il reste que la chanteuse qui a évolué dans le milieu interlope du raï trab (le raï des origines, le raï des campagnes) a gagné ses titres de noblesse, devenant le sujet d’un article d’une journaliste suisse et en s’imposant sur une scène raï européenne. Comme quoi il faut d’abord gagner sa notoriété outre-méditerranée, pour gagner en estime chez soi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Textes choisis&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Bien entendu, aucune traduction aussi fine soit-elle ne peut rendre «la dimension poétique de ces chansons».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Cheikha Sonia chante seule cette douce mélopée. Des paroles un peu décousues mais on serait presque entrain d’écouter de la variété ordinaire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ouled bladi zaynine ou khir men el gaouri&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Yal ezzine bladi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;La ilha illa allah rahi katba&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ya ghzal Reghaia ma neddikchi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;Les fils de mon pays sont plus beaux que les européens&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Vive la beauté de mon pays&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il n y a de Dieu  que Dieu, c’est le destin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Beauté de Reghaia, je ne te prendrai pas pour époux&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Avec Amer El Berrouagui, une chanson en duo «très branchée»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Lui : Maglou’a bippi ou a’awdi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;ouel rousardje ana nkhalsou&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Hadi hiya a’ouaydi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;mdari bi djibi nfelsou&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Elle : Mellit men flexage lgit rouhi ghalta&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ki nahderlek a’la zwedj tsabbarni bkarta.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Folle bippe-moi encore encore&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;La carte de recharge c’est moi qui te l’offre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;C’est mon habitude&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;De me ruiner&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:100%;"  &gt;J’en ai marre du rechargement électronique&lt;br /&gt;quand je te parle de mariage&lt;br /&gt;m‘offres une carte de recharge téléphonique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="385" width="480"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/f6KXqmxuECk?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/f6KXqmxuECk?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" height="385" width="480"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Cheikha Sonia Amer el Berrouagui Carta&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Amer El Berrouagui souffre parfois. Il chante et explique sa déchéance.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;El kes ou had ettofla tawou’ni&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ma khellaounich nsod lel qabla&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ah Rabah heraizy khouya melhoub rani a’ma&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Koul youm el birra ou nzid el qofla&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;L’alcool et cette fille m’ont asservi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ils ne m’ont pas laissé voir Dieu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Mon confident Rabah, mon frère, par l’amour je suis devenu aveugle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Tous les jours la bière et «les boutons» (allusion aux amphétamines)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;D’autres succès à inscrire au palmarès du duo infernal Amer el Berrouagui et cheikha Sonia comme «Chrab errouchi» vantant les souvenirs des bacchanales clandestines sur des rochers, loin des yeux des curieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="480" height="385"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/YVEnYU9SKKI?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/YVEnYU9SKKI?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Cheikh Mamou qui sévit dans le genre depuis plus de dix ans, a aussi des succès actuels  comme :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Koul youm ta’yetli ou ma a’reft chkoune&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Zadet galetli ndirou l’amour fettilifoune&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Elle m’appelle tous les jours et je ne sais pas qui est- ce&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;elle me dit encore on fait l’amour au téléphone&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Un des grands succès 2008 de Cheikh Mamou, en duo avec Cheikh Chai’b, une chanson drôle El gra’a ouel gara’a darou l’amour fezra’ (le chauve et la chauve ont fait l’amour dans les champs) ou le comique le dispute à un sens particulier de la gestion des urgences et une  description drôle des scènes bucoliques.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;El gra’a ouel gara’a darou l’amour fezra’&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Yaou lahsida gdat&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Sadjra ma bqat&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Chaalet ferrai’ ou smah fel ghnem&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le chauve et la chauve ont fait l’amour dans les champs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;La récolte a flambé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Aucun arbre n’est resté debout&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le berger a pris feu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Et a abandonné le troupeau&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="385" width="480"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/iKfEVhJMNe4?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/iKfEVhJMNe4?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" height="385" width="480"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Cheikh Cha’ib lui a marqué son public avec  «chrab lahsida», la beuverie dans les champs de blé, un texte dont on retiendra quelques fragments.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Chrab lahsida&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ya rih ouel mauvi temps&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ouenti khabta&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Chrab lahsida&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Netabou’ el mayda&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Saqsou laarida&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ya ouine bayta&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Chrab lahsida&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ennas tesker nechouah&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ou ntiya zaafa&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Boire dans les champs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le vent et le mauvais temps&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;et toi saoule&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Boire dans les champs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;On poussera la table basse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Demandez à la grosse&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Où est-ce qu’elle a passé la nuit&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Boire dans les champs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les gens se saoulent par plaisir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;&lt;span style=";font-family:georgia;font-size:100%;"  &gt;Et toi de colère&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="385" width="480"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/86xcEdKtAw0?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/86xcEdKtAw0?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" height="385" width="480"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Mamou et Cha’ib ont également laissé dans le genre Staïfi pour exprimer son amour pour une danseuse.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Nezdam lel bar&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;A’la djal ouelfi ndir batoire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Manich haggar&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;A’la djalak nouelli clochard&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Nechroub essem  neztal&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Oua rouge ou les goutte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Lel bar nezdam bechafra&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;ya loukan nmouta&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je vais foncer au bar&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Pour mon amour je vais en faire un abattoir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je ne suis pas un mauvais garçon&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Mais pour toi je deviens clochard&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je bois du poison, je me shoote&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je prend du vin rouge et des gouttes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Avec une feuille de boucher je fonce au bar&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Même si je dois y laisser ma vie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-size:8pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;In &lt;a href="http://www.lesdebats.com/editionsdebats/211009/culture.htm"&gt;Les Débats &lt;/a&gt;du 21-27 octobre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-1158431674614612371?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/1158431674614612371/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2010/10/il-yeut-la-gasba-des-chioukh-et-des.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/1158431674614612371'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/1158431674614612371'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2010/10/il-yeut-la-gasba-des-chioukh-et-des.html' title=''/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-8611942416781890929</id><published>2010-03-29T12:20:00.000-07:00</published><updated>2011-11-01T02:30:43.048-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'épopée de la bataille de Timimoun&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon premier documentaire pour la télévision&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tourné en octobre 2009, il a été diffusé en décembre 2009. D'une durée 57 minutes, il a été réalisé en trois versions (arabe, français et berbère) voici un court extrait de la version en français.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://amineesseghir.wordpress.com"&gt;Lire aussi... &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 15 octobre 1957 des méharistes désertent dans le sud algérien et se retrouvent face aux terribles paras de Bigeard dans une des bataille les plus importante durant la guerre de libération en Algérie. Ce documentaire raconte cette épopée avec les témoins Algériens et Français de cet événement qui en son temps avait suscité l'intérêt du monde entier. La question du sud algérien s'est posée alors réellement comme enjeu politique alors que l'indépendance de l'Algérie n'était pas à l'ordre du jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="364" width="445"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/70qnZ_DujNs&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0&amp;amp;color1=0xe1600f&amp;amp;color2=0xfebd01&amp;amp;border=1"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/70qnZ_DujNs&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;rel=0&amp;amp;color1=0xe1600f&amp;amp;color2=0xfebd01&amp;amp;border=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" height="364" width="445"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-8611942416781890929?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/8611942416781890929/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2010/03/lepopee-de-la-bataille-de-timimoun-mon.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/8611942416781890929'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/8611942416781890929'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2010/03/lepopee-de-la-bataille-de-timimoun-mon.html' title=''/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-5331314119444149356</id><published>2010-01-22T10:36:00.000-08:00</published><updated>2010-03-12T13:20:27.673-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;" &gt;Racisme anti-africain à la télé Algérienne&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 102, 0);font-family:georgia;" &gt;&lt;br /&gt;Le chaudron de l'ignorance&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;font-family:georgia;" &gt;&lt;br /&gt;Un clip musical, passé quasiment inaperçue dans le fatras des clips de soutiens à l'équipe nationale, ne fait que reprendre à son compte un des pires clichés raciste anti-noir.&lt;/span&gt;   &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une scène de jungle tropicale qui rappelle sous certains aspects le jardin d'essai du Hamma, celui là même qui a accueilli en d'autres temps, cette autre imposture intellectuelle de son temps, les scènes du film Tarzan avec Johnny Wesmuller (1).&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;En arrière plan des « blancs », des supporters Algériens, en témoignent leur accoutrement. En premier plan des noirs dont un devant un chaudron fumant. Les supporters blancs sont attachés à un arbre comme dans la plus ridicule des bandes dessinées qui caricature l'explorateur blanc capturé par des sauvages Africains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a style="font-style: italic;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1nxd0Yz_CI/AAAAAAAAAJ8/hZBDg3OXU3U/s1600-h/amine+titi+clip.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 226px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1nxd0Yz_CI/AAAAAAAAAJ8/hZBDg3OXU3U/s320/amine+titi+clip.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5429636320353057826" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-style: italic;font-family:georgia;" &gt;Image du clip de Amine Titi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;On comprend vite qu'il s'agit bien de cannibalisme. C'est ce qui est présenté dans ce qui s'apparente à un clip musical, lorsque une des « victimes » dit « ya Amine rak rouht chtitha Titi ». Le chanteur, Amine Titi n'a rien trouvé de mieux pour illustrer son clip sur l'équipe nationale en Afrique, pour la CAN et la coupe du monde, que de recourir au plus stupide des clichés racistes, les Africains cannibales.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Pour l'histoire, si tant est que l'on puisse appeler cela une histoire, un enfant découvre un passeport dans les affaires des « explorateurs-supporters » et dit République Algérienne. C'est comme cela que les supporters seront sauvés d'une chtitha qui se déroule dans les cerveaux lourdauds des concepteurs du clips avant qu'elle n'aie lieu supposément dans le chaudron mis en scène.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les rythmes Africains de « olé ola na'aoudoha fi Angola » (olé ola on la refait en Angola ) c'est le titre de la chanson et même la participation d'un chanteur Africain (apparemment Kabila Congo ?) n'expieront pas la faute des concepteurs du clip.&lt;br /&gt;Mais plus grave encore, c'est que ce cliché raciste est diffusé par la télévision publique Algérienne sans faire sourciller personne, notamment les responsables de la programmation de la télévision (2) prompt à censurer des images bien plus anodines.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ce même clip, ce même concept, diffusé ailleurs aurait soulevé un tollé. Il est d'autant plus intolérable de le diffuser en Algérie alors que la chanson dit « Mandela nous arrivons ». Mais qui est Mandela ? Les Algériens ne l'ignorent pas. Un des symboles de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud n'en est pas moins un symbole de lutte contre le racisme et le racisme ce n'est pas seulement une ségrégation entre gens de couleurs différentes. Certainement que la lutte contre l'idée raciste elle même commence par la lutte contre les clichés.&lt;br /&gt;Nous Algériens sommes-nous coulé depuis si longtemps dans le béton de notre ignorance que nous ne pouvons plus voir ce que nous commettons comme injures à l'humanité ?&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les clichés sur les races c'est ce qu'il y a de pire. Le noir c'est le sauvage et le cannibale, l'arabe c'est le sale et le fainéant, le juif c'est le félon et le détenteur de la richesse. Cela a cautionné l'esclavage et les conquêtes dites civilisatrices en Afrique, cela a permis la colonisation en Algérie et les massacres qui l'ont accompagné et l'extermination de millions de juifs au milieu du XXe du siècle.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Amine Esseghir&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;1- film datant de 1932&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;  &lt;span style=";font-family:georgia;font-size:85%;"  &gt;&lt;br /&gt;2- Vu en soirée sur A3 mercredi 13 janvier 2010&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;font-size:180%;"  &gt;Cannibalisme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;L'Africain noir cannibale est certainement la pire des accusations que l'humanité ait portée à une partie d'elle même quand cette pratique est probablement une des plus commune à tous le genre humain. En Europe on parle de l'homo antecessor – espèce précédent l'homme de Néanderthal - qui il ya 800 000 ans pratiquait l'anthropophagie, les preuves ont été trouvées sur les restes d'ossements humains trouvés en Espagne. Mais si 800 000 peut paraître éloigné, la culture Européenne dans l'antiquité avait mis souvent des actes d'anthropophagie devenus des mythes. Cronos mangeant ses enfants, le cyclope Polyphème qui voulait dévorer Ulysse et ses compagnons ou encore le peuple anthropophage des Lestrygons également dans l'Odyssée d'Homer.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Selon Hérodote, historien du Ve sicèle avant JC. plusieurs peuples (les Massagètes, les Padéens, les Issédons, les Scythes ou encore les Thraces), avaient dans leurs traditions funéraires des rites nécrophages ou bien sacrifiaient leurs vieillards et leurs malades avant de les faire cuire pour les manger. Si nous sommes dans le mythes, pour des anthropologues comme Robert Graves, ces mythes n'émanent pas du néant et tireraient leur origine des pratiques anciennes des peuples anthropophages européens contre qui les grecs ont du se battre.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Au Moyen Age le cas de Maarat Enou'man est illustratif de la pratique cannibale en tant qu'acte de guerre. Cette ville de Syrie se trouvait sur le chemin des croisés qui allaient en Palestine. En 1098 après le siège de la ville les croisés ont pu entrer à Maarat Enou'man. De nombreux historiens se fondant sur des sources concordantes (chrétiennes et musulmanes) ont établi que les croisés se sont nourris de chaire humaine. Un chroniqueur Raoul Caen écrit « À Maarrat, les nôtres faisaient bouillir des païens adultes dans des marmites, ils fixaient les enfants sur des broches et les dévoraient grillés ». De toute évidence les pratiques cannibale ont existé sur toute la planète qu'elles aient été exprimé en tant que rite religieux ou comme acte de survie ou expression de la haine.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;A.E.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Débats du 20 au 27 janvier 2010 (édition en kiosque)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;br /&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");&lt;br /&gt;document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;br /&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;br /&gt;try {&lt;br /&gt;var pageTracker = _gat._getTracker("UA-15219011-1");&lt;br /&gt;pageTracker._trackPageview();&lt;br /&gt;} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-5331314119444149356?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/5331314119444149356/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2010/01/racisme-anti-africain-la-tele.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/5331314119444149356'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/5331314119444149356'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2010/01/racisme-anti-africain-la-tele.html' title=''/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1nxd0Yz_CI/AAAAAAAAAJ8/hZBDg3OXU3U/s72-c/amine+titi+clip.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-3932441507556566514</id><published>2010-01-17T02:17:00.000-08:00</published><updated>2010-01-17T02:24:55.085-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1LlBL72vtI/AAAAAAAAAIg/k1ShRhR-jNM/s1600-h/scn+corp.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 282px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1LlBL72vtI/AAAAAAAAAIg/k1ShRhR-jNM/s320/scn+corp.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5427652309481340626" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:8;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;color:#3366cc;"&gt;             &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;             &lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:8;"&gt;&lt;a name="2"&gt;             &lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: arial;font-size:100%;" &gt;Hystérie sécuritaire après un attentat raté&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: arial;font-size:100%;" &gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 0, 0);font-size:180%;" &gt;Pourquoi pas un              scanner pour connaître vos pensées les plus intimes ?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-style: italic; font-family: arial;" dir="ltr" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-style: italic; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Un déploiement de              scanners comme un déploiement de force. L'objectif : contrer les              tentatives d'attaques terroristes contre les avions au lendemain de              l'attentat manqué du 25 décembre dernier. Un des moyens préconisé,              un scanner qui déshabille les passagers.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ce n’est pas un              gadget pour pervers. Ce n’est pas des lunettes à rayon X comme on en              vendait dans les années 70. Il s’agit d’un scanner qui interprète la              réflexion d’ondes millimétriques. Cette technologie permet de voir              si sous les vêtements se trouvent des dispositifs particuliers ou              des armes. Une incursion dans l’intimité que permet la technologie              au nom de la préservation de la sécurité. Une incursion dans              l’intimité avant des actes supposés sur des présumés coupables. Et              si pour plus d’efficacité, on essayait de percevoir l’intimité des              pensées et de scruter les cerveaux avant que les gens ne passent aux              actes ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Cela n’a rien de              la science-fiction. Des chercheurs britanniques ont indiqué dans un              article publié au mois de mars dernier que l’on pouvait déduire ce              que des individus voyaient dans un environnement virtuel en              analysant l’activité de leur cerveau. Il ne s’agit pas de savoir si              le cerveau est en activité, cela on sait le faire depuis longtemps,              mais bien de «voir» ce que des gens voient dans leur cerveau et              «lire leurs pensées» grâce à des techniques d’imagerie médicale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;L’étude concernait              l’hippocampe, cette petite zone du cerveau située derrière les              tempes. Théoriquement, on le sait depuis longtemps aussi,              l’hippocampe collabore dans le rappel des souvenirs et dans la              prévision et la visualisation d’événements futurs. Il est aussi              partie prenante dans la représentation et l’orientation dans              l’espace qui entoure l’individu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les chercheurs du              Centre Wellcome Trust de neuro-imagerie (University College de              Londres), c’est là où cela s’est passé, ont examiné l’activité des              neurones de l’hippocampe en mettant des sujets dans des réalités              virtuelles où ils devaient «se déplacer». En explorant cet espace              prédéfini, les scientifiques, à l’aide de l’imagerie par résonance              magnétique à haute résolution, analysaient le cerveau des sujets, et              plus attentivement leur hippocampe. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Quand la              médecine s’en mêle&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;La technique              d’imagerie par résonance magnétique est connue dans le monde              médical. Elle permet de mesurer les changements du flux sanguin dans              le cerveau et permet ainsi une évaluation de l’activité des cellules              nerveuses.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;En s’intéressant              singulièrement aux «cellules de lieu» de l’hippocampe, ces neurones              spécialisés dans la détection de ce qui environne les individus et à              l’aide d’un programme informatique, les données sur l’activation de              l’hippocampe qui ont été ainsi recueillies ont été ensuite              analysées, en rapport avec les lieux visités par les sujets.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;En regardant les              données du cerveau, les chercheurs ont pu prédire exactement où les              sujets étaient situés dans l’environnement virtuel. Les              scientifiques ont pu «lire» la mémoire spatiale des sujets.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Cette découverte a              permis de déduire des informations précises à partir de l’activité              cérébrale indiquant que les informations spatiales sont archivées              dans l’hippocampe de manière déterminée, et qu’il existe un modèle              dans le codage des souvenirs. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Un codage de              l’information dans l’hippocampe, c’est cela la véritable découverte.              On indique toutefois que cette étude ouvre des voies intéressantes              dans la compréhension des maladies neurodégénératives telles que              l’Alzheimer. On souligne aussi que c’est une avancée, certes              modeste, mais réelle dans la lecture de l’esprit, puisqu’en              observant seulement l’activité des neurones, les chercheurs ont été              capables de dire à quoi pense le sujet.  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;C’est probablement              un aspect que ne manqueront pas de voir les développeurs de systèmes              de sécurité. Les résonnances des ondes magnétiques, les rayons X,              étaient également, dans un premier temps, utilisés à des fins              d’imagerie médicale et étaient censées apporter du bonheur à              l’humanité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Evolution              régressive&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;L’évolution des              technologies a permis de développer des moyens pour mieux              appréhender les menaces et les questions de sécurité. Dans ce              domaine, nous sommes allés très loin même si on peut comprendre que              le bonheur de l’humanité tient aussi à la maîtrise des menaces qui              planent sur les têtes des humains.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;On peut aussi              digresser longtemps sur les moyens que la technologie a permis de              développer pour assurer la sécurité des uns tout en menaçant celle              des autres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Une arme de              dissuasion nucléaire est aussi une menace nucléaire, faut-il le              préciser. Sans s’égarer, on peut toutefois voir clairement la dérive              de ces moyens développés pour justement protéger les individus et              même préserver leur liberté tout en ayant accès à leur intimité –              pour le moment uniquement, mais on voit bien que les choses              s’accélèrent – sans que l’on ne voit des intellectuels et des              leaders d’opinion hurler au scandale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Aujourd’hui, les              remises en question sont bien timides. Le débat avait certes déjà eu              lieu en Europe en 2008. On prévoyait déjà l’installation de scanners              corporels à titre expérimental. Cette fois, il semble qu’il y a              urgence à les installer dans le plus grand nombre d’aéroports              européens – aux Etats-Unis c’est déjà fait – en attendant de voir              cette condition posée par les organisations de l’aviation civile.              Cela porte un risque, celui de voir les avions de certaines              compagnies interdits d’atterrissage dans certains aéroports faute              d’avoir installé des scanners corporels aux aéroports de départ.              Verra-t-on des fondamentalistes refuser de prendre l’avion pour ne              pas avoir à exhiber leur «a’oura» à des agents de l’ordre ? Ou bien              est ce que «al hadja» la nécessité, ce laisser-passer dogmatique, va              permettre de voir ces scanners s’installer partout ? En Europe, un              certain nombre d’organisations, considérées pour certaines comme des              réunions de hurluberlus des droits de l’homme, ont commencé à lancer              des pétitions indiquant que  ces scanners corporels vont grever les              budgets publics tout en soulignant que l’efficacité de ces appareils              n’est pas  encore démontrée. Pour eu, il s’agit d’une dévrive              sécuritaire du même acabit que celle observée avec la              vidéosurveillance généralisée ou le stockage de données privées. En              fait, il s’agit de mettre dans la balance l’impératif sécuritaire              d’une part  et la dignité, l’intégrité physique ainsi que le respect              de la vie privée de l’autre. Cela fait pencher la raison d’un côté              évidemment, mais est-ce suffisant ? On dénonce également le peu              d’informations sur l’impact sur la santé humaine des radiations              émises par les scanners. Dans le même temps, ces appels sont bien              timides et on se rend bien compte que ce sont les gouvernements  et              les élus dans les démocraties qui doivent s’opposer à l’installation              de ces scanners. En attendant, même le débat autour de ces appareils              n’a pas encore commencé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et puis, on le              sait bien, lorsqu’on se met à parler de sécurité, la place du débat              devient plutôt congrue. Et comme c’est pour le bien de tous… alors,              pourquoi débattre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Amine              Esseghir&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;Pour plus de              détails sur les études sur l’hippocampe, Demis Hassabis et ses              collaborateurs détaillent leurs travaux dans l’article «Decoding              Neuronal Ensembles in the Human Hippocampus», publié le 12 mars 2009              dans la revue Current Biology. http://www.cell.com/current-biology/abstract/S0960-9822(09)00741-6&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; font-family: arial;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:8;"&gt;&lt;a href="http://www.lesdebats.com/editionsdebats/130109/monde.htm#2"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Les Débats du 13 au 19 janvier 2010&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-3932441507556566514?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/3932441507556566514/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2010/01/hysterie-securitaire-apres-un-attentat.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/3932441507556566514'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/3932441507556566514'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2010/01/hysterie-securitaire-apres-un-attentat.html' title=''/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1LlBL72vtI/AAAAAAAAAIg/k1ShRhR-jNM/s72-c/scn+corp.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-5971025431612560252</id><published>2010-01-01T09:38:00.000-08:00</published><updated>2010-01-01T09:45:03.116-08:00</updated><title type='text'>Pour se souvenir de Ghaza</title><content type='html'>Il y a un an des Palestiniens se faisaient tuer en direct. Vingt deux jours plus tard on entendait un président Egyptien, dans une mauvaise comédie de café théâtre, appler les Israéliens à cesser immédiatement leur agression. Immédiatement, après 22 jours de martyr et 1300 morts dont la moitié n'étaient que des enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Cessez-le-feu à Ghaza&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;«Fawran», la mauvaise comédie égyptienne&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La fin provisoire d’un massacre de dizaines de Palestiniens de la bande de Ghaza, retransmise quasiment en direct sur quelques télévisions arabes, aura pris fin comme dans une pièce de théâtre macabre. Il aurait fallu, semble-t-il, un simple discours et un coup de téléphone pour en finir avec le cauchemar.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président égyptien Hosni Moubarak a appelé Israël samedi, soit 22 jours depuis le début de l’agression israélienne à cesser «fawran» (immédiatement) ses opérations militaires et à retirer ses troupes de la bande de Ghaza. «J'exige d'Israël aujourd'hui qu'il arrête immédiatement ses opérations militaires. J'exige de ses dirigeants un cessez-le-feu sans conditions et j'exige un retrait total des troupes israéliennes de la bande de Ghaza», a tonné un raïs visiblement irrité. Aussi simplement et en des termes clairs, l’appel égyptien aurait été immédiatement entendu par le Premier ministre israélien Ehud Olmert qui a annoncé le cessez-le-feu unilatéral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Question à 1 300 morts : si c’était aussi simple que cela, pourquoi n’y a-t-on pas pensé tout de suite après les premiers bombardements ? Pourquoi a-t-on attendu 22 jours, 1 300 morts dont près de 500 enfants, des milliers de blessés, des villes entièrement dévastées, pour arrêter le massacre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réaction égyptienne intervenait en fait après la signature vendredi sans l’Egypte, principal concerné, d’un accord entre la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et la chef de la diplomatie israélienne Tzipi Livni, devant permettre la lutte contre la contrebande d'armes vers la bande de Ghaza. Des armes qui viendraient à travers les tunnels qui relient Ghaza à Rafah en Egypte. Un accord dénoncé immédiatement par Ahmed Abou El Gheit, ministre égyptien des Affaires étrangères, indiquant que l’accord n’engage que ses signataires. Colère légitime des Egyptiens qui jusque-là ont joué les intermédiaires compréhensifs, facilitant l’action d’Israël, tout en offrant, il est vrai, une porte de sortie et un moyen de communiquer à un mouvement Hamas isolé. Pourtant, le pouvoir égyptien était remercié de la plus vile manière, en le considérant comme quantité négligeable et sur le territoire duquel on se permet d’échafauder des plans d’intervention militaires, écornant ainsi sérieusement sa souveraineté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Preuve des raisons de la colère du président égyptien : «L'Egypte n'acceptera jamais aucune présence étrangère d'observateurs sur son territoire. Je dis que c'est une ligne rouge que je n'ai pas permis, et ne permettrai pas qu'on franchisse». Là, ce n’est même plus la ligne rouge qui est franchie mais quasiment un acte de mépris outrageant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au moment où se met en colère le raïs, le mal est déjà fait. Les Palestiniens ne cessent de compter leurs morts, notamment les enfants. Ils constatent que l’armée israélienne s’est permis l’usage d’armes inconnues jusque-là qui aveuglent les enfants. Le plan de cessez-le-feu égyptien provisoire de dix jours, le temps de négocier les dispositifs de sécurité aux points de passage de la bande de Ghaza destinés à empêcher l'entrée d'armes dans le territoire n’est même plus d’actualité. Les Israéliens avec qui il coopère viennent de lui faire un enfant dans le dos, considérant le territoire égyptien terrain d’opérations où ils peuvent se déployer avec les Américains. Faisant fi des déclarations égyptiennes qui indiquaient que les armes ne transitaient pas par l’Egypte, mais arrivaient plutôt aux militants du Hamas par la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel discrédit, quel affront alors que les Egyptiens se sont démenés comme de beaux diables pour aider les Israéliens à maintenir leur blocus sur Ghaza, ont tout fait pour faire échouer le Sommet arabe de Doha, ont fermé les passages de Rafah, étouffant l’autorité du Hamas et les Palestiniens avec, ont interdit l’entrée des aides humanitaires qataries à Ghaza, ils se voient récompensés par le déni de souveraineté sur leur propre territoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel crédit donner alors au coup de colère du président Moubarak ? Il a arrêté le massacre quand des voix se sont élevées au sein même d’Israël pour dire qu’il fallait s’arrêter. Il est allé contre l’opinion et la colère de la rue en Egypte quand les Egyptiens exprimaient eux aussi leur colère et leur ressentiment contre ce qui se passait à Ghaza. Il est intervenu quand les observateurs les moins avertis prédisaient que l’agression israélienne prendrait fin quelques heures avant la prise de fonction du président Obama à Washington.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exiger d’Israël d’arrêter «fawran» ses opérations militaires à Ghaza était-il la meilleure des choses à dire à ce moment-là ? Certes, Ehud Olmert a annoncé quelques heures plus tard le cessez-le-feu unilatéral israélien, mais personne n’est dupe, pas même les hôtes illustres de l’Egypte à Charm El Cheikh.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernier tableau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse des chefs d’Etat européens à l’invitation du président égyptien ne s’est pas fait attendre. Sans autre souci pour les moyens logistiques nécessaires à la tenue d’un tel sommet, sans prendre le moindre risque dans une zone qui a connu déjà un attentat meurtrier il y a à peine trois ans, le sommet de Charm  El Cheikh s’est ouvert, coprésidé par les présidents égyptien et français. Etait-ce la moindre des politesses de la part des alliés d’Israël de venir soutenir un chef d’Etat qui a été critiqué, houspillé ? Il est vrai que dans le lot des chefs d’Etat, le président turc Abdullah Gül était présent, il représente un pays qui reconnaît certes Israël, mais  qui n’a cessé de condamner l’agression israélienne à Ghaza.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«L'Egypte a été critiquée mais a bien travaillé », a indiqué le président Sarkozy. Difficile de comprendre ce que veut dire le président français. Son propre ministre des Affaires étrangères s’était indigné en voyant Israël bombarder des hôpitaux, des écoles dépendant de l’ONU et un immeuble abritant des organes de presse. En quoi l’Egypte a bien travaillé alors ? En n’empêchant pas Israël de commettre son massacre de Rafah à huis clos ? En évitant la naissance d’un front du refus arabe face à l’agression israélienne ? En appelant après 22 jours à un cessez-le-feu immédiat ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le chef d’Etat égyptien savait être aussi efficace et bien travailler, il aurait pu faire cesser le massacre à Ghaza dès le déclenchement de l’offensive israélienne barbare, voire l’empêcher, puisque programmée de longue date et l’Egypte en était avertie. Les parents des enfants palestiniens assassinés à Ghaza lui en auraient certainement aussi rendu grâce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amine Esseghir&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lesdebats.com/editionsdebats/210109/evenement.htm#3"&gt;&lt;br /&gt;Les Débats&lt;/a&gt; du 21 au 27 janvier 2009&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-5971025431612560252?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/5971025431612560252/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2010/01/pour-se-souvenir-de-ghaza.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/5971025431612560252'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/5971025431612560252'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2010/01/pour-se-souvenir-de-ghaza.html' title='Pour se souvenir de Ghaza'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-3478838769099467825</id><published>2009-12-12T01:13:00.000-08:00</published><updated>2009-12-12T01:27:57.747-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chrétienneté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Islam'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tolérance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Suisse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Reflexion'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='minarets'/><title type='text'>Persécutions</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:8;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Un vieux papier (il date de juin 2008) qui rappel que le combat contre la bêtise est universel. Au moment où on interdit les minarets en Suisse au nom de la démocratie, au risque de réveiller pas mal de vieux démons, nous avons nous aussi interdit des clochers... Enfin pas exactement, mais nos gouvernants ont bien persécuté des chrétiens au nom de la loi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Pratiques des rites religieux&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:130%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);font-family:Verdana;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:8;" &gt;A-t-on besoin              d’une telle loi ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;           &lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:8;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Par quel espèce de              pirouette sommes-nous passés de l’application de la loi contre le              prosélytisme à ce qui ressemble à un procès moyenâgeux pour              apostasie ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;"&gt;             &lt;span style="font-family:Verdana;font-size:100%;"&gt;Habiba Kouider,              dont le procès est en attente de compléments d’informations, serait              poursuivie en vertu de la loi de mars 2006. Celle-ci comporte une              série de mesures administratives et des sanctions pénales à              l’encontre de qui «incite, contraint ou utilise des moyens de              séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion              (...), fabrique, entrepose ou distribue des documents imprimés ou              métrages audiovisuels ou tout autre support ou moyen qui visent à              ébranler la foi musulmane» ou qui exerce un culte autre que musulman              «en dehors des édifices prévus à cet effet et subordonne              l’affectation des édifices pour l’exercice du culte à l’obtention              d’une autorisation préalable». Le texte crée également une              commission nationale des cultes chargée de donner "un avis préalable              à l'agrément" des associations à caractère religieux et à              l'affectation d'un édifice à l'exercice du culte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;"&gt;             &lt;span style="font-family:Verdana;font-size:100%;"&gt;Cette loi est              sensée lutter contre le prosélytisme, mais elle avait suscité au              moment de son adoption des craintes, notamment de l’église              catholique, alors qu’un représentant de monseigneur Tessier              déclarait à l’AFP, en mars 2006, que «cette loi n'est pas très              rassurante. Dans la formulation nous ne sommes pas très satisfaits.              Des gens mal intentionnés peuvent en faire un usage abusif». Des              craintes fondées dans la mesure où le premier procès religieux qui              aura défrayé la chronique aura été celui d’un prêtre catholique,              condamné par le tribunal d’Oran à un an de prison avec sursis pour              avoir «célébré un rite dans un lieu non reconnu par le              gouvernement». Selon l’ancien archevêque d’Alger, monseigneur Henri              Teissier, «ce qui surprend le plus est que la condamnation a été              émise parce que le prêtre avait rendu visite à un groupe de              chrétiens du Cameroun : il n’avait pas célébré de messe, il avait              seulement prié avec eux, le 29 décembre 2007, juste après Noël».             &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;"&gt;             &lt;span style="font-family:Verdana;font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Contre qui ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;"&gt;             &lt;span style="font-family:Verdana;font-size:100%;"&gt;Persécution, le              mot est dit. Mais persécution de tous les chrétiens sans              distinction, serait-on tentés de croire puisque dans un autre cadre,              mais au même moment, le pasteur Hugh Johnson, qui vivait en Algérie              depuis plus de 45 ans et qui a été pendant plusieurs décennies le              président de l’église protestante algérienne, s’est vu refuser le              renouvellement de son titre de séjour début mars et a dû quitter le              pays.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;"&gt;             &lt;span style="font-family:Verdana;font-size:100%;"&gt;Pourtant, lors de              la promulgation de la loi de 2006, les doigts étaient pointés vers              les actions de prosélytisme. Sans le dire, on regardait vers les              églises évangéliques qui, au-delà de la religion, proposeraient              visas, argent et autres cadeaux en nature pour séduire des              musulmans, apparemment à la foi chancelante et aux besoins sociaux              économiques impérieux, qui seraient finalement assez nombreux pour              obliger les pouvoirs publics à promulguer une loi dans un souci de              préservation de l’ordre public.   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;"&gt;             &lt;span style="font-family:Verdana;font-size:100%;"&gt;La bonne foi de              Abderrahmane Chibane, président de l’association des ulémas, ne peut              être remise en question à ce propos alors qu’il déclarait à El Watan,              en mars 2007, que les investigations des membres de son association              dans différentes wilayas «ont démontré que l’église évangélique              applique des méthodes qui doivent susciter la réaction de services              de sécurité (…). Cette église ne peut suivre une vraie voie              catholique ou protestante, quoi qu’elle se déclare protestante. Les              missionnaires évangéliques nord-américains qui visitent l’Algérie              pour rejoindre leurs amis dans les wilayas appartiennent tous aux              groupes de néo-conservateurs… L’église évangélique cible la Kabylie,              supposée être le maillon faible, Aïn Sefra, Sidi Bel Abbès,              Mostaganem, Oran pour leur prétendue mentalité espagnole et              française, puis le Sahara en se basant sur Timimoun et Tamanrasset…              Nous avons des exemples répétés dans toutes les régions du pays              visées par l’église évangélique».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;"&gt;             &lt;span style="font-family:Verdana;font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Péril en la              demeure ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;"&gt;             &lt;span style="font-family:Verdana;font-size:100%;"&gt;Déclaration assez              péremptoire alors que l’on sait que le monde évangélique,              aujourd'hui, est une véritable mosaïque. La diversité qui y règne              est à l’image des firaq en islam et entre autres reproches que l’on              doit faire à la loi, c’est qu’elle manque de préciser les détails.              Effectivement, au-delà des églises évangéliques qui peuvent faire              usage de moyens pas très «catholiques» pour convaincre des brebis              musulmanes égarées, il y a aussi un tas de sectes ou de mouvements              spirituels qui peuvent agir dans le cadre de l’application de la              clause sur la liberté de conscience inscrite dans la Constitution.              Dès lors, on voit bien que la loi veut agir sur les aspects              matériels de ce qui pourrait constituer une manipulation des esprits              et cela devient insuffisant et même provoque des errements              préjudiciables à l’image du pays. Effectivement, comble du paradoxe,              il aura fallu qu’au nom d’une loi républicaine, on aille intenter              des procès en apostasie alors que rien dans les lois algériennes              n’interdit en principe le choix libre de sa foi.   &lt;/span&gt;             &lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;"&gt;             &lt;span style="font-family:Verdana;font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Amine Esseghir             &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;"&gt;             &lt;span style="font-family:Verdana;font-size:100%;"&gt; &lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;"&gt;             &lt;span style="font-family:Verdana;font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Les églises              évangéliques et le monde arabe&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;"&gt;             &lt;span style="font-family:Verdana;font-size:100%;"&gt;Selon le              politologue français Charles Saint-Prot, grand connaisseur du monde              arabe et musulman - il fut ami de Michel Aflaq – l’action des              églises évangéliques dans les pays arabes se présente sous un triple              aspect. D’abord une propagande anti-musulmane qui dispose de moyens              considérables et qui vise à accuser les musulmans de tous les maux              de la terre. Pour lui, les évangéliques sont les premiers à              organiser, en liaison avec les néoconservateurs américains, connus               pour leur engagement pro-israélien, des campagnes visant à assimiler              l’islam au terrorisme, donc à «l’axe du mal». Le premier terrain de              cette propagande serait, selon Saint-Prot, l’Arabie saoudite contre              laquelle ils poursuivent une propagande inlassable tout en              encourageant certaines confréries, des sortes de sectes d’obédience              musulmane donc, à semer la division religieuse au sein du royaume.             &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;"&gt;             &lt;span style="font-family:Verdana;font-size:100%;"&gt;Ensuite,              l’instrumentalisation des communautés chrétiennes arabes est en              action au Liban, en Palestine, en Syrie, en Irak.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;"&gt;             &lt;span style="font-family:Verdana;font-size:100%;"&gt;Enfin, pour lui,              la conversion des musulmans est l’aspect le plus spectaculaire de              l’activité des évangéliques. Pour lui, il ne fait aucun doute que              l’évangélisation de communautés musulmanes dont les origines              ethniques peuvent suscité des projets sécessionnistes et anti-arabes              chez les Kurdes d’Irak et de Syrie, en Kabylie ou dans les régions              berbérophones au Maroc, tiennent de cette dimension.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;"&gt;             &lt;span style="font-family:Verdana;font-size:100%;"&gt;Il faut savoir que              depuis 1947, de nombreux dirigeants militaires et politiques              américains, dont les Bush, appartiennent à un groupe évangélique,              secret apparemment, dit «la famille». Cette organisation s’était              alliée au Vatican, en Amérique latine, contre les théologiens de la              libération, elle conduirait aujourd’hui, selon Saint-Prot, une              double offensive contre les catholiques et contre les musulmans.              Selon de nombreuses analyses jugées certes exagérées, «la famille»              fournit désormais le principal encadrement politique aux États-Unis,              et étendrait son influence dans le monde via ses missionnaires.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:8;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a href="http://www.lesdebats.com/editionsdebats/040608/Dossier.htm#2"&gt;Les Débats&lt;/a&gt; du 4 au 10 juin 2008&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-3478838769099467825?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/3478838769099467825/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/12/un-vieux-papier-il-date-de-juin-2008.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/3478838769099467825'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/3478838769099467825'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/12/un-vieux-papier-il-date-de-juin-2008.html' title='Persécutions'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-4238731308783745696</id><published>2009-11-13T02:55:00.000-08:00</published><updated>2010-01-02T14:55:30.672-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cezayir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='coup d&apos;éventail'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Prise d&apos;Alger 1830'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='De Bourmont'/><title type='text'>Le jour où la France a envahi Alger</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sv082xcdBSI/AAAAAAAAAH8/bXPj0K40xLU/s1600-h/Bombardementd_alger-1830.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 206px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sv082xcdBSI/AAAAAAAAAH8/bXPj0K40xLU/s320/Bombardementd_alger-1830.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5403542039597745442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 15px;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;L'attaque de l'&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy-Victor_Duperr%C3%A9" title="Guy-Victor Duperré" style="text-decoration: none; background-image: none;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;amiral Duperré&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; lors de la prise d'Alger en 1830&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;A l’origine du 1er novembre 1954&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:large;"&gt;L’invasion d’Alger en juin 1830&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;font-size:16;" &gt;&lt;i&gt;L'histoire officielle veut que ce soit le coup d'éventail – un chasse-mouches en fait – asséné par le Dey Husseïn au consul de France Deval qui fut à l'origine de la prise d'Alger.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deval venait présenter ses hommages à l’occasion de l’aïd Esseghir au dey alors que le roi d’Alger s’impatientait de voir la France honorer une vieille dette liée à des livraisons de blé trente ans auparavant*. En fait, si l’histoire se résumait aussi simplement, on se demanderait comment d’aussi honorables militaires et politiques ont pu commettre ce qu’ils ont commis en Algérie dès qu’ils ont pu envahir Alger. C’est consternant. Tous les témoins crédibles de l’époque et les historiens sérieux d’aujourd’hui indiquent que les prétextes trouvés pour envahir Alger se multipliaient au gré des discours. Tantôt c’était pour laver l’honneur bafoué d’un diplomate, tantôt c’était pour redonner du prestige au trône brinqueballant de Charles X. On expliquait même parfois que la conquête de l’Algérie, Etat lointainement vassal de la sublime porte, affaiblirait la Turquie ottomane et permettrait même de créer un grand Etat arabe sous la domination d’un roi d’Egypte totalement soumis à la France. Il reste que les visées coloniales sont bien réelles et, plus grave que cela, seule la rapine motivait les soldats et leurs sponsors de l’époque. La prise d’Alger ne fut pas une promenade de santé. Loin d’être une mince affaire, elle avait été menée seize fois auparavant, dont six menées par la marine française et qui se sont soldées par de cuisantes défaites. Celle de 1830 n’en était pas moins dépourvue de risques, d’où le choix compliqué de Sidi Fredj (prononcé alors par les français Sidi Ferruch). On décida de mettre les moyens cette fois-ci. Ce n’était pas moins de 37 600 hommes qui avaient été réunis dans leurs cantonnements aux environs de Toulon et de Marseille. Pour donner toute la dimension historique à l’événement, on compta au nombre des conquérants des poètes, des écrivains, des comédiens de théâtre. On embarqua même une imprimerie qui publia dès que l’armée débarqua sur la plage de Sidi Fredj le premier numéro du journal «l’estafette d’Alger». On rassembla également 4500 chevaux, 91 pièces d’artillerie. L’armée était dirigée directement par le général de Bourmont, ministre de la guerre et la flotte était commandée par l’amiral Duperré. Et quelle flotte ! C’était plus de 600 bâtiments, dont 103 navires de guerre divisés en trois escadres et on comptait sept bâtiments à vapeur, avisos et remorqueurs de faible tonnage. Pour les historiens de la marine, l’expédition d’Alger fut certainement le dernier exploit de la marine à voile. Un tel déploiement de forces allait prendre aussi du temps. L’embarquement des troupes commença le 11 mai 1830 et elles prirent le départ le 25 du même mois. Au bout de cinq jours de mer, les navires arrivèrent en vue de la côte d’Afrique, mais faute de vent favorable, la flotte dut se replier sur les Baléares jusqu’au 9 juin, et ce n’est que le 12 qu’Alger apparut à la vigie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi Sidi Fredj ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Attaquer Alger par la mer ne rimait à rien. C’est à peine si on maintenait un blocus, plus contraignant pour les marchands que véritablement utile sur le plan politique ou militaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans sa «Relation de l’expédition d’Afrique en 1830 et de la conquête d’Alger» un certain Edouard Ault-Dumesnil raconte : «L’histoire avait été interrogée, et ses réponses, que les adversaires du projet alléguaient sans cesse pour prophétiser l’anéantissement inévitable de la flotte et de l’armée expéditionnaire, offraient, à qui savait les y voir, les plus précieuses instructions et toutes les garanties de succès moralement désirables (…)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dès 1829, le ministre de la guerre fit rechercher tous les documents historiques et statistiques qu’on put trouver dans nos dépôts d’archives et dans nos bibliothèques. Celui qui rapporte ici ce fait a été employé à ce travail. L’ouvrage de l’Anglais Shaw et celui du consul américain Shaler fournirent des notions qui méritaient d’être recueillies. Mais la stratégie n’avait de guide que la reconnaissance générale de la ville, des forts et batteries d’Alger, présentée au ministre de la Marine Decrès, en 1808, par le chef de bataillon du génie Boutin. L’exactitude qui distingue le travail de cet officier intelligent et la sagacité de ses explorations, faites en 1806 et 1807, ont été utiles. Il indiquait la presqu’île de Sidi-Ferruch comme le point où devait être opéré le débarquement. On suivrait de là, disait-il, un chemin d’une pente presque imperceptible, tout à la fois éloigné de la vue des forts et de la plaine, où la cavalerie est à craindre, et qui conduit droit à l’emplacement du camp et du point qu’il faut attaquer le premier. La raison de la nouveauté est encore à mettre en ligne de compte. Plusieurs tentatives ont été faites et ont échoué dans la rade ; il faut donc s’adresser ailleurs. Les Turcs sont routiniers et superstitieux; ils ne manqueraient pas de dire : on voit bien que ce sont des Français, ils ne s’y prennent pas comme les autres. II ajoutait : «Le château de l’Empereur est le point dominant de toutes les fortifications. C’est donc le château de l’Empereur qu’il faut attaquer le premier ; on pourra de là battre la ville.»&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et les Turcs dans tout cela ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les chroniqueurs de l’armée française rendaient compte de l’étonnement des militaires devant la faiblesse de la résistance des forces armées locales, notamment turques.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans «Histoire des colonies françaises», un livre rare édité en 1930, on peut lire que l’ennemi n’opposa qu’une très faible résistance ; au consul des États-Unis qui s’étonnait qu’il laissât ainsi débarquer tranquillement l’armée ennemie, Hussein répondit que c’était afin de la détruire plus facilement. Une vue de l’esprit, car si tant est que le Dey ait dit cela, il n’ignorait pas que les Turcs, lui en tête, étaient plutôt occupés par les intrigues de palais.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Finalement, ceux qui pouvaient défendre la ville, le dey Husseïn notamment, étaient impuissants à le faire et les autres voyaient d’un œil intéressé cette occupation française si elle favorisait leurs ambitions. C’est Hamdan Khodja, témoin inespéré de cette période, qui laissa un livre fort intéressant, «le miroir», publié trois ans à peine après l’invasion française, qui a donné le seul point de vue algérien valable historiquement de ladite conquête.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De Bourmont avait bénéficié des machinations du Khaznadji Brahem, sorte de ministre des finances du dey qui espérait tout simplement devenir dey à la place du dey.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le chef militaire à même d’organiser une résistance effective, Yahia Agha, avait été destitué des suites d’un complot mené par le Khaznadji qui put faire nommer Ibrahim Agha, son gendre, à ce poste.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Yahia agha, agha des arabes, chef militaire en butte jusqu’en 1828 aux révoltes de Kabylie, avait été destitué puis exécuté sur la base de soupçon de trahison. Yahia Agha était chargé entre autres d’approvisionner les garnisons côtières en nourriture. Les comploteurs à la solde du Khaznadji introduisirent au moment de la livraison des produits avariés. Les protestations arrivèrent très vite aux oreilles du Dey. Yahia Agha était accusé de faussaire et Brahem Khaznadji expliqua que Yahia Agha voulait pousser les janissaires à la révolte. Il est vrai que le contexte de l’époque rendait le dey soupçonneux. Husseïn trop de fois averti des risques de complots que pouvait fomenter Yahia Agha décida que cette fois fut la bonne et le condamna à mort. Celui-ci fut étranglé avec un cordon de soie savonné comme le voulait la coutume turque.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un blocus maritime français avait réduit à néant la course, source de beaucoup de profits. L’interdiction du commerce des esclaves chrétiens avait aussi réduit considérablement les capacités d’enrichissement de la régence. Le paiement des soldes ne se faisait que sur le trésor de la régence, une fortune considérable mais qui n’était pas inépuisable. Il semble aussi que ce soit cette fortune qui fut la cause et la raison de l’invasion française et non un quelconque sursaut d’honneur après la dignité bafoué d’un consul que tous exécraient.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le dey qui ne croyait pas non plus au succès d’une invasion terrestre se sentait confiant grâce à ses quelques batteries de canon situées à l’ouest d’Alger. La prise de Staoueli ouvrit la porte de la route d’Alger alors qu’elle avait été abandonnée lâchement par Ibrahim Agha qui laissa au soldat français tapis, pièces d’ors, armes. Un butin qui avait aussi ouvert l’appétit au petits soldats venus en pillards autant qu’à leurs chefs qui lorgnaient sur le mythique trésor d’Alger.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les turcs abandonnant Alger laisseront quand même un poème devenu une célèbre chanson dans les environs d’Ankara sur les airs d’une musique très dansante de cette région de Turquie et qu’un certain Hasan Yelmaz ou Adem Aydach continuent de chanter de nos jours.** Une chanson en guise de souvenir d’une défaite et d’une inconséquence dont la musique n’a pas fini de nous chauffer les oreilles.&lt;/div&gt;&lt;i&gt;Par Amine Esseghir&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;In Les Débats du 28 octobre au  3 novembre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;* C’était le 30 avril 1827 à la veille de l’aïd de la fin du ramadhan que Deval se présenta à la Casbah pour saluer Hussein Pacha. A cette cérémonie très officielle où notables, militaires et consuls sont présents, Deval faisant montre d’une arrogance inhabituelle – c’était un homme connu surtout pour être un affairiste véreux et un diplomate trouble – demande au dey de prendre sous sa protection un navire du Saint-Siège arrivé qui mouillait au port d’Alger. Le dey avait indiqué que le consul demandait des choses sur des questions qui ne concernent pas la France et refuse dans le même temps de répondre aux lettres qu’il lui adresse. Hussein dey avait apostrophé Deval à propos d’une lettre écrite le 29 octobre 1826 au ministre des Affaires étrangères, le baron de Damas, et restée sans réponse.  Deval qui ne parlait pas très bien le turc répondit à Husseïn dans la langue des ottomans que son maitre, le roi de France, n’avait pas de réponse à faire «à un homme comme toi».&lt;br /&gt;Le ton monte, le dey, considérant les propos insultants, soufflette avec son chasse-mouches Deval et ordonne au consul de France de quitter la Casbah sur-le-champ. Dans les jours qui ont suivi, le gouvernement français demande à Deval de quitter Alger s’il n’obtient pas des excuses du dey Hussein, qui refuse de les lui présenter.&lt;br /&gt;La France déclare la guerre à la Régence le 15 juin 1827. Des navires bloquent l’accès du port d’Alger. Le dit coup d’éventail avait permis au consul de se sortir d’un guêpier dans lequel il s’était mis lui-même en promettant au dey d’Alger que la France honorerait des dettes contractées trente ans plus tôt auprès de la Régence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;**Voici un extrait du poème :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cezayir’in harmanları savrulur&lt;br /&gt;Savrulurda dört bir yana devrilir&lt;br /&gt;Cezayir anam canım Cezayir&lt;br /&gt;Sokokları mermer taşlı&lt;br /&gt;Güzelleride hilal kaşlı&lt;br /&gt;Cezayir Vay&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les tarares (sorte de jatte en palme tressée) d’Alger sont jetées en l’air&lt;br /&gt;Elles sont jetées et dispersées partout&lt;br /&gt;Alger ma mère, ma chérie Alger&lt;br /&gt;Tes rues de marbre&lt;br /&gt;Ont la beauté des sourcils en forme de croissant&lt;br /&gt;Ou la la Alger !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour écouter la chanson&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/GZuXE_I3muo&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/GZuXE_I3muo&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-4238731308783745696?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/4238731308783745696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/11/le-jour-ou-la-france-envahi-alger.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/4238731308783745696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/4238731308783745696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/11/le-jour-ou-la-france-envahi-alger.html' title='Le jour où la France a envahi Alger'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sv082xcdBSI/AAAAAAAAAH8/bXPj0K40xLU/s72-c/Bombardementd_alger-1830.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-8063305073275107522</id><published>2009-09-13T08:39:00.000-07:00</published><updated>2010-01-20T12:20:16.681-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ramadan Islam science astronomie société Algérie'/><title type='text'>Aïd et nouvelle lune... c'est le moment d'en parler</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Un article qui date de l'année dernière... mais en fait je récidive sur le sujet chaque année... la famille qui avance doit posséder un sacré sens de la persévérance.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-family: georgia;" name="9"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Astronomie et calendrier hégirien&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;strong  style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);"&gt;Musulmans au clair de lune&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1dlX9fmEeI/AAAAAAAAAJU/Dt561fTZxD8/s1600-h/croissant.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 213px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1dlX9fmEeI/AAAAAAAAAJU/Dt561fTZxD8/s320/croissant.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5428919338136900066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;strong style="font-family: georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em style="font-family: georgia;"&gt;Cette année encore, on a scruté le ciel et, mauvaise nouvelle, on le scrutera encore à la fin du mois. Pourtant, on pourrait se passer d’autant de peines, des calendriers précis existent.&lt;br /&gt;On a observé le ciel pour savoir quand débute le ramadhan, on le fera pour savoir quand il s’achèvera.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Al Battani, Al Birouni et Ibn Al Haytem doivent se retourner dans leurs tombes. Leurs coreligionnaires actuels ont cédé au diktat des ignorants. Ils ont réduit les musulmans à un amas de contemplatifs scrutant le ciel au crépuscule pour déterminer le début de leurs mois de jeûne. Ils se sont condamnés dès lors à l’incapacité de fournir au monde un calendrier précis et unifié. Aux Etats-Unis et en Europe, les musulmans ont décidé de passer outre l’observation physique. Ils ont établi un calendrier anticipatoire dont il est difficile de discuter la précision et la conformité avec les principes religieux qui fondent l’observation même du croissant lunaire. Sont-ils moins musulmans que les musulmans scrutateurs ? Certainement pas, ils sont même d’une rigueur exemplaire. Quiconque possède un minimum de culture religieuse sait ce que pèse la prise de décision du début de la pratique d’un des cinq piliers de l’islam.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il faut dire que cette problématique du calendrier qui anticipe les dates et qui les unifie pour les principaux rites musulmans a donné lieu à pas mal de débats, malheureusement restés sans suite. La question a été débattue lors de plusieurs sommets de l’Organisation de la conférence islamique (OCI). Les recommandations tendent certes à unifier les dates des rites musulmans. Mais on a préconisé à l’OCI justement de faire prévaloir l’observation physique du croissant pour décider du jour du début de Ramadhan, des mois de Choual et de Dhou el-hidja, hypothéquant pour un long moment la capacité des musulmans à unifier leur calendrier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Pourtant à l’image des musulmans en Occident, un ingénieur en télécommunications marocain, amateur d’astronomie, a écrit en 2005 un ouvrage particulièrement intéressant et novateur sur le Calendrier lunaire islamique unifié (CLIU).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: georgia;"&gt;Nuits blanches&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Djamel Eddine Abderrazik a démarré sa réflexion du fait qu’un calendrier lunaire dont les débuts de mois sont tributaires d’une observation effective et physique du croissant ne peut être considéré comme un véritable calendrier. Et à Abderrazik d’asséner une évidence : un calendrier a une dimension prévisionnelle fondamentale. Concernant l’observation. Celle-ci n’est valable et légale qu’en fonction de méthodes de légalisation qui diffèrent d’un pays à un autre. Cette situation fait qu’aujourd’hui, les musulmans ne jeûnent pas tous le même jour. Tous, à la veille de Ramadhan ou de l’Aïd, ne savent pas s’ils vont jeûner ou pas le lendemain. Quant aux différences, elles peuvent atteindre jusqu’à deux jours d’un pays à un autre. Abderrazik a ainsi revu tous les projets de calendriers unifiés et même certaines démarches particulièrement audacieuses – on  prévoyait de lancer un satellite d’observation du croissant de lune qui unifierait ainsi les dates des musulmans hors du territoire d’un Etat ou d’un pays. Il reste que le livre de Abderrazik conclut que sans recours au calcul, et au calcul seul, et sans volonté de consacrer le principe de «transfert de la visibilité» dans les conditions énoncées et sans l’adoption du système international du temps, les musulmans risquent d’attendre longtemps un calendrier lunaire islamique unifié. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Cette même approche emplie de bon sens, on la retrouve dans un article paru dans le quotidien saoudien Al Watan le lendemain du début du ramadhan de cette année. L’article mettait en évidence la déclaration du mufti d’Arabie saoudite qui autorisait l’utilisation des observatoires astronomiques dans l’observation du croissant de lune. L’auteur souligne que cette propension à faire admettre une manière de faire contre une autre (l’observation physique contre le calcul astronomique) n’est qu’une affirmation de positions. Dans le même temps, il souligne que le refus de se référer au calcul astronomique dans la mise en place du calendrier lunaire revient à ce que les musulmans se passent des calculatrices ou des ordinateurs dans leur vie quotidienne pour se conformer à la lettre du Coran. Al Watan saoudien soulignait aussi que la question de l’observation du croissant lunaire ne pouvait être traité du point de vue religieux. Les outils permettant d’observer le croissant de lune et le mouvement des planètes sont d’ordre purement scientifique et dès lors le religieux doit se faire aider par le scientifique tout comme le juge se fait aider par le médecin légiste pour prendre une décision de justice. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;L’observation de la naissance du croissant de lune, même si elle se déroule au coucher du soleil a procuré pas mal de nuits blanches à des scientifiques musulmans qui tentent de convaincre avec talent ceux qui résistent encore à l’implacable force des vérités scientifiques.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Mohamed Al Awsat Al Iyari est tunisien et consultant à la Nasa, aux USA. Il vient de passer trois ans à mettre au point un système d’observation de la naissance du croissant lunaire. Ce système compliqué et qui fait appel aux nouvelles technologies de l’image et aux réseaux de transferts de données sera opérationnel dans deux ans. Il devrait, selon son inventeur, mettre un terme aux polémiques qui minent toutes les initiatives qui tendent à unifier le calendrier musulman.  Le projet de Al Iyari a coûté 67 millions de dollars et a nécessité la validation du système par de nombreux spécialistes de renom à travers le monde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il demeure que la question est de savoir si le système n’est bon qu’à observer la naissance le croissant de lune. Car si tel est le cas, ce sera beaucoup d’efforts pour pas grand-chose car parfois, le simple bon sens suffit à dépasser des difficultés aussi délicates que l’unification des débuts des rites musulmans. Al Battani n’avait pas hésité autant que cela pour proposer un calendrier arithmétique au début du Xe siècle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong style="font-family: georgia;"&gt;Le simple bon sens&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Depuis deux ans l’Islamic Society of North America  (ISNA), se fondant sur les recommandations du Fiqh Council of North America, une des plus importantes – mais néanmoins indépendante –concentrations dans cette partie du monde d’érudits musulmans et de spécialistes de l’exégèse et des études islamiques, avait décidé de suivre les calculs astronomiques dans la détermination des mois lunaires en Amérique du Nord.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Cette année, l’ISNA récidive et il est heureux de voir que le European Council for Fatwa and Research établi à Dublin a publié le 28 août dernier un communiqué dans lequel il préconise de se référer aux calculs astronomiques dans l’anticipation des dates des mois de l’hégire notamment le début du mois de Ramadhan de Choual et de Dou el-hidja. Le communiqué souligne entre autres que «le calcul astronomique est une des science contemporaine qui a atteint un très haut degré de précision concernant le mouvement des planètes». Et tout en se reportant aux principes religieux, le communiqué indique que les calculs précisent justement quand débute le mois de ramadhan et dès lors le European Council for Fatwa and Research a décidé que le premier jour du mois de jeûne correspondait au 1er septembre 2008. ISNA a indiqué pour sa part que le 1er choual, jour de l’Aïd el fitr, conformément aux calculs, correspond effectivement au 1er octobre 2008.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;En Algérie, la seule certitude est qu’on observera le ciel au couchant le 29 septembre pour savoir quand débutera choual. Pourtant, c’est bien en Algérie que des astrophysiciens de renom, Nidhal Guessoum et Karim Meziane, ont établi un calendrier quadri-zonal au début des années 1990, assez précis pour proposer une unification des dates. Aujourd’hui des chercheurs musulmans, notamment Guessoum, proposent un calendrier bi-zonal tout à fait clair et simple à appliquer, qui se passe totalement du rite de la nuit du doute et permet de prévoir les dates des débuts des mois importants avec la précision nécessaire et la conformité indispensable à la règle religieuse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il ne reste en fait que la décision politique qui se passera de cette observation aujourd’hui désuète d’un point de vue scientifique et religieux mais n’est utile finalement que d’un point de vue politique, mais cela est une autre histoire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em style="font-family: georgia;"&gt;Amine Esseghir&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;p class="MsoNormal" dir="ltr"  style="margin: 0pt 7px; text-align: left;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;In &lt;a href="http://www.lesdebats.com/editionsdebats/100908/nation.htm#9"&gt;Les Débats&lt;/a&gt; du 10 au 16 septembre 2008&lt;span style="font-weight: 700;font-size:8pt;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" dir="ltr"  style="margin: 0pt 7px; text-align: left;font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-size:8pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" dir="ltr"  style="margin: 0pt 7px; text-align: left;font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-size:8pt;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" dir="ltr"  style="margin: 0pt 7px; text-align: left;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-size:8pt;"&gt;Bis repetita... en fait depuis 1991 je ne rate aucun ramadhan...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Observation du croissant de lune&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);font-size:130%;" &gt;Les Musulmans ont-ils la tête dans les étoiles ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le rite de la nuit du doute ne renseigne en aucune manière sur l'ampleur du débat qui secoue le monde musulman quant à la mise en place de calendriers prévisionnels.  Reste à savoir si les musulmans souhaitent réellement trouver d'autres méthodes pour prévoir les dates de leurs rites.  Le sondage susceptible de nous renseigner sur ce que veulent réellement les musulmans n'a pas encore été organisé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi 19 septembre, les Algériens sont scotchés devant leur petit écran. En prime time à la télévision algérienne, toutes chaines confondues, c’est la retransmission en direct de la réunion de la commission d’observation du croissant lunaire. La simplicité du décor comme l’humilité des présents sur le plateau ne renseigne en aucune manière sur l’importance phénoménale de l’événement qui se déroule sous les yeux de  millions d’Algériens. Effectivement, on espère l’annonce de la date de l’aïd el fitr.&lt;br /&gt;En attendant, on meuble. On parle du ramadhan, de l’école qu’il représente. C’est Bouzidi qui s’y colle devant des membres d’une commission, trop âgés pour se maintenir en alerte. Certain ont du mal à réprimer un bâillement. Enfin, l’annonce tant attendue arrive. Au bout d’un long communiqué qui maintient le suspens jusqu’à la dernière ligne, on apprend que suite à l’observation du croissant de lune à El Oued (comme d’habitude) l’aïd sera célébrée le lendemain, le dimanche premier jour du mois chawwal de l’an 1430 de l’hégire correspondant au 20 septembre 2009. On aurait presque entendu le « hourra » magnifique qui avait raisonné dans toutes les villes algériennes lors du match Algérie Zambie à la fin du laïus. Il n’en sera rien, mais il est certain que jamais dans l’histoire de la téléréalité on n’aura réussi un tel taux d’audience à si peu de frais.&lt;br /&gt;Mais est-ce que on attendait réellement ce communiqué pour savoir ? En fait, la déclaration officielle du jour de l’aïd venait confirmer les prévisions astronomiques qui depuis des semaines, voire des années avaient prédéterminées le jour de la naissance de la nouvelle lune. Le communiqué lui-même rappelle ces données scientifiques fondamentales. Pourtant, depuis des jours la presse ne cesse de souffler le chaud et le froid. Interrogeant scientifiques et devins, elle annonçât tantôt un aïd dimanche et tantôt un aïd lundi. Le pays entier est saisi par le « qalou » (ils ont dit) ce verbe dont le pronom renvoi à une entité non identifiée qui décide dans l’opacité la plus totale du destin de toute une nation. Qalou c’est dimanche, qalou c’est lundi. Néanmoins, si l’incertitude, totalement inexacte, est effectivement maintenue comme la caractéristique de toute la démarche dans la prévision du jour de l’aïd, on ne pourra jamais reprocher autant à la commission de l’observation du croissant qu’au ministère des affaires  religieuses et même à aucune institutions de l’Etat -  ceux qui disent, ceux qui ont « qalou » - le manque de transparence. La commission d’observation du croissant de lune palie finalement à un paradoxe structurel chez les  musulmans modernes. Alors que nous nous en remettons à la science pour notre santé ou pour construire nos maisons, nous refusons d’admettre la prévision des dates des rites importants. Mais est-ce que tous les musulmans en sont à cette situation complexe et schizoïde ? Ce n’est pas si sur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Leçon d’Amérique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Amérique du nord, l’Islamic Society of North America (ISNA) a décidé depuis 2006 de préciser les dates du début du ramadhan et de l’Aïd à travers un communiqué publié bien avant le début du mois de ramadhan. Ce même communiqué se réfère aux mêmes préceptes musulmans auxquels se réfèrent tous les musulmans de par le monde.&lt;br /&gt;Le communiqué en question est entériné par la déclaration du Fiqh Council of North America (FCNA) qui reconnaît que les calculs astronomiques sont valables du point de vue de la shari’ah pour déterminer le début des mois lunaires. C’est d’ailleurs grâce à cette prévision que les musulmans des Etats Unis du Canada et du Mexique peuvent prétendre à des congés au moment des fêtes importantes (l’aïd el fitr et l’aïd el adha) dans ces pays. Il faut dire que les musulmans d’Amérique sont d’une audace sans pareille. Zulfiqar Ali Saleh le président du Fiqh Conuncil of America a publié un livre fort intéressant à ce sujet. Sous le titre « the astronomical calculation and ramadan », ce docteur en théologie explique que la vision à l’œil nu du nouveau croissant pour décider du premier et du dernier jour de ramadhan s’éloigne du principe même édicté par la shari’ah islamique et que le Coran n’a pas limité à cette seule méthode la prévision du premier jour du mois sacré.&lt;br /&gt;Concernant l’aïd de cette année, le problème de la conjonction et de l’observation s’est accru alors que la visibilité du croissant devenait hypothétique le 29eme jour de ramadhan à cause de l’angle dans lequel se trouvait le croissant de lune et de la lumière.&lt;br /&gt;D’ailleurs des communiqués comme celui  du projet islamique d’observation du croisant aux Emirats et celui de l’association Sirius en Algérie ont mis en avant cette impossibilité d’observer le croissant de lune à l’œil nu à partir d’un pays arabe ou musulman. La possibilité d’observation facile à œil nu n’était possible que d’Afrique du sud ou en Amérique du sud. Est-ce que pour autant les fouqaha de l’ISNA ignoraient cette donnée ? Certes non, mais ils ont maintenu cette prévision alors que l’on comprend la complexité de ce genre de décision qui concernent l’ensemble des musulmans dans l’accomplissement d’un des cinq piliers de l’Islam. Cela serait aussi grave que si on se trompait sur l’heure de la prière, qui soit dit en passant sont prévues scientifiquement sans en référer à l’observation effective des phénomènes naturels qui les prédéterminent.&lt;br /&gt;La prévision des dates n’est pas l’apanage des seuls musulmans d’occident. en Libye, on en s’en remet plus à l’observation du croissant de lune. Seule le calcul astronomique prévaut. Mais si en Libye les dates des fêtes sont connues à l’avances, dans le même temps la Libye se retrouve à fêter seule ses dates et avant tout le monde. Cette année encore, l’aïd en Libye, 1er Shawwal 1430 hégirien a été célébrée le samedi 19 septembre 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Unifier les dates&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On comprend donc que les dates ne sont pas unifiées même entre pays musulmans voisins. La problématique de l’unification du calendrier musulman est un autre sujet d’insomnie pour de nombreux scientifiques.&lt;br /&gt;Certes on peut digresser sur la question de savoir quand s’attacher à la lettre du message prophétique et du saint Coran et quand il faut parler d’allégories, d’images ou de principes généraux, voire de spiritualité. A l’Organisation de la conférence islamique (OCI) lors de nombreux sommets ont abordé la question. Si les recommandations tendent à unifier les dates des rites musulmans, même à l’OCI on préconise toutefois l’observation physique du croissant pour décider du jour du début de ramadan, des mois de chawwal et de dhou el-hidja. Cependant, des musulmans hardis vont à l’encontre les principes établis et immuables décidés par les politiques existent.&lt;br /&gt;Parmi eux Djamel Eddine Abderrazik, un ingénieur en télécommunications marocain, amateur d’astronomie, qui a écrit un ouvrage particulièrement intéressant et novateur sur le Calendrier lunaire islamique unifié (CLIU).&lt;br /&gt;Pour Abderrazik, un calendrier lunaire tributaire d’une observation effective et physique du croissant ne peut être considéré comme un calendrier puisqu’il maque dans ce cas la dimension prévisionnelle propres aux calendriers. Quant à l’observation elle n’est valable et légale qu’en fonction de méthodes de légalisation qui diffèrent d’un pays à un autre. De fait les musulmans ne jeûnent pas tous le même jour une différence qui peut atteindre deux jours d’un pays à un autre. Abderrazik a conclu que sans recours au calcul, et au calcul seul, et sans volonté de consacrer le principe de «transfert de la visibilité» dans les conditions énoncées et sans l’adoption du système international du temps, les musulmans risquent d’attendre longtemps  un calendrier lunaire islamique unifié, et mettre une croix (il n y’a aucune allusion religieuse dans ces propos) sur leur espoir de voir les fêtes et célébrations musulmanes unifiées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Par Amine Esseghir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interview&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nidhal Guessoum, astrophysicien de renom à propos d’un calendrier musulman prédéterminé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);font-size:180%;" &gt;«L’ère de la civilisation musulmane n’a pas commencé»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le débat qui secoue la société musulmane sur la nécessité ou non d’avoir un calendrier prédéterminé, les scientifiques musulmans sont en premières lignes. Incontestablement, au bout du compte, c’est de la pertinence de leurs approches que dépend la décision courageuse et historique que prendront un jour les Etats musulmans pour que justement le calendrier hégirien soit, même sans être unifié, un instrument de prévision au même titre que ne l’est le calendrier dit universel. Dans cet entretien, Nidhal Guessoum*, astrophysicien Algérien de renom explique les problématiques fondamentales liées à l’unification et à la prédétermination du calendrier musulman. L’élaboration d’un calendrier prévisionnel permettra selon lui d’entrer enfin dans l’ère de la civilisation musulmane. Petites réponses éclairantes…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les Débats : Peut-on d’un point de vue scientifique et religieux nous passer de l’observation physique du croissant de lune pour déterminer les débuts des mois importants dans les rites (ramadan, choual et dou el hidja) &lt;/span&gt;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nidhal Guessoum : &lt;/span&gt;Scientifiquement, on peut dire quand le croissant sera au-dessus de l’horizon et quand il ne le sera pas. Donc, dans certains cas, comme le début du Ramadan cette année, on pouvait dire avec certitude que cela ne pouvait pas être le vendredi 21 Aout, sauf si on adopte comme définition du début du mois celle de la Libye, c’est-à-dire une définition purement astronomique (conjonction), se débarrassant complètement de l’observation du croissant. Dans d’autres cas, comme celui de l’Aïd el-Fitr de cette année, nous pouvions dire quand le croissant sera dans le ciel mais sera trop fin et se couchera trop vite après le soleil pour être observable (dans un pays ou un autre). Dans ces cas, la décision concernant le début du mois dépend de si les fouqahas acceptent une observation faite « ailleurs » (en Afrique du sud, par exemple, dans le cas présent). Si maintenant on élargit la région et considère qu’un croissant vu au Sénégal est acceptable pour l’Arabie Saoudite ou même pour la Malaysie, alors nous astronomes pouvons bâtir un calendrier islamique (pour les besoins religieux) projeté des années à l’avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La réflexion autour d’un calendrier musulman prédéterminé est-elle réellement en train de concerner l’ensemble des musulmans et pas seulement la communauté scientifique ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, pas vraiment. Malheureusement, les fouqahas et officiels (ministres des affaires religieuses, etc.) demeurent fixés sur « l’observation du croissant », c’est-à-dire quand il pourra être vu et dans quels cas on devra accepter un témoignage ou le rejeter ; ils sont loin d’être fortement intéressés par le problème plus global et plus fondamental d’établir un calendrier musulman, ce qui nous règlerait toutes ces questions d’un seul coup et nous ferait réellement entrer dans une ère de « civilisation musulmane ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vous parlez dans un de vos articles relatifs aux prévisions calendaires musulmanes d’une solution à la Kepler ? Comment expliqueriez-vous en quelques mots et de manière simple cette solution que vous préconisez ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kepler est le grand astronome qui a réalisé au début du XVIIe siècle qu’au lieu de s’obstiner à corriger les modèles planétaires (orbites des planètes), qui étaient jusque-là circulaires, avec de petits cercles rajoutés sur les grands cercles et les cercles moyens, il fallait tout simplement effacer tout cela et remplacer les orbites compliquées par des ellipses. J’appelle à ce même saut intellectuel et scientifique qui nous ferait passer des solutions du croissant (utilisation ou pas du télescope, projet de satellite, etc.) à la solution du calendrier musulman établi par les experts, déterminant ainsi les dates (religieuses et autres) des années à l’avance et rayant d’un coup toutes les polémiques et les tous les différends.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;On parle aussi d’un calendrier musulman unifié quelles sont les conditions à réunir pour justement pouvoir l’établir ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le débat aujourd’hui parmi les experts (astronomes) musulmans sur le (futur) calendrier musulman est justement : est-ce qu’il doit être unifié pour le monde entier ou bien y a-t-il des contraintes qui font que nous seront forcés d’aller vers un calendrier bi-zonal (un pour l’Amérique, l’autre pour le reste du monde). Ce débat n’est pas encore tranché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;On voit chez les musulmans d’occident (je pense particulièrement à l’ISNA) une tendance claire à préconiser le calcul comme seul critère d’établissement du calendrier hégirien, tout en se référant  aux règles jurisprudentielle du fiqh. Pourquoi ce qui est valable pour les musulmans en Amérique ne le serait pas pour ceux vivant ailleurs ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela devrait certainement l’être, mais il semble que nos coreligionnaires (et fouqahas) dans le Nouveau Monde sont en avance sur les esprits qui prévalent dans le monde musulman traditionnel. Les fouqahas et autres observateurs musulmans de l’ISNA et du Conseil Européen se sont rendus compte (il y a quelques années seulement) que le problème de détermination planifié des occasions religieuses musulmanes, ce qui permettrait de régler d’un coup les deux problèmes de demandes de congé et de différends parmi les mini-communautés musulmanes d’Occident qui ont tendance à suivre les annonces de « chez elles » (là-bas), cette détermination planifiée ne pouvait se faire que par le calcul. Ils se sont aussi rendus compte qu’au lieu de se borner à une lecture littérale et simpliste des fameux hadiths, il fallait plutôt adopter une méthodologie de Maqasid al-Shari`ah (approche objectiviste du fiqh).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Est-ce que le fait de ne pas pourvoir établir un calendrier prévisible et permettant les prévisions nous oblige à recourir inévitablement au calendrier dit universel et perdre d’une certaine manière un élément structurant de l’identité des musulmans ?  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons déjà dans une grande mesure adopté le calendrier dit universel dans notre vie commune, sauf dans de rares pays (comme l’Arabie Saoudite) où le calendrier civil (paiement des salaires, etc.) est hégirien. Sauf que même dans ces rares cas, le calendrier civil est régulièrement piétiné, dès qu’une occasion religieuse se présente et une « observation » inattendue est faite. Je doute que nous irons un jour vers une adoption totale du calendrier universel, car de toutes les manières les occasions religieuses islamiques sont basées sur le cycle lunaire, contrairement au calendrier universel qui est totalement solaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Propos recueillis par Amine Esseghir&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*Nidhal Gussoum est un astrophysicien Algérien, actuellement professeur et chef de département de physique de l’Université Américaine de Sharjah (Emirats Arabes Unis). Il est titulaire d’un M.Sc. et d’un Ph.D. de « University of California at San Diego ». Précédemment il a travaillé deux ans au Goddard Space Flight Center de la Nasa.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il est l’auteur de nombreux articles scientifiques et d’ouvrages grands public dont « Histoire du Cosmos » avec Jamal Mimouni, livre édité en langue arabe et aussi le remarquable « Réconcilier l’Islam avec la science moderne, l’esprit d’Avéroes » aux Editions presse de la renaissance dans lequel il explique entre autre que non seulement la théorie de l’évolution est correcte, mais qu’en outre on peut l’accepter de manière compatible avec la foi.  A propos du calendrier musulman il a publié en arabe « la détermination des mois lunaires et le calendrier musulman ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hebdomadaire&lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" href="http://www.lesdebats.com/editionsdebats/230909/dossier.htm"&gt; Les Débats&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; du 23 au 29 septembre 2009 &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-8063305073275107522?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/8063305073275107522/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/09/aid-et-nouvelle-lune-cest-le-moment-den.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/8063305073275107522'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/8063305073275107522'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/09/aid-et-nouvelle-lune-cest-le-moment-den.html' title='Aïd et nouvelle lune... c&apos;est le moment d&apos;en parler'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1dlX9fmEeI/AAAAAAAAAJU/Dt561fTZxD8/s72-c/croissant.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-3918444157885349523</id><published>2009-08-29T18:21:00.000-07:00</published><updated>2009-09-22T09:44:38.717-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Algérie société bidonvilles'/><title type='text'>Autre quartier autre bidonville</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Frais Vallon, Larbaâ et les autres&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 102, 0);font-family:georgia;"&gt;Un pays à l'abandon&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Des quartiers périphériques où l’on cultive ses aigreurs, ses frustrations et un sentiment d'abandon et où le langage de l'espoir n'a pas prise. Une route qui monte, éclairée dans l'obscurité naissante par les seuls phares de la voiture. Une  route complètement défoncée si bien qu'on on imagine aisément qu'elle a été bombardée récemment.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la lumière des phares on cherche les plaques d'asphaltes pour éviter le chaos de la route. De l'eau qui coule d'une conduite cassée, depuis plusieurs jours nous dit-on, rend la chaussée glissante. La voiture dérape légèrement dans les virages en épingle à cheveux. De temps à autre, la lumière blafarde de quelques lampadaires encore fonctionnels éclaire les alentours peu accueillants et soulage un instant le regard dans une halte visuelle avant de sombrer encore dans le noir et rouler, tout phares allumés, pour éviter les nids de poules, les crevasses et même les rigoles creusées par les inondations du 11 novembre 2001 qui traversent la route de part en part. Elles ont été couvertes de grilles de protection qui soit ont disparu, soit sont aujourd'hui mal posées au risque de casser quelque chose sous le véhicule si le conducteur, dans un excès de confiance, passe un peu trop vite sur l'une d’elles qui s'est retrouvée à la verticale.&lt;br /&gt;L'ambiance est morose. Quelques magasins qui ponctuent la distance donnent un tant soit peu l'image d'un quartier presque ordinaire. Mais on est étonné par la modestie des lieux. Peu d'investissement, si ce n'est que l'on a rapproché des points de ravitaillement des populations locales par la grâce de l'initiative d'individus. C'est du commerce, mais bien utile quand on habite aussi haut perché. Des magasins d'alimentation générale, des marchands de fruits et légumes faisant également dépôt de pain, sans plus.&lt;br /&gt;Mais ce qui frappe, c'est bien l'absence d'urbanisation au sens classique. Peu de «cubes» avec garages au rez-de-chaussée et trois étages de logements au dessus. Pourtant, la foule des passants, les fourgons et bus qu'on croise la nuit déversent et ramassent des passagers, des gens du coin. Ils habitent les fourrés et les bois environnants, dans les bidonvilles qui s'y cachent.&lt;br /&gt;Bien entendu, il n y a aucune découverte étrange dans ce périple. Nul  n'ignore l'existence des baraques de Frais Vallon, de Oued Koriche sur la rue Mohamed-Chebine, mais on fait tout pour oublier leur existence.&lt;br /&gt;On nous apprend que les bus ne commencent à circuler qu'à partir de 9h 00 dans le quartier et ceux qui veulent rallier la ville plus tôt doivent y aller à pied ou espérer croiser un taxi. En fait, la ville n'est située qu'à quelques mètres. La civilisation et ses grandes réalisations, une trémie toute neuve et une route goudronnée convenablement sont en contrebas du quartier, qui s'adosse à Djebel Koukou.&lt;br /&gt;Ici on se souvient du terrorisme, de Flicha, des inondations ; on s’en rappelle si bien que l'on constate avec rage surtout que rien n'a changé depuis des années. Certes, de grands travaux sont menés à grands renforts de moyens pour le curage de l'oued, mais est-ce que ce seul chantier explique la désolation des lieux ? Le sentiment le mieux ressenti est la frustration et la pénible impression d'avoir été totalement oublié. Les inondations ont constitué, pour un temps, un espoir de voir les choses changer, puis on a commencé à attendre et à prendre son mal en patience.&lt;br /&gt;A quelques kilomètres de là, dans la Mitidja, Larbaâ, qui souligne que la réconciliation est passée par là. On y va sans risque de se faire égorger de jour comme de nuit, mais dans tous les cas, il faut savoir être prudent. Là aussi les quartiers récents, les lotissements nouvellement délimités (en fait ils datent de plus de quinze ans), n'ont de neuf que le béton et les murs inachevés des nouvelles constructions légales ou illégales. Les routes sont un bourbier en hiver et des pistes défoncées impraticables et poussiéreuses en été. On s'affaire certes à mettre en place les trottoirs pour délimiter les îlots et urbaniser un tant soit peu des lieux. Mais les travaux sont lents à se faire et puis, il paraît que les VRD n'ont pas été encore réalisés, alors il  faudra attendre que l'on creuse d'abord.&lt;br /&gt;La route comme la ville auront longtemps cette image de chantier interminable. Là aussi, le sentiment d'être livré à soi-même semble prédominer chez les habitants du coin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les oubliés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les exemples de ces quartiers, situés parfois à quelques centaines de mètres du centre-ville de la capitale ou constituant une banlieue involontaire d'Alger, peuvent être multipliés des dizaines de fois autour de la capitale et des grands centres urbains et chefs-lieux de wilayas.&lt;br /&gt;Si effectivement, il ne s'agit pas de centres importants qui nécessitent de grandes infrastructures, on continue toutefois d'y vivre les affres de l'oubli. Les quelques habitants avec qui nous avons discuté semblent voir encore une fois un train passer à grande vitesse, eux-mêmes restants sur les bords de la voie. Ce train est celui de l'instruction ou de la santé. Les enfants des lotissements des communes de Larba ou de Meftah doivent toujours faire des kilomètres pour rejoindre l'école, passer parfois une journée sans avoir droit à un repas chaud. On peut ensuite deviser sur le phénomène de la déperdition scolaire. Un sentiment sourd de «hogra» parce que le développement, en 2006, semble tarder à venir alors que le pays compte quotidiennement ses recettes d'hydrocarbures et ses dettes remboursées par anticipation. «Nous n'avons pas vu cet argent ici», indique en souriant Mohamed, épicier à Larbaâ.&lt;br /&gt;Finalement, les éléments apparents, ceux qui ont prévalu avant que la déferlante islamiste ait failli tout emporter en enrôlant des centaines de jeunes qui ne voyaient aucun espoir poindre dans une aventure sanglante et sans issue, sont toujours d'actualité. Une guerre civile (finalement il faut bien appeler les choses par leur nom) et une réconciliation nationale plus tard, les éléments constitutifs du terreau de la révolte sont omniprésents. Identiques et aussi forts qu'en 1990. Ils renvoient à des images qu'on avait cru disparues en 2006, mais ils rendent, par dessus tout, l'image d'un pays à l'abandon.&lt;br /&gt;Amine Esseghir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:georgia;"&gt;In &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic; font-family: georgia;" href="http://www.lesdebats.com/archives05/rubriques270906/nation.htm#2"&gt;Les débats&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:georgia;"&gt; du 27 septembre au 3 octobre 2006&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-3918444157885349523?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/3918444157885349523/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/autre-quartier-autre-bidonville.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/3918444157885349523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/3918444157885349523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/autre-quartier-autre-bidonville.html' title='Autre quartier autre bidonville'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-126146616755292419</id><published>2009-08-25T14:58:00.000-07:00</published><updated>2011-08-22T21:10:57.421-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Algérie société bidonvilles'/><title type='text'>Dénonçons, dénonçons il en restera surement quelque chose</title><content type='html'>Voici l'histoire d'un bidonville d'Alger dont on attendait l'éradication il y a 17 ans alors qu'il existait déjà à cette époque depuis 35 ans....&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SpRgNhwYQ2I/AAAAAAAAAHc/9bxEue7ZRHY/s1600-h/beaucheraye1.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 173px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SpRgNhwYQ2I/AAAAAAAAAHc/9bxEue7ZRHY/s320/beaucheraye1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5374026040875696994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La Beaucheraye en 2009... Le bidonville a été finalement rasé en septembre 2010.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SpRfAddCKMI/AAAAAAAAAHU/T5ICVz59S1o/s1600-h/oued_koriche.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 245px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SpRfAddCKMI/AAAAAAAAAHU/T5ICVz59S1o/s320/oued_koriche.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5374024716870887618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La Beaucheraye en 1992.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-126146616755292419?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/126146616755292419/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/denoncons-denoncons-il-en-restera.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/126146616755292419'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/126146616755292419'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/denoncons-denoncons-il-en-restera.html' title='Dénonçons, dénonçons il en restera surement quelque chose'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SpRgNhwYQ2I/AAAAAAAAAHc/9bxEue7ZRHY/s72-c/beaucheraye1.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-8406325586429974213</id><published>2009-08-24T15:37:00.000-07:00</published><updated>2012-01-10T09:29:22.557-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire société sexualité prostitution colonisation exotisme'/><title type='text'>Histoire de la prostitution en Algérie</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Prostitution en Algérie&lt;/span&gt;  &lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);font-family:georgia;font-size:130%;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Une histoire de bureaucratie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;font-family:georgia;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le terme en usage dans la presse est «prostitution clandestine». Bien entendu, il est utilisé en référence à une autre prostitution légale, autorisée. De là à dire qu’elle est acceptée et assumée, il y a encore du chemin à faire.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles seraient 1,2 million de femmes à pratiquer le plus vieux métier du monde de manière illégale en Algérie. &lt;a href="http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-04-09/51558.html"&gt;Ce chiffre a été présenté dans un rapport d’enquête&lt;/a&gt; décrit comme confidentiel réalisé par l’institut de sondage «Abassacom» en 2008. Le document est d’autant plus intéressant qu’il nous apprend que le 1,2 million de prostituées feraient vivre 3 à 4 millions personnes.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Certes, nous pouvons digresser longtemps sur les chiffres obtenus et la méthode de «recensement» de ces femmes. Cela est d’autant plus difficile à comprendre que nous parlons d’une activité illégale, clandestine, et qui plus est dans un domaine où la discrétion est de rigueur.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Dans le même temps, il est certain que le phénomène de la prostitution hors cadre légal a pris de l’ampleur* et nécessite une étude approfondie quand ce n’est pas une prise en charge. Car du point de vue réglementaire, la prostitution en Algérie tient plutôt du «reliquat» de la colonisation et de la misère sociale et morale qui l’accompagnait.  &lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Effectivement, du côté de la loi, c’est le néant absolu.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.sante.dz/Dossiers/direction-prevention/accueil-prevention.html"&gt;Dans un document publié en 2001 par le ministère de la Santé&lt;/a&gt; sur la lutte contre les IST VIH SIDA, il est noté que le seul texte réglementaire relatif à la prostitution est un arrêté du préfet d’Alger datant du 15 juin 1944, portant «règlement de la prostitution dans les villes ayant une police d’Etat», même si ledit document précise que le travail du sexe en Algérie s’exerce sous deux grandes formes : légal contrôle médical par les services de police, ou alors clandestin, sur lequel ne s’exerce que le contrôle des services de sécurité lorsqu’ils opèrent des descentes. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il est tout de même intéressant que la réglementation pour travailler en maison légale (le document du ministère recensait 30 maisons encore ouvertes sur les 171 qui existaient en Algérie) précise même le processus d’entrée en activité. La travailleuse du sexe doit posséder une sorte d’agrément, l’arrêté d’exercice établi par la wilaya. Pour obtenir ce document, la candidate, qui doit être expressément célibataire,veuve ou divorcée, doit en faire expressément la demande à la wilaya et présenter un dossier administratif comprenant ladite demande (sic) et un certificat  médical (sérologie de la syphilis, des hépatites B et C, VIH négatif et gonococcie négative). L’autorisation d’exercice obtenue, elle devra passer par le Service de Préservation Sociale pour enquête et par le Centre de Salubrité Publique pour sa sérologie.&lt;br /&gt;Elle partira ensuite pour la ville où elle a choisi d’exercer. Une prostituée en activité doit passer par le CSP et le Service de Préservation Sociale où lui sera signifié son «départ», et ce, pour le moindre de ses déplacements (permission, arrêt de travail, départ). Une réglementation archaïque qui, loin de se soucier des questions sociales et morales, se soucie essentiellement des questions de salubrité, comme on s’intéresserait au ramassage des ordures ménagères. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Relique coloniale &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;Il reste que la réglementation française a elle-même évolué.  L’existence des prostituées que les militaires français fréquentaient dès le début de la colonisation avait donné lieu à un des premiers textes réglementaires de la France en Algérie. Les noms des «filles publiques» étaient consignés dans le registre du dispendieux et celui de la police des mœurs. L’inscription était une garantie de travail pour la prostituée, mais aussi un moyen de réduire la propagation des maladies vénériennes qui réduisaient considérablement les effectifs aptes au combat. En 1837, le maire de la ville d’Alger prend officiellement en charge la surveillance des filles publiques.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;En 1853, c’est le règlement français venu de métropole qui s’appliqua avec tout de même quelques nuances, puisque l’acte volontaire d’inscription n’était pas garanti en Algérie. Par ailleurs, la même réglementation donnait la possibilité aux femmes de «travailler en maison» ou  librement en ramenant les clients chez elles.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;En 1930, la multiplication du nombre de prostituées, notamment celles qui échappaient au contrôle sanitaire, avait donné lieu à un classement des prostituées en deux catégories. Les prostituées légales, recensées dans les maisons, et les prostituées clandestines à qui était offerte la possibilité de se faire examiner par des médecins habilités ou au dispensaire. Cette manière de faire a permis surtout d’établir une statistique plus proche de la réalité.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le texte de 1944 n’est en fait que la succession logique de cette progression des textes réglementaires dont le seul souci était de préserver la santé publique plutôt que de trouver des réponses concrètes à un problème social dont on se souciait peu.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Car au moment où se multipliaient les maisons closes dans les grandes villes algériennes, se publiaient en Algérie des «guides roses» donnant adresses et spécialités de ces maisons. Certaines maisons étaient devenues célèbres, comme «Le Chabanais» rue du Chêne, ou bien «Les trois étoiles» ou la maison «Chicago» rue Kataroujil qui se faisaient face  à la Casbah d’Alger. La réglementation propre à gérer les questions d’hygiène avait donné naissance à une prostitution officielle folklorisée, donnant l’image de la colonie, quand elle ne fondait une part de son économie. Pour s’en convaincre, il suffit de relire «La prostitution, un sous-produit du régime colonial» publié dans La république algérienne en 1954. «Si le but du régime colonial était de porter atteinte à un honneur particulièrement chatouilleux, nous avouons que ce but est atteint car nous souffrons dans notre âme et dans notre dignité de voir nos filles livrées à la honte d’un commerce dégradant.» Le pire, c’est que cela continue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SpMZJ5kCgDI/AAAAAAAAAHE/kGn_NgjB4FY/s1600-h/casbah.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 206px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SpMZJ5kCgDI/AAAAAAAAAHE/kGn_NgjB4FY/s320/casbah.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5373666438244630578" border="0" /&gt;Les maisons closes avaient été ouvertes (sans jeu de mots) dans les venelles de la vieille Casbah.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;" &gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;La honte ottomane&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;La période ottomane ne fut pas non plus d’un grand secours aux prostituées. A Alger, c’était le mezouar, sorte d’agent de police responsable de l’ordre public, qui était en charge des filles publiques. Le mezouar recrutait les filles mais s’occupait aussi de prélever taxes et impôts pour la Régence sur la prostitution. Les filles de joie étaient souvent des prostituées clandestines qui tombaient entre ses griffes. Il y avait aussi dans le lot des femmes et des filles sur lesquelles il avait jeté son dévolu. Il suffisait d’un écart pour que les filles qui l’intéressent soient attrapées en flagrant délit d’adultère ou pour un simple flirt.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il reste qu’au-delà d’assurer la garde des filles publiques, le mezouar assumait aussi le rôle de proxénète et de tenancier de bordel dans la mesure où c’était à lui qu’il fallait s’adresser pour avoir accès aux services des filles publiques.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le mezouar sera aussi d’un grand apport à l’administration militaire française dès le début de l’invasion, autant pour préserver le moral des troupes que pour informer et guider les nouvelles autorités dans la ville.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Mal des sociétés depuis la nuit des temps, la prostitution reste tout de même l’expression d’un malaise, voire d’une violence. Impossible à éradiquer, les sociétés modernes tendent en général à en réduire les effets, notamment sur les prostituées elles-mêmes. C’est loin d’être le cas chez nous. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;Amine Esseghir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;* L’observation que peut faire n’importe quel individu indique bien que la prostitution se cache de moins en moins, qu’elle prend ses quartiers et a ses lieux de prédilection.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;A ce sujet également, un livre à lire absolument : «De la tolérance en Algérie» de Barkahoum Ferhati (Editions Dar El Othmania - Alger, 2007)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In &lt;a href="http://www.lesdebats.com/editionsdebats/040309/dossier.htm#1"&gt;Les Débats&lt;/a&gt; du 4 au 10 mars 2009&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-8406325586429974213?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/8406325586429974213/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/histoire-de-la-prostitution-en-algerie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/8406325586429974213'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/8406325586429974213'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/histoire-de-la-prostitution-en-algerie.html' title='Histoire de la prostitution en Algérie'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SpMZJ5kCgDI/AAAAAAAAAHE/kGn_NgjB4FY/s72-c/casbah.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-270384682041315516</id><published>2009-08-24T14:13:00.001-07:00</published><updated>2009-09-22T09:45:32.962-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Algérie Maroc Tunisie Maghreb UMA'/><title type='text'>Le rêve du Maghreb uni</title><content type='html'>Le rêve Maghrebin, est certainement l'utopie que partagent le mieux les habitants de l'Algérie, de la Tunisie, du Maroc,  de la Libye et de la Mauritanie. Utopie parce que cette union régionale que tout tend à dire qu'elle est la plus facile et la plus évidente à faire tarde à devenir concrète. Bien entendu ce qui bloque l'union ce sont les différends entre les gouvernements de ces pays. Le plus complexe des ces différend celui qui oppose l'Algérie au Maroc. En attendant que l'union se fasse rêvons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;20e anniversaire de la signature du traité de l’UMA&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un rêve maghrébin&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le palais royal de Marrakech aura vécu, pour cet anniversaire de la signature du traité de l'Union du Maghreb arabe le 17 février 1989, une journée riche en émotion. Une journée que l'histoire retiendra à coup sûr comme le début d'une ère nouvelle pour les peuples de cette région.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est officiel, les chefs des Etats maghrébins ont décidé d’instituer à partir de maintenant l’Union maghrébine (El Ittihad al maghribi), une entité qui remplace l’UMA non seulement par sa dénomination mais aussi par ses structures. Cette nouvelle entité sera l’organisation supra nationale qui fédérera dorénavant les Etats maghrébins et qui agira en leur nom dans  nombre de domaines, dont les plus remarquables sont certainement la sécurité et la diplomatie.&lt;br /&gt;Devant une très importante assistance et devant les caméras qui retransmettaient les images de la cérémonie dans une centaine de pays, le discours du président algérien aura ouvert le bal. Ce choix protocolaire a été expliqué dans les couloirs du palais par un fait historique : c’est en effet en Algérie, plus exactement à Zéralda en juin 1988, qu’avait été préparée la réunion de Marrakech qui a abouti au traité fondateur de 1989.&lt;br /&gt;Avec des mots particulièrement pesés qui donnaient toute la solennité à ce moment historique et entrecoupé de longues salves d’applaudissements, le discours annoncera ce que tout le monde suppose depuis des semaines, c’est-à-dire l’abolition des frontières entre les Etats du Maghreb.&lt;br /&gt;«Je remercie les frères d’avoir adhéré à l’idée de refondation de notre Union et d’avoir accepté d’engager cette nouvelle œuvre d’édification de l’avenir de notre région».  Le président algérien soulignera que si le reproche a été fait aux dirigeants maghrébins d’avoir pris du retard, «il ne s’agira plus cette fois de nous reprocher d’aller trop vite, l’avenir et le bonheur de notre peuple ne peuvent plus attendre». Ce peuple, c’est bien entendu les Maghrébins qui, dorénavant, circuleront librement entre les pays du Maghreb, mais qui plus est, présenteront un passeport unique dans les pays étrangers.  &lt;br /&gt;Le président algérien ne laissera rien en suspens : il évoquera la question du Sahara occidental sans la nommer puisqu’il indiquera aussi que si du retard a été pris, c’est parce que malheureusement la région a aussi fait face au dernier cas de décolonisation dans le monde. «Est-ce que les frères peuvent nous reprocher d’avoir été fidèles aux principes qui ont fondé non seulement l’Algérie moderne mais aussi l’ensemble du Maghreb ?» Il conclura que finalement si des retards ont été enregistrés et des occasions ratées, c’est aussi parce que l’histoire douloureuse du Maghreb est aussi une histoire d’émancipation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Transcender le conjoncturel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roi du Maroc qui succèdera à la tribune abondera dans le même sens que le président algérien, non sans rappeler que l’édification maghrébine est aujourd’hui plus pressante et plus importante que des revendications de souveraineté. «Le Maroc, fier de son histoire, ne peut non plus capitaliser ses réalisations en défaisant les liens fraternels et historiques qui le lient à ses pays frères.» Le souverain chérifien soulignera que «la force de ces liens et leur profondeur historique permettent aujourd’hui de se défaire des revendications nationales pour les fondre dans une œuvre d’édification civilisationnelle qui transcende les revendications souvent conjoncturelles et toujours temporelles». &lt;br /&gt;Le président tunisien remarquera que l’événement suivi dans le monde entier ce jour s’inscrit «dans la continuité de l’œuvre des pères qui s’étaient réunis au lendemain des indépendances de la Tunisie et du Maroc à Tanger en 1958, avec les militants nationalistes algériens encore en guerre contre l’occupant, pour échafauder déjà les utopies qui portaient plus loin les espoirs des peuples, avec le regard transcendant des révolutionnaires, agissant dans le cadre d’une construction historique qui s’éloigne forcément des questions de décolonisation ou d’indépendance».&lt;br /&gt;Le chef de l’Etat libyen pour sa part mettra en évidence la propension des Maghrébins à sous-estimer leurs capacités quand il s’agit de prendre rendez-vous avec l’histoire. Le président mauritanien insistera quant à lui sur la nécessité d’aller de l’avant dans la construction maghrébine en laissant le soin aux historiens de rappeler les errements passés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rendre justice aux Sahraouis&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’invité surprise à cette importante cérémonie est sans nul doute le chef de l’Etat de la RASD.  Le président de la République Arabe Sahraouie Démocratique, non reconnue jusque-là par le Maroc, indiquera dans son discours qu’il n’apporte que des bonnes nouvelles. «Dorénavant, il n y aura plus de camps de réfugiés. Les Sahraouis des camps vont rejoindre leurs proches et leurs familles dans les villes et villages du Sahara. Il n’y aura plus de revendications territoriales, plus de référendum, plus de lutte, car l’édification maghrébine est certainement la lutte suprême (…) Les années de lutte ont été justifiées par la conjoncture, mais aujourd’hui nous sommes d’accord pour ne pas demeurer en reste de nos frères» ajoutera-t-il. Une double annonce donc conclue par une chaude accolade, inattendue et tout aussi historique que la fondation de la nouvelle union maghrébine, entre le premier responsable de la RASD et le roi du Maroc qui se libère un instant du protocole qui sied à son rang.&lt;br /&gt;Ainsi, les camps de réfugiés vont être fermés et un calendrier a été mis en place. La gestion des territoires sahraouis et pour ce qui est de la représentation au niveau des instances, l’union se fera par une double représentation sahraouie et marocaine.&lt;br /&gt;La cérémonie a été conclue par la signature du second  traité de Marrakech qui stipule en préambule qu’il est la continuité naturelle du traité de 1989. L’importance des décisions ainsi adoptées a donné lieu à des manifestations de liesse populaire dans de nombreuses villes maghrébines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rattraper les retards&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le plus audacieux dans la démarche des Etats maghrébins est certainement cette propension à ne plus perdre de temps quitte à abdiquer une grande partie de la souveraineté des Etats pour les fusionner dans le cadre de l’union.&lt;br /&gt;Une instance exécutive de l’union sera mise en place alors qu’une assemblée représentative, un Parlement maghrébin sera également institué. Un madjlis echoura dont les élections se tiendront indépendamment des élections législatives nationales des pays.&lt;br /&gt;Par ailleurs, nous avons appris que dans les semaines qui viennent, les commissions  spécialisées mises en place vont proposer trois traités importants. Ils concernent les politiques intégrées. C’est dans le cadre d’un de ces traités que sera instituée la monnaie unique qui supplantera dans trois ans au maximum les monnaies nationales.  Le dinar maghrébin, divisé en 100 dirhams, sera en usage sous forme de chèques et dans les transactions bancaires dans un premier temps. Le dinar maghrébin sera une monnaie convertible, gérée par la banque centrale maghrébine dans laquelle vont fusionner dans les années à venir les banques centrales nationales.&lt;br /&gt;Il faut comprendre que cette union va permettre de créer une véritable puissance économique régionale. Avec plus de 300 milliards de dollars de PIB actuel, c’est une véritable locomotive de progrès qui est ainsi mise en branle. En termes de richesses naturelles, c’est une région où plus que le pétrole et le gaz dont foisonnent les sous-sols algérien et libyen, minerais en tous genre sont déjà en exploitation, mais cette région constitue dorénavant aussi une force en matière agricole.&lt;br /&gt;Il reste que l’édification de l’avenir ne peut pas demeurer en reste avec les passifs. Une commission supra nationale extraordinaire, avec une durée limitée, a été également mise en place pour régler l’ensemble des contentieux en suspens entre les Etats maghrébins. Des questions dramatiques où sont mises en relief des affaires de spoliations de biens, d’expulsions, de déni de justice. Cette commission recevra directement les doléances des personnes concernées et agira dans le cadre d’une juridiction à mettre en place, la juridiction maghrébine sous l’égide directe des chefs d’Etat et des instances judiciaires suprêmes des Etats. Il est vrai que la jeune histoire des indépendances a donné lieu à des errements qui, s’ils ne sont pas rattrapés, empêcheront toute évolution sereine d’un avenir rempli certes d’espoir et toujours rêvé par les générations qui se succèdent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amine Esseghir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In &lt;a href="http://www.lesdebats.com/editionsdebats/180209/nation.htm#7"&gt;Les Débats &lt;/a&gt; du 18 au 24 février 2009&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-270384682041315516?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/270384682041315516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/le-reve-du-maghreb-uni.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/270384682041315516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/270384682041315516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/le-reve-du-maghreb-uni.html' title='Le rêve du Maghreb uni'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-3064967381941583876</id><published>2009-08-21T14:05:00.000-07:00</published><updated>2009-08-22T16:51:19.158-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire et politique au Maghreb'/><title type='text'>Histoire du Sahara occidental... pour comprendre un problème qui bloque l'évolution des populations de toute une région du monde</title><content type='html'>&lt;span style=";font-family:Verdana;font-size:100%;"  &gt;&lt;b&gt;Comprendre la problématique du Sahara occidental&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size:8pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);"&gt;Repères &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;             &lt;/span&gt;historiques&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span style="font-size:8pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify; font-style: italic;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Au moment où              s'engagent des pourparlers apparemment décisifs pour l'avenir du              Sahara occidental comme pour l'avenir du Maghreb, une vision, la              plus claire possible, de cette problématique devient pressante.              Celle-ci ne peut se faire en dehors d'une lecture exhaustive de              l'histoire du conflit, mais aussi de l'histoire de la région. Il              reste qu'en dehors de doctes ouvrages et de complexes analyses,              certainement utiles quand on traite de la question sahraouie, point              d'explication aussi succincte que précise pour le grand public. Il              faut dire qu'en plus de la complexité de la situation actuelle, la              difficulté pour appréhender la question sahraouie réside dans un              fait particulier : trop peu  d'historiens s'y sont intéressés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify; font-style: italic;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Néanmoins, cette              partie de l’Afrique du Nord n’a jamais été en marge des évolutions historiques qu’a connue la région. &lt;/span&gt;             &lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify; font-style: italic;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;D’ailleurs,              comment peut-on connaître l’histoire du Sahara, séparée de son              environnement politique et historique direct ? Comble des paradoxes              dans une situation de flou total pour les opinions maghrébines,              c’est pourtant par les seules références à l’histoire et à              l’ethnographie que le pouvoir marocain tend à faire admettre que le              Sahara occidental est une partie inaliénable du royaume actuel (1).              Petite chronologie non exhaustive sur un territoire pauvre en faits              mais riche en rebondissements.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify; font-style: italic;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/So8UMCeBjFI/AAAAAAAAAGo/kcilBmLlL2Q/s1600-h/western_sahara.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 334px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/So8UMCeBjFI/AAAAAAAAAGo/kcilBmLlL2Q/s400/western_sahara.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5372535077530078290" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;5000 à 2500 av.              J.-C. :&lt;/span&gt; les régions ouest du Sahara sont une savane peuplée de              girafes, d’éléphants et de rhinocéros. Présence de l’homme ;              découverte de dessins rupestres de l’époque néolithique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;VIIIe au IXe              siècle : &lt;/span&gt;expansion progressive de l’islam dans le désert. Apparition              d’un commerce à travers le Sahara. Des caravanes d’or africain à              destination de l’Orient, de la Méditerranée occidentale et de              l’Espagne traversent cette région.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;745 :&lt;/span&gt; Abderrahamne              Ibn Habib, gouverneur de l’Ifriqya sous le règne de Omeyyades, fait              creuser une série de puits sur une piste reliant le sud du Maroc à              la ville d’Aaoudaghst (sud de la Mauritanie actuelle).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;808 :&lt;/span&gt; Idris              Al-Asghar ou Idris II (fils de Idris, né à Walili (Volubilis) et              venu de la Mecque après la révolte de Husayn, descendant de Ali et              Fatima, fille du prophète Mohamed); il fait de la ville de Fez,              fondée par son père, la capitale de l’empire idrisside.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;XIe siècle :              fondation de l’Etat almoravide par les Lemtuna (peuple du désert              portant le litham). Youssef Ben Tachfin, issu des tribus nomades du              Sahara, en devient le souverain ; il fonde la ville de Marrakech.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;XIIe siècle : &lt;/span&gt;             Abdelmoumen prend Fez. S’ensuit la conquête de tout le Maghreb par              les Almohades.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;XIIIe siècle :&lt;/span&gt;              venue au Sahara occidental des Arabes Maaqil, dont descendraient les              tribus de Ouled Delim, Ouled Tidrarin, Arousiyen et Bou Sbaa.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;XVIIe siècle :&lt;/span&gt;              avènement au pouvoir au Maroc de la dynastie alaouite, originaire du              Tafilalet, au sud du Maroc (aux frontières reconnues              internationalement).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1786 : &lt;/span&gt;traité              conclu entre le Maroc et les Etats-Unis d’Amérique reconnaissant la              souveraineté du royaume alaouite sur les contrées comprenant le              Sahara occidental.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1821 :&lt;/span&gt; Alexander              Scott dresse une première liste de noms des diverses tribus ou              factions nomadisantes dans cette région. Il cite les Reguibat, les              Toualbat, les Mejjat, les Izraguien, les Ouled Delim, les Arousiyen,              les Ouled Tidrarin, les Skarna et d’autres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1836 :&lt;/span&gt; nouveau              traité conclu avec les Etats-Unis d’Amérique reconnaissant le              territoire du royaume du Maroc avec le Sahara occidental.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1850-1853 : &lt;/span&gt;listes              de Léopold Panet et du colonel Faidherbe citant les tribus du Sahara              occidental. On y retrouve les Reguibat, les Mejjat, les Izraguien,              les Ouled Delim, les Arousiyen, les Ouled Tidrarin, les Ouled Bou              Sbaa.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1856 :&lt;/span&gt; traité avec              la Grande-Bretagne sur la reconnaissance du territoire du Maroc              incluant le Sahara.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1861 :&lt;/span&gt; traité avec              l’Espagne reconnaissant la souveraineté du Maroc sur le territoire              du Sahara occidental.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1882 : &lt;/span&gt;première              expédition de Hassan 1er au Sahara occidental pour installer caïds              et cadis. Le prélèvement de l’impôt au profit du roi touche aussi              les populations du Sahara.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1884 : &lt;/span&gt;après la              conférence de Berlin consacrée au «partage de l’Afrique», les              Espagnols s’implantent sur ce territoire dénommé Río de Oro (la côte              du Sahara occidental), en face de l’archipel des îles Canaries              conquises depuis le XVe siècle. Des tribus nomades – la puissante              confédération des Reguibat  – se soucient peu des frontières et se              déplacent sur les vastes territoires qui s’étendent depuis l’oued              Draa, au sud du Maroc, jusqu’au fleuve Sénégal (3).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1885 :&lt;/span&gt; les              premiers explorateurs espagnols fréquentent les tribus des Izarguien,              les Aït Moussa Oua Ali dans la région dite de Cap Juby (aujourd’hui              Tarfaya), à l’extrême sud du Maroc actuel et les Ouled Bou Sbaa et              Ouled Delim dans le Rio de Oro.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1886 : &lt;/span&gt;premières              délimitations des frontières du Sahara occidental par Paris et              Madrid. Des changements successifs et des corrections seront              apportés jusqu’en 1934.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1886 :&lt;/span&gt; seconde              expédition du roi Hassan 1er au Sahara occidental&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1887 : &lt;/span&gt;pillage du              campement de Villa Cisnéros (aujourd’hui Dakhla), première «ville»              d’occupation espagnole sur la côte sahraouie la plus au sud.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1892 : &lt;/span&gt;nouveau              pillage de Villa Cisnéros.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1894 : &lt;/span&gt;attaque des              bateaux ravitailleurs Tres de Mayo et Las Maria.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;13 mars 1895 : &lt;/span&gt;             traité anglo-marocain dont l’article 1er disposait que : «(...)              Aucune puissance ne pourra émettre des prétentions sur les              territoires allant de l’oued Draâ au Cap Bojador et appelés Tarfaya              comme il est dit plus haut et à l’intérieur parce que ces              territoires appartiennent au Maroc.»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1898 : &lt;/span&gt;Fondation              de la ville de Smara par Cheikh Ma Al-Aïnin issu des Reguibat,              figure emblématique de la résistance sahraouie à la colonisation              espagnole, sur le territoire qui se nommait alors «l’Afrique              occidentale espagnole».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1898 : &lt;/span&gt;attaque              d’un bâtiment fortifié à Dakhla. Plusieurs employés de la compagnie              commerciale hispano-africaine sont assassinés. Les survivants fuient              par bateau aux îles Canaries.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fin du XIXe siècle              :&lt;/span&gt; Cheikh Ma Al-Aïnin est présenté comme représentant spécial du              sultan dont il exécuterait la politique sur le plan local. Au moment              où le roi signe des traités abdiquant des pans entiers de              souveraineté, Ma Al-Aïnin mène des combats face aux incursions              étrangères au Sahara occidental.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1903 :&lt;/span&gt; les nomades              utilisent l’arrière-pays de la colonie espagnole comme refuge pour              lutter contre les tentatives françaises en vue de soumettre les              territoires alentour. Cheikh Ma Al-Aïnin proclame le djihad général              et s’arrange pour que des cargaisons d’armes parviennent jusqu’aux              foyers de résistance à Smara et dans l’Adrar. Ma Al-Aïnin négociait              avec les firmes Woermann de Hambourg et Torrese de Barcelone qui              expédient les armes avec la complicité de leur gouvernement à              Tarfaya par bateau.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1905 : &lt;/span&gt;le sultan              Abdelaziz, roi du Maroc, envoie son oncle Moulay Idris Ben              Abderrahmane Ben Souleymane rejoindre Ma El-Aïnin avec une cargaison              d’armes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1911 :&lt;/span&gt; accord              franco-allemand sur la prépondérance de la France sur le Maroc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1912 : &lt;/span&gt;signature              du traité de Fez et début du protectorat français sur le Maroc. Le              sultan Moulay Hafid place son pays sous la protection de la France.              «La pleine liberté d’action» est assurée à l’Espagne dans la Saguia              El-Hamra. Convention fixant les frontières et zones d’influence              française et espagnole sur le Sahara.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;septembre et              novembre 1930 : &lt;/span&gt;voyage de Michel Vieuchange dans la région              accomplissant près de 1400 km à pied de Tiznit (sud du Maroc) à              Smara (nord-est du Sahara occidental).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1932 : &lt;/span&gt;publication              en France de «Smara» récit de voyage de Michel Vieuchange, textes              reprenant in extenso les carnets de voyage de Michel Vieuchange chez              les dissidents du Sud marocain et du Rio de Oro, avec 53 gravures et              une carte ainsi qu’une préface de Paul Claudel.  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1934 :&lt;/span&gt; les              Français brisent la résistance sahraouie. Les Espagnols sont              cantonnés dans de petits postes côtiers. Une trêve est conclue entre              les Français et les Aït Ba Amrane.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                                       &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Milieu du XXe              siècle :&lt;/span&gt; découverte d’un important gisement de phosphates à Bou Craa.              Les Espagnols envisagent la création d’un micro-État (70 000              habitants) dont il leur sera facile de guider les orientations              économiques (2).&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1953 :&lt;/span&gt; lutte              effective pour l’indépendance au Maroc. Des milliers de Sahraouis              rallient l’Armée de libération du Maroc (marocaine), en tant que              citoyens marocains.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;           &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Janvier 1956 :&lt;/span&gt;              Indépendance du Maroc; les Sahraouis rejoignent le Sahara demeuré              sous le joug espagnol ainsi que Ifni et Tarfaya. L’Armée de              libération du Maroc est dissoute et le nouvel Etat indépendant              n’engage pas d’affrontement direct avec l’Espagne sur les              territoires du Sud.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Janvier 1958 :&lt;/span&gt;              création par l’Espagne du territoire administratif du « sahara              espagnol» rassemblant les territoires de Río de Oro et de Saguia              el-Hamra. La même année, l’Espagne cède la bande de Tarfaya au              Maroc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Juillet 1962 :&lt;/span&gt;              indépendance de l’Algérie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mars 1963 :&lt;/span&gt;              signature à Alger de la convention d’établissement algéro-marocaine              garantissant la libre jouissance de leur propriété des Algériens au              Maroc et des Marocains en Algérie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Octobre 1963 :&lt;/span&gt;              affrontement  dit de la “guerre des sables” dans la hamada à la              frontière algéro-marocaine entre l’armée marocaine et la jeune armée              algérienne issue de l’Armée de libération nationale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1963 : &lt;/span&gt;à la              demande du Maroc, le comité spécial de décolonisation de l’ONU              inclut le Sahara occidental dans la liste des territoires devant              être décolonisés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1965 :&lt;/span&gt; le Maroc              demande à l’Espagne d’engager des négociations directes pour la              restitution des territoires occupés du Sahara occidental. Fin de              non-recevoir de Madrid.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Juillet 1972 : &lt;/span&gt;             signature du traité dit de Ifran de délimitation des confins              algéro-marocains devant mettre un terme aux questions des frontières              entre les deux pays. Le Maroc ne dépose pas les instruments de              ratification de ce traité devant l’ONU.  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mars 1973 : &lt;/span&gt;un              dahir (décret royal) proclame le transfert à l’Etat de la propriété              des immeubles agricoles appartenant aux personnes physiques              étrangères et aux personnes morales. Des milliers d’algériens de              Guercif, Agadir, Taza, Oujda, Berkane, Casablanca, Nador et Fès sont              spoliés .&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1973 : &lt;/span&gt;création du              Front Polisario (Frunte para la liberacione de Saguia Hamra y Rio de              Oro) par les indépendantistes sahraouis, essentiellement des anciens              combattants de l’Armée de libération du Maroc, déçus par le régime              marocain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1975 :&lt;/span&gt; l’Espagne              quitte le Sahara occidental. Accords de Madrid confiant              l’administration de Saguia El-Hamra au Maroc et du Rio de Oro à la              Mauritanie. Cette région désertique est habitée par moins de 100 000              personnes, pour la plupart nomades.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;6 novembre 1975 : &lt;/span&gt;             à partir du PC opérationnel d’Agadir, le roi Hassan II prononce              l’ordre «Osman en avant...» et fait déployer 350 000 marcheurs qui              franchissent les barbelés marquant la frontière entre le Maroc et le              Sahara occidental. S’ensuit l’occupation militaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Début 1976 :&lt;/span&gt;              invasion militaire du territoire du Sahara occidental par l’armée              marocaine. Un grand mouvement de fuite des populations civiles est              observé. A l’arrivée des troupes marocaines dans les villes, les              habitants s’enfuient dans le désert, ne laissant que les femmes, les              enfants et les personnes âgées ou incapables de partir. Des retours              sont enregistrés, mais de milliers de Sahraouis prennent la route de              l’exil et se regroupent dans les camps de réfugiés de Tindouf.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1976 : &lt;/span&gt;le Front              Polisario engage une guérilla visant à l’établissement d’une              République sahraouie indépendante. Les hommes du Polisario dirigent              la plupart de leurs attaques contre les forces mauritaniennes.              Proclamation de la République arabe démocratique sahraouie (RASD)              dont le gouvernement est installé à Tindouf avec les réfugiés              sahraouis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1978 :&lt;/span&gt; mort de              Houari Boumediene. La tension se relâche entre l’Algérie et le Maroc              et un lent processus de paix est engagé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1979 :&lt;/span&gt; la              Mauritanie abandonne le Sahara occidental, laissant seul le Maroc,              qui annexe la zone mauritanienne non incluse dans les territoires              sous son administration dans le traité de Madrid. Le Conseil de              sécurité de l’ONU condamne «l’occupation marocaine» et reconnaît le              Front Polisario comme «représentant légitime du peuple sahraoui».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1981 : &lt;/span&gt;la              construction des «murs» marocains marque un tournant stratégique              dans le conflit. Ce remblai isole la côte atlantique du Sahara, qui              constitue une importante zone de pêche, et 200 000 km2 de Sahara              «utile» sur les 267 000 km2 du territoire. Les gisements de              phosphates de Bou Craa sont mis à l’abri. Le Maroc organise un              mouvement migratoire et met en place une importante infrastructure              économique et sociale. Le Maroc investit, entre 1976 et 1989,              environ 2,8 milliards de dollars pour soutenir la croissance locale.              Plus de 100 000 fonctionnaires marocains vivent au Sahara et près de              160 000 soldats y sont cantonnés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1982 :&lt;/span&gt;              l’Organisation de l’unité africaine (OUA) admet la RASD en tant que              membre après qu’elle ait été reconnue par une soixantaine d’Etats.             &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1985 : &lt;/span&gt;le Maroc              quitte l’OUA.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1988 :&lt;/span&gt; le plan de              paix de l’ONU est accepté par le Maroc et le Front Polisario.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1990 :&lt;/span&gt; réédition              en France du livre de Michel Vieuchange sous le titre «Smara :              carnets de route d’un fou de désert» sans les photos originales de              Michel Vieuchange ni la carte que son frère avait établie d’après              ses relevés de 1930.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1991 : &lt;/span&gt;signature              d’un accord de cessez-le-feu permettant la mise en œuvre du plan de              paix. Le référendum d’autodétermination prévu en 1992 se heurte à la              difficile définition du corps électoral.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Résolution 690 du              Conseil de sécurité qui crée la Mission de l’ONU pour l’organisation              du référendum au Sahara occidental (Minurso). Le texte indique que              «le peuple du Sahara choisira librement et démocratiquement entre              l’indépendance et l’annexion au Maroc». Pour organiser ce              référendum, la Minurso devait s’occuper du recensement des votants,              de la libération des détenus et du rapatriement des réfugiés              sahraouis résidant en Algérie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1993 :&lt;/span&gt; Rabat              inclut «institutionnellement» le Sahara occidental dans les              élections municipales et législatives et dans le référendum              constitutionnel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                                       &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1994 : &lt;/span&gt;début des              opérations d’enregistrement des électeurs sahraouis. Au moins 150              000 réfugiés sahraouis sont installés dans les camps de Tindouf. La              base du corps électoral est celle établie en 1974, lors du              recensement effectué par l’Espagne, qui avait dénombré 74 000              personnes. Le Maroc propose une liste complémentaire de 120 000              noms. Selon un rapport cité dans Civil Society publié au Caire en              mars 1996, l’ONG de défense des droits de l’homme Human Right Watch              indique que Rabat aurait transféré, en 1991, pas moins de 40 000              personnes dans le Sahara, qui y vivraient dans des tentes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1995 :&lt;/span&gt; le              diplomate américain Frank Rudy (ancien vice-président du comité              d’organisation du référendum et membre de la Minurso) dénonce,              devant le Congrès, à Washington, l’erreur d’avoir accordé aux deux              belligérants (Maroc et Polisario) le soin d’identifier les électeurs              potentiels, en lieu et place de l’ONU. Le nombre des personnes              aspirant à voter avoisinait cette année-là les 230 000 à 250 000 si              l’on incluait les émigrants sahraouis en Algérie, en Mauritanie, aux              îles Canaries, en Espagne métropolitaine et en France.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1995 :&lt;/span&gt; le              Polisario libère 185 prisonniers de guerre marocains.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Novembre 1996 : &lt;/span&gt;le              Maroc libère 66  détenus du Front Polisario. Ils rejoignent               Tindouf  où se trouvent les camps de réfugiés sahraouis.  &lt;/span&gt;             &lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1996 : &lt;/span&gt;Ahmed              Alaoui, ancien ministre et proche conseiller du roi Hassan II,              propose au Polisario la solution dite de la «régionalisation», une              solution de rechange à l’indépendance qui consiste en une              intégration au Maroc basée sur l’autonomie et la décentralisation.              La thèse de l’autonomie dans le cadre de l’Etat marocain est              soutenue aussi par Javier Ruperez, du Parti populaire (PP) espagnol,              président de la commission des affaires étrangères du Congrès des              députés de Madrid, qui indique que «la question du Sahara doit faire              l’objet d’une négociation et rendre propice l’existence d’un Sahara              autonome dans le cadre de la souveraineté marocaine».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1997 : &lt;/span&gt;le              « «Report of the Secretary General on the Situation Concerning              Western Sahara» du Conseil de sécurité des Nations unies souligne              que «l’Union européenne, les Etats-Unis et l’ONU ont intérêt à ce              qu’une issue se dégage de ce contentieux qui affecte l’Afrique du              Nord et qui ajoute un élément d’instabilité à une région déjà              fortement perturbée par la guerre civile en Algérie. Situé dans une              zone prioritaire pour la sécurité de l’Europe, le Sahara occidental              oppose directement le Maroc et l’Algérie, qui se sont affrontés pour              l’hégémonie régionale».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1997 :&lt;/span&gt; Kofi Annan,              secrétaire général de l’ONU, permet de relancer le processus de paix              au Sahara occidental et nomme James Baker, ancien secrétaire d’État              américain, comme envoyé personnel pour le Sahara occidental. &lt;/span&gt;             &lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avril 1997 : &lt;/span&gt;Baker              visite la région &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Septembre 1997 : &lt;/span&gt;             réunion sous la houlette de James Baker des Sahraouis et des              Marocains à Houston (Etats-Unis). Signature des accords de Houston              qui prévoient la tenue du référendum en 1998. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Décembre 1997 :&lt;/span&gt;              reprise de l’identification des électeurs. Elle bute à nouveau sur              le statut de plusieurs tribus nomades. Le référendum est repoussé à              décembre 1999.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1999 :&lt;/span&gt; rejet par              la commission d’identification de  la plupart des demandes              individuelles d’inscription de ces tribus; le Maroc n’approuve pas.              Le Polisario déclare une possible  reprise des hostilités armée si              le référendum est continuellement repoussé. La RASD adopte sa              constitution.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;            &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2000 : &lt;/span&gt;premier              plan Baker connu sous le nom «Baker I» offrant une large autonomie              locale dans le cadre de l’État marocain. Les compétences du royaume              sont limitées à la défense et aux affaires étrangères. Le plan est              accepté par le Maroc et rejeté par le Polisario.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Libération de 201              prisonniers marocains détenus par le Polisario.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2002 :&lt;/span&gt; dans un              rapport remis au secrétaire général de l’ONU, le Maroc est qualifié              pour la première fois de «puissance administrante» du Sahara              occidental sans que cette qualification ne soit portée sur la liste              des territoires non autonomes tenue par l’ONU. «Puissance              administrante» aurait autorisé le Maroc à exploiter les ressources              naturelles du territoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2003  : &lt;/span&gt;nouveau              plan de James Baker appelé «Baker II». Il prévoit l’établissement              d’une Autorité du Sahara occidental pour cinq ans avant la tenue du              référendum auquel les marocains non originaires du Sahara occidental              participeraient et où la nouvelle option d’une «autonomie              permanente» figurerait. Le plan est approuvé unanimement par le              Conseil de sécurité sous la condition de son acceptation par toutes              les parties. Le plan est refusé par le Maroc, considérant qu’il              compromet son «intégrité territoriale».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Août 2003 : &lt;/span&gt;le              diplomate péruvien Alvaro de Soto est nommé par l’ONU au poste de              Représentant spécial pour le Sahara occidental.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mars 2004 :&lt;/span&gt; début              des échanges des visites familiales sous l’égide de la Minurso. Un              premier groupe de réfugiés sahraouis de Tindouf se rend  à Laâyoune,              dans les Territoires du Sahara occidental, pour la première fois              depuis 25 ans. Le même vol dans l’autre sens dépose avec un nouveau              groupe de personnes qui peuvent visiter leurs familles dans les              camps de réfugiés à Tindouf. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Juin 2004 : &lt;/span&gt;James              Baker démissionne de son poste de représentant du SG de l’ONU pour              le Sahara occidental. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2004 : &lt;/span&gt;projet              d’autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine, lancé par              Rabat et rejeté par le Front Polisario.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mai 2005 : &lt;/span&gt;             déclenchement des manifestations et émeutes, surnommées «intifadha              pour l’indépendance» par le Polisario. Elles ont lieu principalement              à Laâyoune et dans plusieurs villes du Sahara occidental. Des              journalistes étrangers sont expulsés après avoir interviewé des              manifestants. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Juillet 2005 :&lt;/span&gt; Ban              Ki-Moon, secrétaire général de  l’ONU, nomme Peter van Walsum,              envoyé personnel pour le Sahara occidental du secrétaire général des              Nations unies.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Août 2005 :&lt;/span&gt;              libération des 404 derniers prisonniers de guerre marocains détenus              pendant plus de 20 ans par le Front Polisario. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Décembre 2005 :&lt;/span&gt;              quatorze militants sahraouis sont condamnés à des peines de prison.              Amnesty International et Human Rights Watch expriment de vives              réserves sur les conditions de ces procès.  Amnesty International              demande une enquête sur les accusations de torture de prisonniers.             &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                                                    &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2006 :&lt;/span&gt; le roi              Mohamed VI  met en place le Conseil royal consultatif pour les              affaires sahariennes (CORCAS). la troisième voie de l’autonomie,              entre l’annexion et l’indépendance est proposée aux Sahraouis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le Maroc se dit              favorable à la tenue d’un référendum d’autodétermination de la              population du Sahara Occidental s’il n’inclut pas parmi ses options              l’indépendance du territoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Décembre 2006 :&lt;/span&gt; le              Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS,              assemblée de notables Sahraouis) propose au roi Mohammed VI «la mise              sur pied d’un gouvernement local, d’un Parlement et d’une autorité              judiciaire autonomes dans le territoire du Sahara».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avril 2007 : &lt;/span&gt;             adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies de la              résolution 1754 exhortant les deux parties à entamer des              négociations directes sans conditions préalables et de bonne foi. La              même résolution prolonge  la Mission des Nations unies pour              l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso)              jusqu’au 31 octobre 2007.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avril 2007 :&lt;/span&gt; le              Maroc présente son projet d’autonomie du Sahara Occidental. Le              projet d’autonomie pour le Sahara s’articule autour de trois axes :              la souveraineté du Maroc, la prise en compte des particularités              sociales et culturelles de la région et les critères internationaux              en matière d’autonomie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;19 et 20 juin              2007  :&lt;/span&gt; premier round de négociations de Manhasset (banlieue huppée              de New York, Etats-Unis) appelé Manhasset I.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;10 et 11 août 2007              :&lt;/span&gt; deuxième round de Manhasset qui ne débouche sur rien de concret.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;8 et 9 janvier              2008 :&lt;/span&gt; troisième round de négociations de Manhasset qui conclut à la              nécessité d’entamer une nouvelle phase de négociations, «plus              intensive et substantielle» pour les deux parties en conflit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;18 et 19 mars 2008              : &lt;/span&gt;quatrième round des négociations de Manhasset qui confirme l’échec              de ces premiers pourparlers.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mai 2008 : &lt;/span&gt;Peter              van Waslum exprime une opinion personnelle devant le conseil de              sécurité considérant que si aucune pression n’est exercée sur le              Maroc, l’option d’indépendance du Sahara occidental est un objectif              irréaliste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;30 avril 2008 : &lt;/span&gt;le              Conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 1813 qui              renouvelle en substance le mandat de la Minurso jusqu’au 30 avril              2009, réitère les principes fondamentaux énoncés lors des              résolutions précédentes mais surtout «fait sienne la recommandation              formulée dans le rapport selon laquelle il est indispensable que les              parties fassent preuve de réalisme et d’un esprit de compromis afin              de maintenir l’élan imprimé au processus de négociation».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Septembre 2008 :&lt;/span&gt;              Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon  nomme le diplomate              américain Christopher Ross comme son envoyé spécial personnel pour              le Sahara. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Juin 2009 : &lt;/span&gt;             élections locales au Maroc étendues aux territoires du sahara              occindetal. Le Polisario dénonce cette «provocation grave».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;                          &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;              &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Août 2009 :&lt;/span&gt;              réunion informelle entre les représentants du front Polisario et du              Maroc en attendant une reprise rapide des négociations.  &lt;/span&gt;             &lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Chronologie réalisée par Amine              Esseghir&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;(1) – Selon le              document de la Cour internationale de justice de la Haye, Western              Sahara : Advisory Opinion of 16 October 1975, le tribunal a reconnu              que, dans le cas du Sahara, des liens historiques existaient entre              le Maroc et les tribus de la région, mais ceux-ci ne prévalent pas              sur le principe du droit à l’autodétermination. Par ailleurs, un              grand expert de la région, George Joffé, actuel directeur d’études              de l’Institut royal des affaires internationales de Londres,              écrivait :  «La Cour a pris soin d’expliquer qu’elle admettait que              de tels liens (historiques) existaient avec certaines, mais pas              l’ensemble, des tribus du Sahara occidental (...). Cependant, la              Cour était sceptique quant à la revendication marocaine puisque les              tribus concernées étaient nomades, éparpillées et non circonscrites              à l’intérieur de frontières précises – circonstances que de              précédentes décisions de la Cour avaient jugées inadaptées à une              souveraineté territoriale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;(2) - Selon              l’historien Tony Hodges, cette perspective serait à l’origine de la              naissance du sentiment national sahraoui alors que les péripéties de              la guerre de libération du Maroc avaient surtout mis en évidence la              propension des Sahraouis à se mettre consciemment sous la              souveraineté du roi du Maroc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;(3) - Jusqu’au              milieu du XXe siècle, les Espagnols maintiennent une faible autorité              sur ces territoires. La colonisation militaire a abandonné à              plusieurs reprises ses fortifications.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Sources              principales&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ibn Khaldoun :              Histoire des Berbères Traduction de De Slane - Geuthner (Paris 1982)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span lang="EN-GB"  style="font-size:100%;"&gt;Tony              Hodges : Western Sahara. The Roots of a Desert War -Lawrence Hill (Wesport              1983)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span lang="EN-GB"  style="font-size:100%;"&gt;Tony              Hodges : The Western Sahara, Minority Rights Group (Londres 1991)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span lang="EN-GB"  style="font-size:100%;"&gt;Tony              Hodges : The Origins of Saharawi Nationalism&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span lang="EN-GB"  style="font-size:100%;"&gt;             Richard Lawles et Laila Monahan : War and Refugees&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span lang="EN-GB"  style="font-size:100%;"&gt;The              Western Sahara Conflict - Pinter (Londres 1987)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span lang="EN-GB"  style="font-size:100%;"&gt;             Stephen Zunes : Western Sahara. Peace derailed - Current History              (1996)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Mariano Aguirre :              Dossier sur la fin du conflit au Sahara occidental, in Le Monde              diplomatique (Paris, novembre 1997)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Les résolutions de              l’ONU concernant le Sahara occidental sont disponibles sur le site              Internet www.arso.org&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;             &lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;             &lt;span style="font-size:100%;"&gt;Articles de la              presse algérienne, marocaine, espagnole, française et américaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"  style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;In hebdomadaire Les Débats semaine du 19 au 25 août 2009&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" face="georgia" style="margin: 0pt 7px; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-3064967381941583876?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/3064967381941583876/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/histoire-du-sahara-occidental-pour.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/3064967381941583876'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/3064967381941583876'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/histoire-du-sahara-occidental-pour.html' title='Histoire du Sahara occidental... pour comprendre un problème qui bloque l&apos;évolution des populations de toute une région du monde'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/So8UMCeBjFI/AAAAAAAAAGo/kcilBmLlL2Q/s72-c/western_sahara.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-8207049272863327178</id><published>2009-08-18T12:15:00.000-07:00</published><updated>2009-08-24T15:54:45.334-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Photos reportage'/><title type='text'>Autres images de l'Irak</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sor-jID2-vI/AAAAAAAAAGg/LXSFl2Lt070/s1600-h/museum_irak.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 262px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sor-jID2-vI/AAAAAAAAAGg/LXSFl2Lt070/s400/museum_irak.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5371385385005284082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ces images ont été prises en Irak en octobre 2002 lors d'un reportage réalisé en attendant la guerre. En fait, on était un peu en avance.&lt;br /&gt;Salle assyrienne du Musée de Baghdad en octobre 2002, celui qui a été pillé au moment de l'invasion américaine.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sor-ijocnXI/AAAAAAAAAGY/AmgxhUzZxKM/s1600-h/moutanabi.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 255px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sor-ijocnXI/AAAAAAAAAGY/AmgxhUzZxKM/s400/moutanabi.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5371385375226633586" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les Egyptiens écrivent, les Libanais publient et les Irakiens... lisent. Rue Al Moutannabi dans un vieux quartier de Baghdad (Al Arasat al Hindiya). La foule d'un marché au puce pour acheter des livres proposés à même le sol.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sor-iQz8kKI/AAAAAAAAAGQ/VAIkUObCDN4/s1600-h/karbala.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 256px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sor-iQz8kKI/AAAAAAAAAGQ/VAIkUObCDN4/s400/karbala.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5371385370174591138" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Sur ordre de monsieur le président, le chef et le combattant Saddam Husseïn Dieu le protége et le préserve, le ministère des waqfs et des affaires religieuses, en charge des travaux et service de la municipalité dans le Gouvernorat de Kerbala, réalise le projet d'entretien des égouts du Gouvernorat. "&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sor-iFTh0TI/AAAAAAAAAGI/sqsmVYYNlWM/s1600-h/firdaous.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 258px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sor-iFTh0TI/AAAAAAAAAGI/sqsmVYYNlWM/s400/firdaous.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5371385367085830450" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Place Al Firdaous près de l'hôtel Palestine alors que la statue de Saddam était encore debout.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sor-hhR8aNI/AAAAAAAAAGA/tHUdsDCrMRo/s1600-h/chiit.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 273px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sor-hhR8aNI/AAAAAAAAAGA/tHUdsDCrMRo/s400/chiit.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5371385357415508178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Objets du culte chiites sur un marché de Kerbala.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-8207049272863327178?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/8207049272863327178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/autres-images-de-lirak.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/8207049272863327178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/8207049272863327178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/autres-images-de-lirak.html' title='Autres images de l&apos;Irak'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sor-jID2-vI/AAAAAAAAAGg/LXSFl2Lt070/s72-c/museum_irak.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-776422637293200566</id><published>2009-08-18T04:00:00.000-07:00</published><updated>2009-08-18T12:15:23.960-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Arts traditionnels et patrimoine Algérie'/><title type='text'>Des jeunes de la Casbah font revivre l'art ancien de Bendebbagh</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 3.1  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt;  &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia; color: rgb(0, 102, 0); font-weight: bold;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;b&gt;Des jeunes artisans de La Casbah&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia; color: rgb(0, 102, 0); font-weight: bold;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);font-size:130%;" &gt;Les derniers élèves de Bendebbagh&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:130%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia; font-weight: bold;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ils &lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);font-size:130%;" &gt;&lt;/span&gt; ne sont pas diplômés des beaux-arts, ils ont juste apprécié et profité d’avoir été les voisins de Mostepha Bendebbagh. Dans les derniers moments de sa vie, l’artiste recevait simplement ces jeunes qu’il initiait à l’art sans autre forme de pédagogie que celle de l’admiration du disciple devant le maître. S’ils imitent aujourd’hui le maître et gardent précieusement ses r’cham, ils apprécient aussi la valeur de ce qui leur a été transmis. Modestes mais convaincus, ils veulent à leur tour redonner vie à un art ancestral.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia; font-weight: bold;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SoqLBWRVphI/AAAAAAAAAFo/ALt7lhMYqYI/s1600-h/artisans.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 253px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SoqLBWRVphI/AAAAAAAAAFo/ALt7lhMYqYI/s400/artisans.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5371258360867169810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; text-align: center;font-family:georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:8pt;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Les trois jeunes artisans de gauche à droite : Farid Samaallah, Zakaria Daoud et Hamza Daoud.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous;font-family:georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:8pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Au détour d’une ruelle, à l’extrémité du reste d’un sabbat (passage couvert), au 6, de la rue Abdelkader-Madjer (cette rue est toujours connue sous le nom de Zenqat Sidi Ramdan et s’appelait rue Marmol à l’époque coloniale) l’échoppe surprend le passant. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous;font-family:georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SoqLjaePJUI/AAAAAAAAAF4/WHfkv1sEidk/s1600-h/PICT0020i.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SoqLjaePJUI/AAAAAAAAAF4/WHfkv1sEidk/s400/PICT0020i.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5371258946110563650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Effectivement, on ne s’attend pas à voir des cadres de miroirs en bois peint et coffrets à l’ancienne accrochés à une porte, dans ce dédale qui n’est en fait qu’un passage pour ceux qui visitent la Haute-Casbah et se rendent forcément à la plus vieille mosquée d’Alger, Sidi Ramdan.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt; Au moment où une partie de La Casbah se débarrasse de son image de ruine de grande valeur, que les rues sont nettoyées, que les anciennes bâtisses insalubres sont débarrassées, que les chemins deviennent accueillants, cette boutique qu’aucun programme de réhabilitation n’avait prévu surgit comme un miracle. Les jeunes ont-ils choisi sciemment ce lieu très fréquenté en principe par des touristes incertains ? Assurément non, ils ont loué en 2006, pour un prix symbolique, ce magasin sans fenêtres de moins de 12 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; où il est difficile d’imaginer ouvrir autre chose qu’une telle échoppe. C’est le plus dégourdi des trois, Farid Samaallah, qui y a mis ses économies : “Après avoir travaillé à la décoration du salon d’honneur de la nouvelle aérogare d’Alger, l’argent que j’ai gagné m’a permis d’investir dans ce lieu.” Avec ses deux complices, associés et amis, ils ont donné un nouveau visage à cette portion de quartier et ont ressuscité une image que l’on croyait à jamais disparue, celle des échoppes des artisans de La Casbah. Au fait, sont-ils des artisans ou des artistes ? La question les fait rire et leur donne de la rougeur aux joues. Ils ne le savent pas et pour le moment, ils ne savent qu’une seule chose : investir du temps et des efforts pour réaliser ces objets d’une variété incroyable et aux couleurs les plus inattendues.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p  style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous;font-family:georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;Mais qu’on ne s’y trompe pas, ce genre de décoration de meubles et même de céramiques n’a effectivement rien de nouveau. C’est probablement la forme de décoration la plus ancienne que l’on connaisse à Alger. Il est rare d’ailleurs de ne pas trouver dans une famille algéroise un coffret à bijoux, un miroir – ou plus important encore, une skampla ou un landau décorés – datant du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; ou du début du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. Ce sont effectivement des objets usuels qui étaient décorés de la sorte et donnaient du travail à un nombre incalculable d’artisans. L’industrie, la modernité et la perte des valeurs a failli achever cette expression artistique, naïve, première, mais néanmoins reconnue et appréciée par ceux à qui elle s’adressait. Probablement que le plus grand mérite de Mostepha Bendebbagh, au-delà d’avoir laissé des œuvres authentiquement artistiques, aura été de perpétuer durant de longues années cet art et le transmettre intégralement à des jeunes qui n’en demandaient pas tant. Certes, Bendebbagh a eu des élèves aux noms prestigieux aujourd’hui dans le monde de l’art tels Zakaria Morsli ou Ali Kerbouche. Mais ses autres élèves inconnus, qui ne fréquentent pas les galeries d’art et ont pris des mains du maître l’art comme on prend un cadeau, ont l’honneur de restituer ce que l’art ne restitue pas : la naïveté de l’accès au beau sans autre message à adresser que cette émotion face à ce qui séduit le regard. Ce lieu inattendu, cette caverne d’Ali Baba aurait pu ne jamais exister sans cette intention initiale de ces trois jeunes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p face="georgia" style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;&lt;b&gt;Pour l’amour de l’art&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;Il faut dire que Zakaria et Hamza Daoud, deux frères, sont un peu comme Obélix : ils sont tombés dans l’art quand ils étaient tous jeunes. Naturellement doués pour le dessin, ils ont la chance d’avoir pour oncle Mohamed Daoud, enlumineur, décorateur et peintre à ses heures mais également élève de Mostepha Bendebbagh, sans oublier bien sûr que la maison familiale ne manque pas non plus d’œuvres de l’artiste, l’ami et le voisin depuis des lustres.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;Bendebbagh avait repéré Hamza, le plus jeune, qui lui rendait souvent visite. Il est vrai que ce jeune à peine sorti de l’adolescence étonne par sa dextérité. C’est lui qui introduit Farid Samaallah auprès du maître. Farid est aussi un autodidacte, il a fait quelque temps de la caricature mais il ne trouve aujourd’hui d’accomplissement que dans ce qu’il fait tous les jours. Il a déjà participé à des expositions, mais qui ont été pour lui plus des alibis pour les organisateurs que de véritables moyens de promotion de l’artisanat. “Je dois dire que ce sont les étrangers qui nous encouragent”, avoue-t-il à contrecœur. Effectivement, des délégations officielles, notamment des ambassadeurs en visite à La Casbah, ont permis à Farid de montrer ce qu’il sait faire et de gagner un peu d’argent et de la notoriété. Des âmes charitables ont organisé des garden-parties chez elles pour permettre à l’artiste d’exposer et de vendre ses œuvres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;Certes, de nombreuses commandes arrivent aujourd’hui à l’échoppe. Les trois compères mettent en dépôt-vente leurs produits à l’aéroport d’Alger notamment, mais se heurtent à des difficultés kafkaïennes : “On a du mal à trouver un menuisier qui accepte de nous découper le bois, les feuilles en multiplié, selon nos désir. Ils trouvent que c’est un petit travail qui ne rapporte pas. Pourtant, sans cela on ne peut pas fabriquer nos objets.” Ils ont effectivement pensé à acheter une scie sauteuse pour faire les petites découpes eux-mêmes, mais le plus compliqué reste de découper en petites planches les grandes feuilles de bois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;Ils ont aussi du mal à trouver des objets en céramique crue, ou alors elle est de mauvaise qualité alors qu’ils s’enorgueillissent de travailler sur tous les supports. Mieux, ils s’imaginent investir un art majeur en Algérie, la miniature, qu’ils mettent à la disposition de la décoration des objets qu’ils fabriquent. Une innovation certes, mais ils s’exercent afin d’avoir encore plus de maîtrise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;Ces jeunes de leur temps, qui ont vécu de petits boulots, qui ont eu, comme Farid, des moments difficiles en tenant une table de cigarettes, qui n’ont pas eu la chance de poursuivre de longues études, sont d’un extraordinaire réalisme. Ils sont aussi comme tous les jeunes de leur génération, un petit peu aigris et désabusés tout en croyant en un avenir meilleur. Ils supposent que ce qu’ils font est suffisamment important pour intéresser des connaisseurs, même si dans les hautes instances de la culture en Algérie ont considéré que leurs objets étaient tout simplement trop coûteux. Dans le même temps, ils sont peu nombreux à voir pourtant que la démarche de ces trois jeunes a une valeur inestimable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;&lt;b&gt;Amine Esseghir&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;&lt;b&gt;Mostepha Bendebbagh&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;Mostepha Bendebbagh est né le 5 septembre 1905 et décédé le 22 janvier 2006 à son domicile, une douéra, ancienne maison algéroise de la Haute-Casbah sise rue Mohamed Azzouzi (Bir Soustara avant la colonisation, rue des Maughrébins en 1830). Enlumineur, mais aussi maître dans les arts appliqués, il a marqué de son sceau l’enluminure algérienne. Ses thèmes de prédilection son les bouquets de fleurs, les paons traînant au milieu d’un décor floral luxuriant, toujours empreints de cette ambiance particulière marquée par une décoration abondante (faites d’éléments floraux, de calligraphies, de formes géométriques et zoomorphiques) et des couleurs chatoyantes. Bendebbagh a aussi restitué et certainement immortalisé des éléments constitutifs de l’imaginaire de sa société. Les fleurs renvoient à l’image des jardins du paradis. Elles déterminent aussi une valeur esthétique, elles définissent ce qui est beau et renvoient à l’amour, au  parfum, au printemps, au goût de la vie. L’oiseau a toujours été vu comme le porteur d’un message, il reflète l’idée du messager divin annonçant d’heureux présages. Le poisson, que l’on retrouve souvent, symbolise l’espoir et la survie. Il illustre la légende qui dit que les paysans ont quitté les terres pour aller pêcher des poissons alors que la sécheresse les avait empêchés de cultiver leurs terres. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;Les couleurs ont aussi un usage symbolique. Le bleu, c’est ciel d’où tombe la pluie source de vie. Le jaune renvoie au soleil, source de chaleur nécessaire pour le bien-être. Le noir illustre la nuit, synonyme de repos après l’effort. Quant au blanc, il est toujours l’équivalent de la propreté du corps et de l’esprit. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;Mostepha Bendebbagh, nommé doyen de l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger en 1982, a exposé ses œuvres pour la première fois à Marseille en 1922. Il a participé à l’exposition internationale à Newcastle, en Grande-Bretagne, en 1929. Il a pris part à l’exposition internationale de Chicago aux Etats-Unis en 1933. Donnant, à l’image des frères Racim ou de Baya, avant même l’Indépendance, un retentissement international à un art d’inspiration authentiquement algérienne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;&lt;b&gt;A. E.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;&lt;b&gt;Extraits du livre d’or&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;Le livre d’or de la boutique des trois jeunes indique en tous les cas que La Casbah continue de recevoir son lots d’admirateurs – peut être pas en nombre comme cela est souhaité par ses habitants – qui bravent les dangers supposés ou réels et sont tout simplement sous le charme de la petite boutique de Sidi Ramdan. On trouve ainsi, au côté de l’arabe, du français ou de l’anglais, des idéogrammes japonais pour exprimer dans toutes les langues la joie de se retrouver nez à nez avec cette incertaine machine à remonter le temps qu’est l’échoppe des trois artisans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;La boutique est aussi devenue la halte des officiels en visite à La Casbah tant elle représente un bastion de résistance pour maintenir vivant l’artisanat ancien condamné apparemment à la disparition. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;&lt;span lang="en-GB"&gt;Quelques extraits pour s’en convaincre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="en-GB"&gt;A real Treasure in the middle of the Casbah.” &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;Signature illisible, 30-08-2006.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Une rencontre inattendue mais formidable. Votre travail est merveilleux et unique.” Nicolas, Paris, septembre 2006.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;J’espère que vous aurez toute la chance et le succès que vous méritez bon courage.” &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;&lt;span lang="en-GB"&gt;Florence, Paris, France, 11-09-2006&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="en-GB"&gt;What a very talented artist !” Laurette, South Africa, 13-09-2006&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="en-GB"&gt;Was much impressed by Algiers the Casbah and this art shop so typifies the art of the city and the culture.” &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;Logu, USA, 15-09-2006&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;Complimenti si Giovanni artisti delle Casbah.” Signature illisible, 06-11-2006&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;&lt;span lang="en-GB"&gt;Nice to see you maintaining the old arts. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;Good luck.” Ambassadeur du Pérou, 06-12-2006&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;Félicitations pour le travail.” Bibiano Jones, ambassadeur d’Argentine, 27-02-2007&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;Bravo pour ces peintures raffinée et délicates.” Gaëtan Guignard, 28-04-2007&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;En apoyo a los artesanos de… Argelia y condeses de que su arte y cultura sea un apoyo para toda la gente de la pais en el cual se refleja su arte.” &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;&lt;span lang="en-GB"&gt;Pilar Macho, Espagne, 06-05-2007 &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;“&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: 8pt;font-size:100%;" &gt;&lt;span lang="en-GB"&gt;It’s a pleasure to support the continued efforts and life of such an artist. Thank you.” Julia Brennan, Washington DC, 21-06-2007&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;" align="JUSTIFY"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; “&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="en-GB"&gt;Thank you for your hospitality, I’m most impressed with your art.” Zeina, London, 03-07-2007     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="background: transparent none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 0cm; -moz-background-clip: border; -moz-background-origin: padding; -moz-background-inline-policy: continuous; font-family: georgia;"&gt;In hebdomadaire &lt;a href="http://www.lesdebats.com/editionsdebats/250707/nation.htm#6"&gt;Les Débats&lt;/a&gt; semaine du 25 au 31 juillet 2007&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;" align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-776422637293200566?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/776422637293200566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/des-jeunes-de-la-casbah-font-revivre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/776422637293200566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/776422637293200566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/des-jeunes-de-la-casbah-font-revivre.html' title='Des jeunes de la Casbah font revivre l&apos;art ancien de Bendebbagh'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SoqLBWRVphI/AAAAAAAAAFo/ALt7lhMYqYI/s72-c/artisans.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-6123628534332604646</id><published>2009-08-17T05:50:00.000-07:00</published><updated>2009-08-21T14:02:49.443-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire et politique au Maghreb'/><title type='text'>Il était une fois la guerre des sables</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce n'est pas l'article le plus complet sur le sujet, mais il a eu le mérite de dépoussiérer un petit peu le sujet en Algérie en essayant de présenter l'histoire de la manière la plus objective possible.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="file:///C:/DOCUME%7E1/Amine/LOCALS%7E1/Temp/moz-screenshot.png" alt="" /&gt;Unique conflit armé direct entre l’Algérie et le Maroc&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 102, 0);"&gt;Il était une fois la guerre des sables&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dans l’histoire récente des deux jeunes pays, aux fondements historiques et socioculturels quasiment liés, il aura fallu qu’une guerre jalonne leur parcours commun. Au cœur du problème, la question lancinante des frontières.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La guerre des sables fait partie de ces escarmouches qui n’ont heureusement ni fait beaucoup de morts ou de blessés ni occasionné de dégâts importants (a contrario des guerres sanglantes que se sont livrés le long de leur histoire les pays européens) mais qui sont comme des points de repères sur les limites des crises que vivent deux pays de manière cyclique.&lt;br /&gt;Les combats avaient débuté le 8 octobre 1963. Des troupes de la jeune Armée nationale populaire issue de la glorieuse Armée de Libération nationale – longtemps soutenue par le royaume du Maroc – avaient attaqué des détachements des Forces armées royales (elles aussi héritières directes de l’Armée de Libération du Maroc). Avant cela, au mois de septembre, le roi Hassan II avait déployé des troupes en plusieurs points de la zone désertique qui s’étendait entre le Hamada du Draâ et Béchar. Les forces marocaines n’avaient eu aucun mal à occuper ces lieux, l’armée algérienne étant absente de ces endroits, ses troupes les mieux équipées étant occupées en Kabylie face aux militants du FFS.&lt;br /&gt;En apprenant  que les troupes marocaines occupaient une partie du territoire national, le président Ben Bella lança son fameux “hagrouna”.&lt;br /&gt;Dès le début des combats, l’armée algérienne, qui avait excellé dans la guérilla face à l’armée d’occupation française, a du mal à faire face à des troupes marocaines entraînées à la guerre des axes. Les combats sont acharnés durant trois jours alors que des renforts arrivent du nord pour renforcer l’armée algérienne et que la France envoie du matériel au Maroc (des véhicules, du plasma, des rations de combats, des casques et quelques mitrailleuses ainsi que des mortiers). L’armée marocaine aurait pu pénétrer plus avant sur territoire algérien sans rencontrer de résistance importante.&lt;br /&gt;Mais les bons offices sont engagés ; que ce soit ceux de la Ligue arabe, refusés par le Maroc, et ceux de l’ONU, mais sans obtenir l’aval des deux parties.&lt;br /&gt;Ce sera l’OUA qui réunira Algériens et Marocains autour d’une table, à Bamako, le 29 octobre, moins de vingt jours après le début des combats. La conférence convoquée d’urgence par Haïlé Sélassié, l’empereur d’Ethiopie, agissant en tant que président de l’Organisation de l’unité africaine, regroupe le roi du Maroc, le président Ben Bella et Modibo Keita, président de la République du Mali.&lt;br /&gt;Un accord de cessez-le-feu sera signé le 2 novembre et les combats cesseront réellement le 4 novembre. L’accord aboutit aussi à un modus vivendi soulignant qu’il n’y avait ni vainqueur ni vaincu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une guerre non voulue&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;S’il ne fait aucun doute que cette guerre n’était pas voulue par l’Algérie et d’ailleurs même pas attendue, elle est née à l’instigation du roi du Maroc. Mais le souverain marocain pariait plus sur les pressions qu’il pouvait ainsi exercer sur le gouvernement algérien que sur l’issue du conflit lui-même. Car de toute évidence, l’affrontement armé ne pouvait être à l’avantage d’aucune des deux parties, d’autant que le roi Hassan II savait que la prise de territoires sur l’Algérie équivaudrait à un conflit permanent. D’ailleurs, il le reconnaissait lui-même dans Le Défi : “La première attitude (se raidir et continuer la guerre, ndlr) faisait courir au Maghreb tout entier le risque d’une immense guerre civile. Nous n’eûmes pas une minute d’hésitation, préférant un voisin fort et amical à un voisinage hostile et rancunier.”&lt;br /&gt;De plus, l’intense émotion soulevée par le conflit rendait le Maroc plus vulnérable puisque isolé. Finalement, à quoi rimait l’incursion ? En fait, le souverain du Maroc s’impatientait de régler les questions frontalières laissées en suspens au moment de la Guerre de Libération, alors que Ben Bella traînait des pieds pour s’asseoir autour d’une table et discuter. L’offre faite par la France de créer quelques départements du Sud au Maroc et en garder d’autres n’avait pas plu au roi Mohamed V, qui préférait régler le problème avec l’Algérie indépendante (1). D’ailleurs, faut-il croire à la grandeur d’âme du monarque ou bien privilégier un calcul froid en prévision de l’avantage qu’aurait un Maroc indépendant depuis plusieurs années face à un pays nouvellement indépendant ? Hassan II en avait touché un mot au président Ben Bella, mais celui-ci lui demandait du temps ; il fallait mettre sur pied les institutions algériennes pour ensuite parler des frontières.&lt;br /&gt;Dans le même temps l’accord secret Hassan II - Ferhat Abbas du temps de la Guerre de Libération (en 1961) devenait caduc alors que Abbas est évincé du système politique algérien.&lt;br /&gt;Le Maroc, après le conflit, gagnait toutefois la mise en place d’une commission spéciale pour trouver une solution au problème frontalier. Il reste que si la solution militaire a été un échec, l’issue diplomatique débouchait sur une impasse.&lt;br /&gt;Dès lors apparaît aux yeux de Hassan II la possibilité de forcer la main aux Algériens en multipliant les possibilités de coopération économique, si bien qu’on en vient aussi à se demander si finalement le but ultime n’était pas l’exploitation du minerai de fer de Ghar Djebilet. Un minerai qui serait très concurrentiel sur le marché mondial s’il était exploité en commun par les Algériens et Marocains. C’était du moins la thèse marocaine. L’exploitation  se ferait en Algérie et l’acheminement par un port marocain (La Gazelle ou Tarfaya). Une démarche qui a abouti sur le néant, la mine étant à ce jour fermée.&lt;br /&gt;Si pour ce qui est des relations bilatérales apaisées, seuls les accords de 1969 ont abouti à une paix régionale qui dure avec beaucoup de tumulte (les deux pays ne se sont plus jamais affronté militairement directement), au plan interne marocain, le roi Hassan II a bénéficié d’une grâce inespérée. La monarchie, bousculée par les idées de gauche prônées notamment à l’époque par l’UNFP (opposition gauche) et que les projets socialisant de l’Algérie séduisaient largement les populations rurales marocaines (2), celle-ci se voyait renforcée alors que le roi avait collaboré directement et de manière étroite avec les militaires. Le conflit a en outre éprouvé largement le sentiment national des Marocains, qui se sont ralliés autour du roi, symbole de l’unité nationale. De même, la monarchie pouvait prétendre tirer ainsi sa légitimité du nationalisme marocain (3) et de ce fait l’opposition se trouvait réduite à une action politique qui ne pouvait aspirer au partage du pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Amine Esseghir&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In &lt;a href="http://www.lesdebats.com/archives05/rubriques29-06-05-07-5/nation.htm"&gt;Les Débats&lt;/a&gt; du 29 juin au 5 juillet 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1)- De toute évidence, la Guerre de Libération s’est poursuivie plus longtemps et a coûté plus de morts et de souffrances à cause justement du refus de la France d’inclure tout de suite le Sud algérien dans les territoires en négociations avec le FLN.&lt;br /&gt;(2)- Dans un télégramme de l’ambassade de France à Rabat de février 1963, l’ambassadeur De Leusse indique que les autorités marocaines ont  demandé aux autorités algériennes de ne plus émettre sur les ondes de la radio locale de Tlemcen des programmes sur la réforme agraire. Des lettres du Rif demandaient  à ce que ces programmes reprennent.&lt;br /&gt;In Les Trois rois  - Ignace Dalle&lt;br /&gt;(3)  - Rémy Leveau et Abdallah Hammoudi : Monarchies arabes, transitions et dérives dynastiques - La documentation française (Paris, 2002)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Références :&lt;br /&gt;Ignace Dalle : Les Trois rois – La monarchie marocaine de l’indépendance à nos jours - Fayard (Paris, 2004)&lt;br /&gt;Benoit Méchin : Histoire des Alaouites  Librairie Académique Perrin (Paris,1994)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Etranges similitudes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La guerre des sables a été précédée par un réchauffement des relations qui ne présageait aucunement de l’évolution dramatique des événements. Le roi Hassan II était en visite à Alger du 13 au 15 mars 1963. Puis, début mai, devait se tenir à Marrakech un rassemblement des chefs d’Etat dits “du groupe de Casablanca”, un ensemble de chefs d’Etat africains progressistes que le souverain marocain voyait d’un très mauvais œil. Cette conférence sera ajournée.&lt;br /&gt;La presse marocaine menait aussi une campagne virulente contre l’Algérie, mais on ajoutait aussi un certain zèle à malmener les Algériens  de Oujda, Ahfir, Saïdia. Alors que les frontières sont ouvertes, des Algériens sont refoulés et les cafés de Oujda tenus par des Algériens sont fermés. Coté algérien, les autorités interdisent  aux ressortissants des deux pays de se rendre au Maroc.&lt;br /&gt;A. E.&lt;br /&gt;In les Débats semaine du 25 juin au 5 juillet 2005&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-6123628534332604646?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/6123628534332604646/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/il-etait-une-fois-la-guerre-des-sables.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/6123628534332604646'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/6123628534332604646'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/il-etait-une-fois-la-guerre-des-sables.html' title='Il était une fois la guerre des sables'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-2455529103309626693</id><published>2009-08-17T05:25:00.001-07:00</published><updated>2010-03-29T14:51:20.489-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Algérie Musique Euromed Chaâbi'/><title type='text'>Le chaâbi dans le texte... la consécration</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SolNeLKr5VI/AAAAAAAAAFc/wPivSc1-FmI/s1600-h/11a.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 266px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SolNeLKr5VI/AAAAAAAAAFc/wPivSc1-FmI/s400/11a.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5370909211405051218" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Après avoir écrit des années durant sur la politique, le terrorisme et autres joyeusetés, il aura fallu que ce soit un article sur la culture qui soit primé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Avec les autres lauréats... honneur aux dames Razan Nasser Jordanie (1ere à gauche) prix Euromed Heritage, Nadia Bensellam Maroc prix Ansamed, Damiano Laterza Prix Euromed et moi à l'extrême gauche (forcément !).&lt;br /&gt;Vous pouvez lire l'article en cliquant sur les pages ci dessus (il faut avoir une bonne vue) ou bien revenir au texte publié sur le blog, le lien c'est juste avant celui là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SolMcb5bkHI/AAAAAAAAAE8/zYKT6fhTusE/s1600-h/chaabi01.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 214px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SolMcb5bkHI/AAAAAAAAAE8/zYKT6fhTusE/s320/chaabi01.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5370908082024714354" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SolMcto0-iI/AAAAAAAAAFE/cMSjwM90bX8/s1600-h/chaabi02.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 229px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SolMcto0-iI/AAAAAAAAAFE/cMSjwM90bX8/s320/chaabi02.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5370908086786914850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SolMc2oNXpI/AAAAAAAAAFM/-rj7fVqtbBY/s1600-h/chaabi03.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 226px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SolMc2oNXpI/AAAAAAAAAFM/-rj7fVqtbBY/s320/chaabi03.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5370908089200238226" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Suite le chaabi dans le texte... le trophée remis par Attila Koç, ministre turc de la culture de l'époque lors d'un événement organisé par Euromed Heritage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SolNd7C6PdI/AAAAAAAAAFU/NSeOE3hnqaQ/s1600-h/7.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 266px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SolNd7C6PdI/AAAAAAAAAFU/NSeOE3hnqaQ/s400/7.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5370909207077469650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-2455529103309626693?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/2455529103309626693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/le-chaabi-dans-le-texte-la-consecration.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/2455529103309626693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/2455529103309626693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/le-chaabi-dans-le-texte-la-consecration.html' title='Le chaâbi dans le texte... la consécration'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SolNeLKr5VI/AAAAAAAAAFc/wPivSc1-FmI/s72-c/11a.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-6743240996999276767</id><published>2009-08-17T05:08:00.000-07:00</published><updated>2009-09-22T09:35:13.111-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Algérie Musique Euromed Chaâbi'/><title type='text'>Le chaâbi dans le texte.</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Un article inspiré par un genre musical écouté depuis plus d'un siècle et dont les textes remontent à cinq cent ans pour certains. Un papier fait pour le plaisir et qui rapporte un prix international, n'est ce pas génial ?&lt;/span&gt; Publié dans l'hebdomadaire&lt;a href="http://www.lesdebats.com/archives05/rubriques290306/Culture.htm"&gt; les débats&lt;/a&gt; en mars 2006.&lt;br /&gt;Primé par le Euromed Heritage journalistic award (mention spéciale du jury).    &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un patrimoine immatériel d’une extraordinaire vitalité&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 102, 0);font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;Le chaâbi dans le texte &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne nouvelle pour l’humanité. Il existe un patrimoine immatériel qui n’est pas menacé. Il s’agit du genre musical chaâbi(1). Ce n’est pas le seul exemple dans le monde, heureusement, mais en ce qui nous concerne, nous Algériens et Maghrébins, il est un des rare vestige historique culturel entièrement pris en charge par la société sans recours aux aides publiques et aux politiques de préservation, intervenant en retard, à grand frais et dont l’efficacité est sujette à caution.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Pour le plaisir qu’il procure à ses auditeurs et à ses mélomanes, pour sa possibilité à animer les fêtes familiales et probablement parce qu’il reflète ce paradis perdu dont on nous bat les oreilles mais que les doctes ouvrages d’histoire ont du mal à rendre les images.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Pour toutes ces raisons et pour d’autres aussi, et grâce à la «solidarité mécanique» – dixit Bendameche – le chaâbi, genre musical qui a mis en chansons des poèmes qui ont entre cinq siècles et une journée d’âge, demeure extraordinairement vivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une langue qui plonge profondément ses racines dans la rocaille et le sable chaud de la langue des hilaliens - ces Arabes venus, entre les IXe et le XIe siècles, arabiser l’Afrique du nord – mais qui resplendit des vergers printaniers en fleurs et de la fraîcheur des côtes battues par les embruns du Maghreb, les poètes du melhoun ont donné à une des langues autochtones de cette région ses lettres de noblesse. D’ailleurs, comment l’appeler, chaâbi ou melhoun ? Autant demander à choisir entre thé ou café, le plaisir est identique.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le maître fondateur de la tradition poétique demeure, de l’avis des spécialistes, Lakhdar Benkhlouf, qu’on appelle Sidi  et qu’on vénère comme un saint. Son mausolée est visité et entretenu, près de Mostaganem. Au XVIe siècle, il a mis en place les jalons essentiels de cette forme poétique dont s’inspireront les plus célèbres, tels Ben Msaïeb ou Ben Triki. Comme perpétueront sa tradition les poètes du XIXe siècle de l’extrême ouest du Maghreb, aujourd’hui le Maroc, même si ceux-ci préfèrent se référer à leur «jalonneur » local, El-Maghraoui.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Nulle distinction nationale entre ces poètes d’une même région du monde qui enchantent les populations d’au moins trois Etats, aujourd’hui.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;La plus grande difficulté serait de vouloir résumer en quelques mots le phénomène melhoun ou chaâbi. La richesse de l’histoire comme des textes est telle qu’aujourd’hui, ce sont carrément des thèses qui sont soutenues par des universitaires qui permettent de cerner, non pas le genre poétique – pour cela des encyclopédies ne suffiraient pas – mais la personnalité, la vie et l’œuvre d’un poète.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ces poètes ont pour noms Abderrahamane El-Mejdoub, Qadour Al-Alami, Mohamed Benali et d’autres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;Des textes quasi-sacrés&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;Benkhlouf avait construit sa poésie sur les référents religieux. Il indique qu’il avait vu en songe le prophète Mohamed 99 fois et avait scellé, en songe également, un pacte avec le Prophète de l’islam. L’accord stipule que celui qui habite de Sous, au Maroc, au mont Lakhdar en Libye et qui apprendrait par cœur un vers de Lahkhdar Benkhlouf serait épargné des feux de la géhenne. Peut-être que le paradis n’est pas forcément promis à ceux qui ont assimilé les poèmes de Benkhlouf, mais on peut se demander si cette prophétie n’a pas assuré à ses poèmes l’immortalité. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Pour Ahmed Amine Delaï, anthropologue spécialiste des arts populaires, la région géographique couverte par la baraka de Benkhlouf est celle qui a été peuplée par les Maghraoua, sa tribu originelle, la même tribu que celle de son contemporain, le poète El-Maghraoui qui vivait à Fès.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Poète inspiré et mystique, Benkhlouf était aussi un génie du verbe qui a laissé aux chanteurs les plus talentueux la capacité d’enchanter l’auditoire avec des poèmes qui ont pour référence  une piété à la limite du soufisme. On le sait, les poètes étaient l’élite de leur époque et avaient de solides connaissances religieuses, puisque c’était alors l’enseignement le plus approfondi. Cela leur donnait  aussi une emprise certaine sur les subtilités de la langue, qu’ils maniaient avec brio dans la forme courante de leurs contemporains, permettant sans doute de les sensibiliser aux messages les plus divers, du sacré au profane. La codification des formes poétiques aura eu pour mérite d’uniformiser l’art (2).&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans tabous&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;La poésie melhoun n’a pas pour sujet la foi et la piété, loin s’en faut, et les poètes avaient une audace inégalée, osant les thèmes et les textes les plus inattendus. Poésie érotique, chant d’amour côtoyaient dans les souks les textes décrivant les épopées ou la vie du Prophète dans un Maghreb marqué par la vie religieuse.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Un des textes qui raconte une vie de plaisirs et de rencontres charnelles est certainement  Youm el-djemaâ khardjou ryam (vendredi sont sorties les gazelles) ; ou Bnet Fes el-bali (les filles du vieux Fès) dans lequel le poète M’barek Essoussi raconte comment il a croisé des femmes venues en pèlerinage au mausolée d’un saint, au quartier El-Mokhfia. Il les a poursuivies dans les rues de la ville, avant qu’elles ne lui demandent de citer les prénoms de chacune et de les décrire. Pour cela, il leur demande venir le rejoindre dans son jardin et ainsi elles pourront y passer la nuit avant de le quitter au petit matin. Avant de recevoir les femmes, le poète mettra tout son art à décrire les lieux et ainsi on trouve dans le poème un étalage de la panoplie d’objets de décorations, d’ameublement et de confort qui souligne tout l’art de vivre citadin du Maghreb. Simple imagination débridée du poète ou fait réel, il n’en demeure pas moins que M’barek Essousssi aurait rendu compte de son forfait au pacha local. On ignore s’il a été  chassé de Fès par les notables pour avoir chanté la beauté de leurs femmes. Peut-être que Essoussi a abusé, mais son poème a traversé le  XIXe siècle quasiment intact.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;On a chanté le vin comme on a chanté les femmes, ou alors les deux à la fois. En y ajoutant l’équitation. Ben Omar ou Ennajjar ont écrit une ode aux trois passions que sont les femmes, le vin et l’équitation. Le texte célèbre des ferveurs qui sont loin des textes fortement empreints de religiosité, mais qui ne manquent pas de constituer un patrimoine que l’on fredonne sans honte.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Dans un poème, Qoub ya saqi (sers-moi encore tavernier, traduction la plus proche de ce qui y est décrit), le poète rapporte ses souffrances amoureuses. Il se lamente et demande au tavernier de cacher la bien-aimée jusqu’au matin.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Amour et vin, mais aussi vin tout seul. Dans la célèbre Saqi baqi, le poète décrit les lieux de libations et le décorum des tavernes. De toute évidence, les boissons alcoolisées et les tavernes coexistaient, sur cette terre d’islam, avec les mosquées et les mausolées sans que cela ne gêne outre mesure. Du moins nous n’avons pas entendu parler de poètes lapidés pour avoir chanté le vin et les plaisirs interdits. On continue même d’apprécier ces poèmes dans les familles les plus respectables.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’épopée&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;Les poèmes témoignent de la vie de cette époque et parfois sont d’une truculente débauche de détails sur des sujets que l’on imagine difficilement. Les chroniqueurs ont été moins prolixes sur les légendes barbaresques et les corsaires que ne l’ont été les poètes.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Dans un poème de Ben Ali, au XVIIIe siècle, on raconte comme une flotte de corsaire est allée à la conquête de Malte. Dans Qorsan Ighennem (corsaires en quête de butin), un texte poétique, on retrouve une bonne part du vocabulaire marin. Le nom des voiles, des instruments de navigation, des quarts… même la manière dont le capitaine dirige sa flotte est décrite et comment les marins vont à l’abordage de Malte.  Tout ce que les historiens ont révélé de l’histoire des corsaires  parait finalement bien mince au regard de la puissance du verbe dans un poème.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Dans un autre texte, le poète Benslimane, disciple de Benali, raconte la recherche de sa bien-aimée et représente cette quête par la traversée difficile d’un corsaire sur les flots. Là aussi, le vocabulaire marin prend une force extraordinaire par le sens du détail, soulignant que les termes de marine étaient courants dans les villes côtières du Maghreb.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;L’imaginaire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les textes poétiques sont aussi de sacrées formes d’expression imaginaire totalement débridée. Le célèbre poème Qahwa ou lattey (café et thé) est un texte dont on ne sait à qui attribuer la paternité (3). Ce qui est certain c’est que c’est El-Hadj M’rizek qui l’a magistralement interprété au début du XXe siècle a immortalisé cette controverse entre le café et le thé devant un juge, chacun vantant ses mérites et ses qualités et réduisant de la valeur de son adversaire. Dans un texte d’une beauté certaine et d’un humour riche en subtilités, on suit les arguments de chacune des boissons avant que le juge ne donne finalement raison au thé  même si le café  (qui s’exprime au féminin en arabe) garde ses qualités. Ils quitteront le tribunal enlacés et cessant leur dispute.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Un autre poète, El-Hadj Fadhel El-Mernissi, raconte que devant le juge se sont présentés un homme et une femme. L’homme, le poète, se plaignant d’être dédaigné par la femme et la femme se plaignant d’être sollicitée un peu trop hardiment par le poète. Mais en voulant expliquer au juge les raisons de ses tourments, le poète expose devant le magistrat la beauté de celle dont il attend les faveurs. Le juge, troublé, quitte la salle avant de revenir en adversaire séduit par la beauté de la femme et sermonne le plaignant.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ce même imaginaire sans limite a donné naissance aux séries de Harraz que le dramaturge marocain Abdesselam Chraïbi a mis sur les planches sous le titre El-harraz, une pièce célèbre dans tout le Maghreb au début des années 1970. Les harraz sont nombreux dans la poésie populaire, le plus célèbre est celui chanté par El-Mekki El-Azemmouri qui, en fait, raconte une histoire où se combinent comédie, intrigue et déguisement. Un harraz, un magicien, un artiste épris de vin et de femmes, maîtrisant  la sorcellerie, arrive à Azemmour et vole sa bien-aimée au poète.  Ce dernier n’aura de cesse de récupérer celle qu’il aime durant vingt jours en usant d’un tas de ruses dans lesquelles l’imagination ne chôme pas. Finalement, le harraz sera pris au piège de ses propres pouvoirs et transformé en singe pour amuser les deux amoureux qui se sont retrouvés.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le florilège des formes et des thèmes est probablement le témoignage le plus vivant d’un Maghreb uniforme, dont les références culturelles et sociales sont semblables.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Amine Esseghir&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- On s’accorde à dire que le  terme chaâbi est celui attribué par Boudali Safir, directeur des programmes autochtones à Radio Alger, après la Seconde Guerre mondiale, à un genre musical dit populaire, exécuté par un orchestre de la Radio algérienne à l’époque coloniale, qu’on ne pouvait classer ni dans le moderne ou la variété ni dans le classique (andalou).&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;On préfèrera, pour plus de précision, le terme melhoun, un mot arabe non inscrit dans sa transcription dans les dictionnaires de langue française, qui rassemble sous ce vocable toute la poésie en arabe maghrébin, qu’elle soit bédouine ou citadine.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;2- La typologie des formes poétiques est assez complexe et ne peut être résumé en quelques phrases. Mais on peut citer le griha, le mchergui, le meksour ledjnah, le mezloug, le mbiyet, le mchetteb. Des formes clairement définies, notamment par leur métrique et le nombre d’hémistiches.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;3 – Peut-être Madani Turkmani de Marrakech, ou Mustapha Bendimered de Tlemcen, ou encore Mohamed Remaoun de Nédroma.&lt;/span&gt;   &lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Interviews &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Sid Ali Driss &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;«Certains poètes actuels se trompent d’époque»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Sid Ali Driss, musicien chaâbi connu – il est aussi producteur et animateur d’une émission de radio (sur la Chaîne III) célèbre – a fait du chaâbi son thème unique : Quahwa ou lattey (thé ou café), du titre d’une célèbre chanson interprétée par El-Hadj M’rizek. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Une émission écoutée à travers le globe par la diaspora algérienne, qui a fait que des amateurs de chaâbi habitant en Suède ont pu assister à un concert organisé par des amateurs vivant en Scandinavie, médiatisés à travers une radio en Algérie.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel rôle pour le texte dans le chaâbi ?&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le texte est l’élément fondamental du chaâbi, melhoun, haouzi ou andalou, en fait toute la panoplie des genres musicaux liés.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Dans les fêtes familiales et les mariages tels qu’ils étaient organisés il y a quelques années encore, la soirée était forcément animée par el-a’li, l’orchestre chaâbi. La soirée débutait par les q’cid (poèmes chantés) de mdih qui se réfèrent au Prophète, à la religion, qui évoquent le  sacré, avant qu’ils ne soient mis en musique. Je n’ai pas les dates en tête, je ne suis pas Bendameche qui est certainement un «datologue» dans le domaine, mais dans l’ancien temps, ces poésies étaient objet de joutes poétiques que ce soit dans les hadra, les qaâdate, dans les souks. Les chioukh, détenteurs de l’art, s’affrontaient autant sur les thèmes que sur les formes et offraient des spectacles où était aussi importante la scène que les mots. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment la musique s’est-elle greffée au poème ?&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Avec l’avènement des grands musiciens chaâbi, que ce soit El-Anka, Cheikh El-Ghaffour ou d’autres, on a mis en musique ces textes, mais la musique est devenue un support. Dans les fêtes de mariage traditionnelles, lorsqu’une soirée musicale est organisée, on débute avec des touchia, ansraf, des morceaux tirés du patrimoine andalou, puis suivaient les madih, les chants religieux selon les thèmes, que ce soit le nabaoui qui glorifie l’histoire et les faits et geste du Prophète ou encore le culte du lieu qui sacralise le pèlerinage ou encore les supplications. Puis, au-delà de minuit, la deuxième partie de soirée s’ouvre sur les rbi’îyate (printanières) puis suivent saqiet (les chansons du vin) et gharamiyate (poème amoureux ou parfois érotique).&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des textes qui vantent le vin et les femmes, dans une société musulmane, sans créer de crise ?&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il faut savoir que l’usage des métaphores, la magie du verbe, dans ces textes sublimes et colorés, racontent autant la vie qu’une manière de vivre, sans choquer et sans gêner. Il ne faut pas perdre de vue que ces textes sont les œuvres de poètes qui étaient de fins lettrés, des gens qui avaient un cursus scolaire impressionnant. Des gens qui excellaient dans des domaines aussi divers que le droit, l’astronomie ou les mathématiques.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;C’est peut-être aussi cette raison qui fait que ces textes sont toujours là, encore vivants et ne sont en aucune manière menacés.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le texte est si important, faut-il d’abord le lire avant d’écouter la chanson ?&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il y a lieu certainement de généraliser la lecture pour retrouver au moins le vocabulaire. On doit aussi reconnaître que depuis quelques années, il y a un renouveau  de l’édition dans ce domaine, d’ailleurs il s’agit de réédition d’ouvrages publiés au début du XXe siècle, ce qui est assez étonnant. Je me souviens que dans les années 1970, même si je ne suis pas si vieux, on allait supplier les chouyoukh pour qu’ils nous donnent un texte ou deux, qu’on apprenait et qu’on réécrivait. Il y a avait aussi une revue,  Promesses, qui de temps en temps publiait quelques textes ; j’y avais trouvé El-horm ya rassoul Allah ou encore Hizya. Aujourd’hui, il y aussi des thèses universitaires qui sont menées autour du melhoun et il est clair que certaines mériteraient d’être connues du grand public.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y a-t-il des poètes contemporains qui composent dans le même style et avec la même force ?&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il y a des poètes nouveaux, notamment ceux de l’intérieur du pays. Des poètes méconnus, malheureusement. On peut citer aussi Zerrouk Doqfali chanté par des grands artistes comme Chaou ou Kobbi, des chanteurs qui connaissent la tradition poétique et qui savent apprécier un beau texte. Il y a aussi des poètes qui s’essayent dans le q’cid, mais qui ont l’air de s’être trompés d’époque puisqu’au XXIe siècle, ils continuent de chevaucher de fiers destriers, arborant l’épée et bravant l’ennemi dans des batailles imaginaires, alors qu’aujourd’hui, ils roulent en voiture et ont peut-être un téléphone portable à la main. Mais bon…&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être que notre époque de crise n’inspire pas, c’est pour cela qu’ils se réfèrent aux temps anciens…&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Notre époque n’inspire pas, ou alors inspire mal. Maintenant, que ce genre de poésie reflète les attentes et les envies des gens d’une certaine époque, ils sont aussi le reflet d’une identité. Il ne faut pas oublier que dans les années 1970 ou 1980 il y a eu une cassure et une perte de l’échelle de valeurs. Certes, le raï a une emprise plus importante dans le quotidien, même s’il continue de susciter le débat dans les familles.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;Propos recueillis par Amine Esseghir&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdelkader Bendamèche&lt;/span&gt; &lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;«Le XVe siècle a été celui de nos lumières»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Musicien, musicologue, considéré à juste titre comme l’encyclopédie vivante des arts musicaux populaires algériens, Abdelkader Bendameche est également l’auteur du livre édité par le Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle, Les grandes figures de l’art musical algérien. Il est en charge, aujourd’hui, du premier festival national du chaâbi. Il veut que ce soit un événement qui puisse produire de la connaissance, du savoir, et qui permettra de publier recherches et réflexions sur les textes et sur la musique que fredonnent les Algériens et les Maghrébins depuis leur plus tendre enfance sans faire vraiment attention au sens et à sa profondeur de ce qu’ils chantent.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel est le rôle du texte dans la chanson chaâbie ?&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le texte a toujours été à la base, depuis au moins une dizaine de siècles. Il y a quatre ou cinq siècles, il n’y avait que le texte. Les poètes ont existé avant les musiciens et avant les chanteurs. Ils ont été une épée entre les mains des dirigeants politiques de l’époque. Au XVIe siècle, le poète fait office de journaliste ou de chroniqueur. La décadence, les guerres, le mouvement de colonisation ont créé une fracture dans ce mouvement poétique généralisé dans cette région du monde.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;La musique andalouse a aussi fait tache d’huile et a teinté l’histoire artistique de notre pays ; ce n’est pas profondément la musique algérienne mais elle en fait partie. Après la chute de Cordoue, les Andalous ont commencé à s’installer dans le Maghreb et ont apporté, en chansonnettes, leur patrimoine musical.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quel lien existe-t-il entre tout cela ?&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Tout cela a contribué à influencer le melhoun, qui en fait un genre unique avec des expressions différentes, que ce soit bédouin ou citadin. Avec une structure et des canons qui ont été tracés par un grand poète qui s’appelle Lakhdar Benkhlouf. Tous les poètes, à sa suite, ont pratiqué la même forme que lui.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il y a eu ensuite des écoles, notamment au  XVIIIe siècle, qui a vu une floraison extraordinaire de poètes populaires apparus au même moment, que ce soit Bensahla père et fils, Bentriki, Ben Debbah. Mais de toute évidence, l’âge d’or de cette forme poétique est le XVIe siècle pour la création, et on peut dire que le XVIIIe siècle fut un autre âge d’or par la quantité.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, au XIXe siècle, il y a comme un coup d’arrêt à ce mouvement…&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;Au XIXe siècle, la décadence a commencé avec la succession de guerres et la colonisation. Mais on voit tout de même, au XIXe et au début du XXe, apparaître certains poètes comme Kaddour Ben Achour (mort en 1938),  Abdelkader Bentobdji (mort en 1948). Des artistes fortement imprégnés de la poésie ancienne.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il y a eu aussi un trou entre le XVIIIe et le XIXe, alors que les guerres et la colonisation ont fait un travail de sape terrible. Mais toutefois le patrimoine a été préservé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;Par quel miracle ces textes ont-ils été préservés ?&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;En sociologie, il y a un phénomène qu’on appelle la solidarité mécanique ; c’est quelque chose qui n’est pas réfléchi. La poésie populaire est restée comme cela, d’une manière mécanique, tacite, et qui fonctionne. Effectivement, qui pouvait prévoir que Lakhdar Benkhlouf soit pratiqué plus que jamais aujourd’hui, à l’ère d’Internet, de la technologie spatiale et des télécommunications ?&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il reste que si on veut apprécier le texte, on doit posséder le savoir. En fait, la poésie populaire et le chaâbi s’adressent à des gens initiés. Et c’est probablement cette raison qui explique que certaines fois, on a traversé des périodes creuses, des «crevasses» qui ont donné naissance au raï ou à d’autres choses, différentes de la tradition poétique traditionnelle.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:georgia;"&gt;Propos recueillis par Amine Esseghir&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Bibliographie sommaire&lt;/span&gt;    &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Un livre à avoir absolument :&lt;/span&gt;    &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ahmed Amine Dellai, Chansons de La Casbah (éditions Enag, Alger 2003), édité dans le cadre de l’Année de l’Algérie en France.&lt;/span&gt;      &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;Un ouvrage de référence :&lt;/span&gt;    &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ahmed Amine Dellaï, Guide bibliographique du melhoun (éditions L’Harmattan, Paris 1996).&lt;/span&gt;    &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;Des livres rares en arabe :&lt;/span&gt;    &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;El-Kenz el-meknoun fi Chiîr el-melhoun (le trésor enfui dans la poésie melhoun) par Kadi Mohamed de Tiaret (imprimerie Rodossi, Alger 1928).&lt;/span&gt;    &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;Zahwou al-anis fi tbassi ou el-qwadiss (le livre des disques et des cylindres), Edmond Nathan Yafil (à compte d’auteur, Alger 1907)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-6743240996999276767?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/6743240996999276767/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/le-chaabi-dans-le-texte.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/6743240996999276767'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/6743240996999276767'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/le-chaabi-dans-le-texte.html' title='Le chaâbi dans le texte.'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-6042815227301716963</id><published>2009-08-17T03:58:00.000-07:00</published><updated>2009-09-22T09:36:23.842-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Algérie reportage enquête économie chercheurs d&apos;or'/><title type='text'>L'or du Hoggar n'est pas une légende... aujourd'hui on le sait bien, ce n'était pas le cas au début des années 90.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sok6I67Ik-I/AAAAAAAAAEc/SK6bf7fiuuk/s1600-h/Tanezrouft.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 400px; height: 266px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sok6I67Ik-I/AAAAAAAAAEc/SK6bf7fiuuk/s400/Tanezrouft.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5370887955546674146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0); font-style: italic;font-size:85%;"&gt;Vue du Tanezrouft&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Au début des années 90, évoquer l'or du Hoggar  renvoyait à des images mythiques longtemps entretenues par la vox populi. C eux qui n'avaient jamais mis les pieds dans le grand sud imaginaient des montagnes d'or surveillées par des bataillons armés jusqu'aux dents. La réalité est un petit peu différente et si aujourd'hui on sait plus ou moins à quoi ressemble une mine d'or du désert, en 1992 on avait peine à croire que c'était aussi plat qu'un plateau désertique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0); font-style: italic;font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Cliquez sur l'article pour lire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sok6JOCb2QI/AAAAAAAAAEk/Wjea1u5HvbQ/s1600-h/hoggar.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 597px; height: 441px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sok6JOCb2QI/AAAAAAAAAEk/Wjea1u5HvbQ/s400/hoggar.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5370887960677570818" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-6042815227301716963?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/6042815227301716963/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/lor-du-hoggar-nest-pas-un-mythe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/6042815227301716963'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/6042815227301716963'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/lor-du-hoggar-nest-pas-un-mythe.html' title='L&apos;or du Hoggar n&apos;est pas une légende... aujourd&apos;hui on le sait bien, ce n&apos;était pas le cas au début des années 90.'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sok6I67Ik-I/AAAAAAAAAEc/SK6bf7fiuuk/s72-c/Tanezrouft.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-6115496055061474154</id><published>2009-08-16T16:27:00.000-07:00</published><updated>2009-08-18T12:09:48.780-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Islam'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='portrait'/><title type='text'>Le hidjab n'est pas obligatoire en Islam, parole de savants de la foi.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SoiX-sXE64I/AAAAAAAAABM/583gALcPvw4/s1600-h/veil+islam.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 263px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SoiX-sXE64I/AAAAAAAAABM/583gALcPvw4/s400/veil+islam.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5370709658954951554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le hidjab n’est pas obligatoire en islam&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(0, 153, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);font-size:130%;" &gt;Gamal Al-Bana, le trouble-culte &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Qui est Gamal Al-Bana ? Son nom peut paraître habituel ; effectivement, il a le même patronyme que le fondateur des Frères musulmans d’Egypte. Il écrit depuis les années quarante sur le renouveau religieux et il est redécouvert à l’orée d’un retour de la religion sur la scène publique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce penseur égyptien n’est autre que frère cadet du célèbre Hassan Al-Banna, fondateur des Frères musulmans. Il est en train de bousculer de manière violente les “constantes” islamiques et dérange gravement une certaine idée que l’on se fait de l’avenir des sociétés musulmanes qui ne peuvent être qu’inéluctablement livrées au salafisme triomphant. Il semble qu’il n’en soit rien et, plus que jamais, la pensée islamique semble prise d’une dynamique inattendue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Al-Banna ne dit rien de moins que le hidjab, voile islamique, n’est pas une obligation légale, que la femme musulmane peut se marier sans témoin et sans ouali (tuteur  légal). &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le penseur a fait ces déclarations dans un contexte particulièrement tendu en Egypte, alors que le ministre égyptien de la Culture, Farouq Hosni, avait critiqué cette propension de  ses concitoyennes à porter le hidjab. Si les propos du ministre sont le fruit d’un démarche intellectuelle éloignée des considérations spirituelles, les conclusions de Al-Banna sont, elles, éminemment religieuses. Pour lui, le hidjab s’est imposé à l’islam puisqu’il était une manière de s’habiller. Gamal Al-Banna souligne que le Coran n’est pas une “marque déposée” pour la retrouver sur les vêtements dits légaux (chari’). Les recommandations contenues dans le verset : “Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès”(1) traitaient de la manière usuelle de s’habiller à cette époque. Les femmes portaient le voile, comme elles le faisaient depuis des siècles que ce soit en Mésopotamie ou en Grèce, et les hommes des turbans pour se protéger du soleil ou de la poussière. Sinon le seul verset qui évoque le hidjab étant : “ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.”(2) Selon Al-Banna, il s’agit là d’une allégorie relative à une rideau ou quelque chose qui cache du regard des autres les femmes du Prophète. Mais Al-Banna ne s’arrête pas en si bon chemin, il indique qu’un hadith réputé vrai (sahih) évoque les ablutions que faisaient en commun hommes et femmes et, ainsi, ces femmes ne pouvaient rester couvertes pour accomplir ce rite. Se référant à l’histoire l’islam, il rappelle que le khalife Omar avait sermonné une servante, esclave musulmane, pour s’être accoutrée en mettant le voile, celui-ci permettant de distinguer les femmes libres (qui le portent) des esclaves (qui ne le portent pas).&lt;br /&gt;Un hidjab qui cache bien des misères&lt;br /&gt;Mais en fait, la question du hidjab soulevée par Al-Banna peut paraître accessoire malgré le bruit et la fureur qu’elle a suscitée. Le penseur va plus loin en évoquant les question des libertés individuelles, notamment celles des femmes qui peuvent, selon lui, se marier sans recours ni à un tuteur légal ni à des témoins, les questions de la vie des musulmans en Occident alors qu’ils sont en proie aux tentations, sexuelles notamment, le rapport du musulman à la prière et la question de la suppression de la mixité qu’il qualifie d’“opération barbare”. Les audaces qu’il ose sont sans commune mesure avec tout ce qui a été écrit ou dit jusque-là.&lt;br /&gt;Mais Al-Banna n’est pas là uniquement pour jeter des pavés dans la mare. Pour lui, la lecture même du Coran doit évoluer et les musulmans qui, selon ses propos, “ont donné à l’esprit congé depuis mille ans”, doivent revoir les interprétations du Coran à la lumière des connaissances modernes, de la pensée universelle et de la révolution que le Coran a apporté au moment de sa révélation. Quant au hadith, il en appelle à l’esprit critique des musulmans pour savoir distinguer ce qui est en conformité avec l’esprit du Coran et ce qui ne l’est pas. Il souligne qu’à l’époque des khalifes qui ont succédé au Prophète, certaines des sanctions extrêmes relatives aux péchés capitaux, comme couper la main du voleur, avaient été levées dans des circonstances particulières. Mettant en avant que l’adaptation relative du message divin est inscrite dans l’histoire même de l’islam, il se demande pourquoi ces mêmes adaptations ne seraient plus possibles aujourd’hui.&lt;br /&gt;Pour le frère cadet du fondateur des Frères musulmans d’Egypte, les débats aujourd’hui plus pressants que celui autour du hidjab concernent la citoyenneté, le respect des principes des droits de l’homme dans les pays musulmans. Dès lors, si Al-Banna ouvre un débat au sens le plus large, il reste qu’on ne peut le qualifier d’incroyant (zinbdiq) ou d’impie pour la simple raison qu’il revendique haute et fort son islam et présente des connaissances et une érudition religieuse implacable. Al-Banna n’a rien d’un Ali Sina(3) qui utilise le Coran et ses connaissances religieuses pour mieux critiquer l’islam ; malgré tout ce qui s’est dit sur les Frères musulmans d’Egypte, il défend corps et bien la mémoire de son frère, le Cheikh Hassan.&lt;br /&gt;Bien entendu, les critiques de certains conservateurs, notamment ceux d’Al-Azhar et d’autres, profondément salafistes, ne se sont pas fait attendre. Pour eux, Al-Banna suit le même chemin tortueux que certains intellectuels laïcisants égyptiens ou arabes et n’apporte rien de nouveau. Certes, Al-Banna rappelle des faits historiques et se réfère énormément au patrimoine historique islamique, alors qu’il tire ses conclusions de ses lectures du Coran et des hadiths. Dans le même temps, en allant toucher à un des signes religieux les plus significatifs quant à un retour massif en religion des sociétés musulmanes (les femmes voilées), sous la férule essentiellement des mouvements salafistes ou chiites rampants, il touche à un marquage politique essentiel du fondamentalisme musulman.&lt;br /&gt;Dès lors, même ceux qui le critiquent ne répondent pas aux questions qu’il pose ni ne participent au débat qu’il propose. Ne  pouvant remettre en question les idées qu’il avance,  seule la censure(4) qui le frappe en Egypte est à même de taire ses propos, faute de pouvoir les réfuter.&lt;br /&gt;Amine Esseghir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Sourate Annour (la lumière), 31.&lt;br /&gt;2- Sourate Al Ahzab (les coalisés), 59.&lt;br /&gt;3- Ali Sina est un laïc qui se présente comme un musulman qui a quitté l’islam. Il a créé Faith Freedom International, une sorte d’ONG qui possède essentiellement un site Internet destiné à donner aux musulmans qui ont abandonné leur foi la possibilité de témoigner pour, dit-il, “démasquer l’islam et montrer qu’il est une idéologie impérialiste qui tient du  nazisme, déguisée en religion”.&lt;br /&gt;4- Entre autres livres interdits de Gamal Al-Banna, sur proposition de la commission de censure d’Al-Azhar, La responsabilité de l’échec de l’Etat islamique.&lt;br /&gt;Un grand nombre d’articles de Gamal Al-Banna sont disponibles en arabe sur http: //www.metransparent.com/authors/arabic/banna.html.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In Les Débats Semaine du 14 au 20 février 2007&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-6115496055061474154?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/6115496055061474154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/le-hidjab-nest-pas-obligatoire-en-islam.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/6115496055061474154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/6115496055061474154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/le-hidjab-nest-pas-obligatoire-en-islam.html' title='Le hidjab n&apos;est pas obligatoire en Islam, parole de savants de la foi.'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SoiX-sXE64I/AAAAAAAAABM/583gALcPvw4/s72-c/veil+islam.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-1955158845413496941</id><published>2009-08-16T16:25:00.000-07:00</published><updated>2009-08-18T12:10:31.435-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='esotérisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Reportage'/><title type='text'>Franc-maçonnerie en Algérie, ce n'est pas un mythe.</title><content type='html'>Un des articles les plus repris sur les blogs, les forums et même ailleurs, mais comme on dit chez nous Allah leur pardonne... Il est vrai que c'est un des rares articles qui aborde un sujet compliqué à appréhender.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Franc-maçonnerie en Algérie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);font-size:130%;" &gt;Une vieille histoire &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des francs-maçons en Algérie, la sentence ressemble à un scoop de tabloïd de hall de gare. Les francs-maçons ont bien existé en Algérie et des documents sérieux et authentiques le prouvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a sans conteste les maçons de la loge algéroise de Bélisaire créée autour de 1835. Une loge officielle que les colonisateurs ont ramenée dans leurs bagages. Il reste que l’ancienneté des écritures sur lesquelles se fonde la franc-maçonnerie, la transmission d’un savoir ésotérique qui foisonne de références historiques, laisse penser que les maçons existaient en Algérie bien avant l’arrivée des Français et ce sont les francs-maçons eux-mêmes qui le soutiennent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un franc-maçon de la loge de Bélisaire du nom de Piessel, en voyage dans le sud-est algérien au milieu du XIXe siècle parle d’une zaouia, celle des Khouan. Pour lui, cette “secte indigène” appartient à “la grande famille” par une ramification oubliée ou encore un filon perdu. La revue La Maçonnerie africaine parle encore des Khouan et soutient que les termes utilisés par cette société secrète ou les attouchements – les francs-maçons ont des façons propres à eux de se saluer et  pour se reconnaître – sont liés directement aux maçons. Des aspects difficilement vérifiables mais qui rappellent que la maçonnerie, par son ancienneté et les conditions de sa création, fait que le lien entre Orient et Occident sur ce plan est indubitable. Mais au delà de la quête purement intellectuelle, il y a aussi les textes officiels des loges recueillis par Xavier Yacono dans la revue Africaine  en 1951. Ce dernier signale que “dans le Registre des Procès-Verbaux de la Chambre de Paris du Grand Orient en date du 14 septembre 1785, le TCF (très cher frère en écriture maçonnique, ndlr) Mouhammed Techeliby, Algérien, a demandé l’entrée du temple et a été introduit après avoir été thuilé (?) aux trois premiers grades. Ce F (frère) étant muni d’un certificat d’une L (loge) d’Angleterre a prié la Chambre de le viser, ce qui a été accordé à l’unanimité”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même article de Yacono, “un procès-verbal de la 168e assemblée générale du Grand Orient du 7 avril 1786 dit que le F Méhémet Celibi, maçon algérien, a dit que s’étant trouvé à l’de Nantes et désirant fraterniser avec les maçons français il s’était présenté à la L de la Parfaite située sous le même O, mais que les FF de cette L, quoiqu’il fût connu du vénérable, lui ont refusé l’entrée de leur temple en lui faisant dire que la différence de religion ne leur permettait pas de l’admettre à leurs travaux. Le même F algérien, afin de ne plus être exposé à de semblables refus en visitant d’autres ateliers (sic) a prié le GO de lui accorder la faveur de viser les patentes maçonniques qui constatent sa qualité de frère”. Celebi, selon la graphie turque, ou Tchelebi, a pu faire viser ses patentes prouvant sa qualité de frère le 11 avril, alors que devait se tenir une assemblée de trois ateliers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le Tchelebi en question n’était pas seul ! Yacono découvre, dans les archives du Grand Orient, un autre Algérien. Dans un extrait de la 184e assemblée extraordinaire du  13 juillet 1787 : “Le R président a invité l’assemblée à accorder des secours aux FF Abraham Gollingo, Turc, et Abraham Baker (peut-être une mauvaise transcription de Bakir ou Bakr, ndlr), Algérien ; il a même proposé de faire une quête extraordinaire en leur faveur.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une quête qui rapporté la somme de trente livres deux sols et on y a ajouté une somme “quelconque prise dans la caisse des secours” pour permettre aux deux frères de poursuivre leur route. Cela dit, les documents trouvés par Yacono ne disent pas où ces “frères” ont été initiés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdelkader, une énigme ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“L’Emir Abdelkader, un maçon”, la phrase fait sursauter beaucoup monde tant l’ignorance de la franc-maçonnerie pousse aux conclusions les plus hâtives. Dans le même temps, le fonctionnement secret de la franc-maçonnerie permet en fait de taxer n’importe qui de maçon d’autant qu’il n’a plus les moyens de remettre en question l’assertion. L’Emir Abdelkader, fondateur historique de l’Etat algérien moderne, combattant et résistant à la colonisation mais aussi grand ami de la France après avoir intercédé en faveur des chrétiens de Damas qui ont failli être massacrés, aurait été initié à Alexandrie, en Egypte. Il n’est pas un ouvrage généraliste, un texte maçon accessible aux profanes, la moindre liste des personnalités célèbres qui ont été franc-maçon qui ne rappelle inlassablement que l’Emir Abdelkader était un “frère”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christian Guigue, franc-maçon et historien, interrogé à propos de l’initiation de l’Emir, indique que “personne ne peut retirer la qualité maçonnique d’un franc-maçon ni même ses frères ni son obédience. On peut l’exclure mais en aucun cas annuler sa qualité de maçon comme il est impossible de retirer la qualité de musulman à un homme puisque la circoncision et son engagement devant Allah ont eu lieu”. Un texte historique, un procès-verbal de la loge Henri VI à Paris précise que “le F Emir Abdelkader a été reçu en visite” dans cette loge. Mais une visite à la loge n’est aucunement la preuve d’une initiation. Pour Guigue, “l’Emir Abdelkader semble le plus ancien (musulman et algérien) sinon le premier pour l’ancienne zone française”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christian Guigue indique qu’il y a non seulement “des maçons algériens célèbres actuellement. Il reste impossible de donner des noms de maçons vivants”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux loges, elles peuvent exister (Guigue refuse d’être affirmatif), “mais travaillent cachées”. Cette façon de faire n’est pas nouvelle, “ce fut toujours le cas au Maghreb. Un membre de ma famille a fondé et fait travailler plusieurs loges en Tunisie, Maroc et Algérie alors que cela était interdit par le pouvoir en place. Elles ont eu une existence officielle, ayant été soutenues par le Grand Orient de France en ce temps-là”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zaouïa ou loge maçonnique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais finalement, quelle meilleure manière a-t-on en Algérie pour cacher aux yeux indiscrets l’existence d’une loge maçonnique ? Effectivement les va-et-vient, les tenues (nom donné aux réunions chez les maçons) les convents (les assemblées générales), les initiations et les travaux multiples et variés d’une loge pourraient laisser supposer l’existence de pratiques clandestines. A moins de transformer la loge en mouhafada du FLN, la meilleure façon de la camoufler reste la zaouïa. Si on pratique des rites ou des rituels, cela n’offusque personne et ne devrait pas semer le doute. D’autant que les adeptes d’une zaouïa comme il y en a beaucoup en Algérie peuvent venir de partout et se réunir de manière régulière. A ce propos, on parle d’une zaouïa à Mostaganem dont les adeptes sont parfois des universitaires ou des hommes d’affaires. Des gens qui ne viennent pas pour invoquer le saint patron de la zaouïa mais pour des réunions. Le cheikh de cette zaouïa, qu’on s’attendrait à voir habillé d’une gandoura et portant turban, porte un costume-cravate, a une vie sociale tout à fait normale et vaque à ses affaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre zaouïa de Mostaganem se retrouve dans le parcours de René Guénon, personnage fantasque et célèbre pour les passionnés d’ésotérisme ; il est considéré comme le fondateur de l’école traditionaliste en franc-maçonnerie ou encore du “guénonisme”. Sa quête de la “parole perdue” le mènera vers la franc-maçonnerie puis vers l’église gnostique avant de se convertir à l’islam en 1910 sous l’influence d’un peintre présenté tantôt comme suédois, tantôt comme français, qui s’appellerait Yvan  ou Gustave Anguéli, devenu Abdoulhadi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;René Guenon devient alors Abdelwahid Yahia, avant de recevoir la baraka en Egypte d’un cheikh de la tariqa chadlya, Addel-Rahmân Elish el-Kebir. Guenon fera un tour par l’Algérie en 1917 en tant qu’enseignant et séjournera près d’une année à Sétif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les années trente, on verra se former autour de Guénon tout un groupe d’Européens : Schuon, Titus Burckhardt, Martin Lings, Michel Valsan, qui ne verront de salut que dans la voie ésotérique musulmane. Son influence est telle qu’une loge sera créée avec son accord en France en 1947 puis une seconde sera créée en Suisse sous son nom. En fait, trois courants principaux de disciples ont été esquissés à la mort de René Guénon en Europe : ceux de Frithjof Schuon, de Michel Valsan et de Roger Maridort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais on signale aussi le rôle du cheikh Alawî de Mostaganem (en Algérie) que Schuon rencontrera en 1932. Alors que nous sommes à la quatrième génération des disciples de Guénon, la majorité s’est convertie à l’islam. Non pas à l’islam traditionaliste ou encore aux préceptes salafistes, mais ont rejoint cet islam ésotérique, d’un ordre quasiment “intellectuel” dont le représentant le plus symbolique reste Ibn El-Arabi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Abdelouahid Yahia, des guildes de maçons opératifs existaient dans le monde musulman.  “Ces maçons orientaux utilisaient même des marques similaires à celles de leurs collègues occidentaux du Moyen Age, et qui étaient appelées en arabe khatt el-bannaïn, c’est-à-dire ‘écriture des bâtisseurs’.” Mais tout cela appartient à un passé déjà assez lointain. Par ailleurs, dans les turuq islamiques ou confréries ésotériques (qui sont également “opératives” en fait, mais évidement dans un autre sens plus profond que le sens purement “professionnel”), certains éléments ont été conservés qui ressemblent étrangement au “compagnonnage” occidental, par exemple le port du ruban ou du bâton qui a exactement la même forme. En ce qui concerne le symbolisme de ces bâtons, il y aurait beaucoup à dire en rapport avec les sciences secrètes qui sont spécialement attribuées à Seyidnâ Suleymân.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Bruno Etienne rencontre Abdelkader&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruno Etienne, né en Algérie, est professeur de sciences politiques à l’université d’Aix-Marseille III. Spécialiste de l’Algérie et de l’islam, il est l’auteur, entre autres, d’une biographie extraordinairement détaillée sur l’Emir Abdelkader. Il s’agit en fait d’un dialogue  imaginaire entre l’Emir et lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Franc-maçon et universitaire, Bruno Etienne a écrit également Une Voie pour l’Occident avec pour sous-titre La franc-maçonnerie à venir. Le lien de Bruno Etienne avec l’Emir ne s’arrête pas, bien sûr, à une rencontre intellectuelle. Il a aidé les premiers gouvernements algériens d’après l’indépendance. Il croyait sérieusement à la révolution socialiste menée d’abord par Ben Bella puis par Boumediene. Il a commis, entre autres ouvrages, à cette époque, L’Algérie comme montreur de conduite du Tiers-Monde. Mais cette approche quasi révolutionnaire, à la mode dans les années soixante, n’est pas l’essentiel dans sa rencontre avec l’Emir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruno Etienne assista au rapatriement du corps de l’Emir Abdelkader. Cette rencontre posthume a dû le marquer puisque, travaillant sur la sédentarisation des nomades dans le Sud, Bruno Etienne fit probablement les mêmes remarques que René Guénon à son époque  et vit que les musulmans dans le désert tracent, pour la prière dans le sable, des formes orientées. Le rapprochement est vite fait avec les temples maçonniques qui sont tous orientés, vers… l’Orient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est aussi le rapprochement avec le soufisme et la spiritualité telle que définie par les mystiques. Mais si des liens entre le mouvement Maçonniques et les Algériens ont été tissés, ils restent enfouis dans les méandres de l’histoire sans que l’on sache  où s’accrochent effectivement ces mêmes fils en Algérie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amine Esseghir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Débats semaine du 2 au 9 août 2005&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Franc-maçonnerie en Algérie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Témoins d’hier et d’aujourd’hui&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne s’étonne pas de voir deux livres saints sur le pupitre du Grand orient de France, la Bible et le Coran, pourtant on s’étonne de dire qu’il y a des francs-maçons en Algérie. Le Coran pour faire prêter serment aux maçons musulmans dans les loges du monde entier (*) et des dizaines de musulmans célèbres cités par les maçons eux-mêmes (le shah d’Iran, le roi Hussein de Jordanie entre autre). La Grande loge du Liban est majoritairement composée de membres de religion musulmane, mais dans tout cela peu ou presque pas trace d’Algériens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nabil, un franc-maçon algérien vivant à Montréal, indique que de nombreux maçons peuvent être croisés dans les loges françaises, notamment au Grand orient de France. Pour lui, “il y a des maçons algériens célèbres actuellement, mais il reste impossible de donner des noms de maçons vivants”. Il suppose que des loges officielles existent, mais travaillent cachées, se référant à l’histoire récente du Maghreb. “Un membre de ma famille a fondé et a fait travailler plusieurs loges en Tunisie, au Maroc et en Algérie alors que cela était interdit par le pouvoir en place. Elles ont eu une existence officielle, ayant été soutenues par le Grand orient de France en ce temps-là”, explique-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Points de Vue Initiatiques, la revue de la Grande loge de France, publiait il y a quelques années une intéressante interview de Sadi Bounab, musulman, franc-maçon d’origine algérienne, qui expliquait à la lumière de ce qui se dit des musulmans ou de ce qui se voyait (violence terroriste, fondamentalisme) que islam et maçonnerie ne sont pas incompatibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Lorsqu’on arrive en franc-maçonnerie, le silence, pendant les réunions, est de rigueur pour le nouvel arrivant et cela pendant de nombreux mois. Il s’agit, en effet, pour lui, d’écouter le plus attentivement possible pour bien comprendre le sens de ce qui est dit. Ce sont l’analyse et la recherche éventuelle du message ainsi reçu dans la sérénité qui lui permettront de s’engager dans la voie de l’introspection. Se connaître soi-même n’est-il pas, en effet, le début d’une vraie quête, assurément longue et difficile, mais qui tout au long du chemin permettra de mieux comprendre l’autre avec comme corollaire la maîtrise de ses passions ? Pour un musulman, il va s’agir du djihad.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Bounab, également, “la franc-maçonnerie est un ordre initiatique, traditionnel et universel, fondé sur la fraternité. Elle constitue une alliance d’hommes libres et de bonnes mœurs de toutes races, de toutes nationalités et de toutes croyances. Franchement, je ne vois rien qui puisse, bien au contraire, gêner en quoi que ce soit la foi d’un musulman. Le problème, si problème il y a, est que l’Islam est méconnu et il se trouve que la franc-maçonnerie l’est également, même si chaque année quelques hebdomadaires en mal de tirage font paraître un dossier sur la franc-maçonnerie. L’Islam est méconnu : ce n’est qu’au travers des violences commises qu’effectivement des a priori se construisent. Pourtant, en France, quatre à cinq millions d’individus pratiquent à des degrés divers cette ‘religion’ et dans le monde les musulmans représentent environ un cinquième de la population du globe. Il faut, je crois, se rendre à l’évidence, si l’Islam était porteur de violence, la planète entière serait un champ de bataille”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste que ces approches éminemment spirituelles ne renseignent pas précisément sur le nombre et surtout l’influence des franc-maçons en Algérie. Si on suppose avec force que des “frères” activent en Algérie, on ne trouve pas trace claire de leur existence et les franc-maçons étrangers qui les connaissent ne les dénonceront pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce qui est des musulmans franc-maçons leur influence sur les médias et leur capacité à influer sur l’opinion publique paraît dérisoire quand on a vu quelle image de l’Islam ont aujourd’hui les Occidentaux. Mais lorsqu’on observe comment sont révélés des scandales liés aux loges et leurs actions secrètes, les accointances douteuses entre affairisme et franc-maçonnerie, on peut se demander si justement quelques aigrefins ne seraient pas tentés de se faufiler dans cette brèche pour mieux camoufler leurs méfaits et les maçons algériens seraient alors plus inspirés de se montrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amine Esseghir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(*) Seul le rite écossais rectifié est exclusivement chrétien et templier&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lesdebats.com"&gt;Les Débats&lt;/a&gt; semaine du 10 au 16 août 2005&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-1955158845413496941?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/1955158845413496941/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/franc-maconnerie-en-algerie-ce-nest-pas.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/1955158845413496941'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/1955158845413496941'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/franc-maconnerie-en-algerie-ce-nest-pas.html' title='Franc-maçonnerie en Algérie, ce n&apos;est pas un mythe.'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-6563918914543908162</id><published>2009-08-16T16:18:00.000-07:00</published><updated>2009-09-22T09:37:16.224-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Irak Saddam reportage'/><title type='text'>Lettres de Baghdad</title><content type='html'>Rencontre avec des calligraphes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0);font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lettres de Baghdad&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;S’il est un art majeur à qui Baghdad a donné ses lettres de noblesse c’est sans conteste la calligraphie arabe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Technique de l’écriture alors que l’imprimerie tardait à voir le jour, la calligraphie est devenue art sous les plumes des artistes irakiens, tels que Haïder Rabee, Abdreda Bahia Daoud ou encore Ayad Al Husseïni. Tous trois sont docteurs universitaires, enseignants et chercheurs à l’Institut des beaux-arts de l’université de Baghdad. Tous trois sont également des artistes accomplis. Leur CV, des litanies interminables qui rappellent les multiples prix décrochés et œuvres que l’ont peut retrouver un peu partout dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SoiUsRE5dnI/AAAAAAAAABE/U213d7GfYBM/s1600-h/husseiniweb.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 187px; height: 397px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SoiUsRE5dnI/AAAAAAAAABE/U213d7GfYBM/s400/husseiniweb.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5370706043858417266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La question, bien entendu, était de savoir s’ils sont considérés comme des artistes officiels. Il faut bien reconnaître que la calligraphie est un art particulier. La gloire du régime irakien n’ayant pas sa place est peut-être rarement mise en avant si ce n’est au travers des banderoles que l’on croise un peu partout dans la ville. Mais les banderoles ne sont pas de l’art…&lt;br /&gt;Texte sacré qui fait de la lettre un message quasi spirituel, les calligraphes se sont, du fait de la nature même de leur travail, confinés dans l’affinement des techniques et de l’esthétique du texte sacré. Pourquoi le recours à la calligraphie ? "C’est d’abord une esthétique issue des règles mathématiques et des origines", indique Al Husseini qui a, aussi, requalifié la calligraphie en recourant à la scultpture. Cet artiste, né à Mossoul en 1956, a étudié en Turquie notamment. Il est, entre autres, concepteur de polices de caractères arabes pour l’informatique.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SoiUrzmqNxI/AAAAAAAAAA8/knOo1HBPPxQ/s1600-h/haider.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 268px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SoiUrzmqNxI/AAAAAAAAAA8/knOo1HBPPxQ/s400/haider.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5370706035946960658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Seule référence : le Coran. Pourquoi alors ne pas mettre "en texte" des poèmes par exemple ? "Le caractère prend son allure sacré du fait que l’on exerce sur lui un effort esthétique inspiré", explique Al Husseïni. Faut-il pour autant être musulman pour avoir recours au texte sacré. "Faux", s’insurge Haïder Rabee "des artistes chrétiens qui sont aussi des calligraphes assurés ont travaillé sur le texte du Coran. Ils reconnaissent ,eux-mêmes, ne pas avoir la même inspiration s’ils exécutaient des textes profanes", souligne-t-il . Haïder Rabee fait partie de la nouvelle génération d’artiste. Né en 1962 dans la ville chiite de Nadjaf, il a fait de la calligraphie un moyen de communication. Il passe ainsi de la peinture aux logos ou aux affiches.&lt;br /&gt;Bien entendu, on ne peut faire l’impasse sur la situation de ces artistes alors qu’ils vivent sous embargo depuis douze ans maintenant. "On a dû revoir nos priorité" explique Al Husseïni. " Cela dit, on ne s’est pas arrêté de travailler " indique Abdreda. De son nom d’artiste Rodane Bahia, il a signé un Coran calligraphié en Naskh et Thuluth pour la fondation Ramzi de Londres. Il a réalisé l’œuvre entre 1988 et 1993.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SoiUrPtdCTI/AAAAAAAAAA0/uaaGDRuGS2A/s1600-h/Abdreda.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 205px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SoiUrPtdCTI/AAAAAAAAAA0/uaaGDRuGS2A/s400/Abdreda.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5370706026311780658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"J’écrivais à la lumière du jour et la situation d’après- guerre m’a beaucoup aidé. Le pays était en pleine reconstruction et il n’ y avait rien à faire pour moi si ce n’est de me trouver une occupation intéressante", raconte-t-il.&lt;br /&gt;Mais au-delà de la guerre et de l’embargo se sentent-ils libres ces artistes ? "Avant la liberté je crois que nous cherchons d’abord la reprise économique", esquive Al Husseïni.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A.E.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In le quotidien l'Actualité Alger novembre 2002&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-6563918914543908162?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/6563918914543908162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/lettres-de-baghdad.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/6563918914543908162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/6563918914543908162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/lettres-de-baghdad.html' title='Lettres de Baghdad'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SoiUsRE5dnI/AAAAAAAAABE/U213d7GfYBM/s72-c/husseiniweb.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-9079795864939646474</id><published>2009-08-16T16:14:00.000-07:00</published><updated>2009-08-18T12:11:16.094-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Analyse'/><title type='text'>Un Québec rêvé</title><content type='html'>&lt;p style="font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;Ce papier est une contribution à une sorte de blogue sur le journal Québecois "&lt;a href="http://www.ledevoir.com/societe/blogues/quebecimaginaire/2008/03/24/Le-Quebec-reve-dun-candidat-a-limmigration-par-Amine-Esseghir.html"&gt;le devoir&lt;/a&gt;" en 2008.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  style="color: rgb(0, 102, 0);font-family:georgia;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le Québec rêvé d'un candidat à l'immigration&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p style="font-family: georgia; font-weight: bold;" class="MsoNormal"&gt;Appelons le Mohamed, il est Algérien. Il est âgé de 40 ans, il est marié, il a un enfant. Il jouit d'une bonne situation professionnelle dans son pays, passe même pour une célébrité dans son milieu, du fait de ses compétences professionnelles, mais préfère tout quitter pour une autre vie qu'il imagine plus intéressante, plus en conformité avec ses convictions et ses croyances, même s'il sait qu'en s'appelant Mohamed comme le prophète de l'Islam, son prénom va dorénavant&lt;span&gt; &lt;/span&gt;résumer son identité. &lt;/p&gt;    &lt;p style="font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;Il aura attendu longtemps que Immigration Québec lui réponde et le convoque à un entretien qui va changer sa vie. Il n'imaginait que l'attente soit aussi longue.  &lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;Il accepte d'être considéré à tort comme un immigré économique, lui qui imagine qu'il a toutes les chances de « jouir » d'un statut inférieur à celui qu'il a dans son pays, juste pour vivre selon ses convictions quelles qu'elles soient. D'ailleurs, il le sait, son prénom comme son origine, le poursuivront dorénavant lui qui fuit son pays peut-être aussi à cause de ses origines et de la religion de ses pères. Il imagine pourtant qu'un pays (mais est-ce un pays ?) qui a adopté la charte des droits et libertés capable de le laisser vivre en paix, selon ses convictions, que ne reflètent pas forcément son prénom et son origine ethnique. Imagine-t-il ce que sont les accommodements raisonnables ? Trop compliqué à imaginer, il n'est pas encore totalement Québécois pour pouvoir croire qu'un système aussi généreux puisse générer des problèmes aussi révélateurs d'une supposée haine des autres. Une haine que jamais personne n'a rencontré ni dans les rues ni dans les agences immobilières et qui n'existe finalement que dans les esprits tortueux de quelques policiers musiciens. &lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;Mais au fond à quoi ressemble le Québec qu'il imagine ? Un eldorado ou un endroit qui garantit simplement trois repas équilibrés par jour - le petit déjeuner, le dîner et le souper - et également des hôpitaux modernes ? Les trois repas, n'ont pas tout à fait le même nom ou du moins ne sont pas pris aux mêmes moment dans son pays, mais ils lui sont garanti chez lui contrairement à ce que pensent certains Québécois et il est largement improbable qu'il en soit privé dans son pays, qui certes n'a pas rejoint la cohorte des pays à plus de 10000 dollars de PIB per capita. Québec n'offre pas non plus le meilleur système de santé du monde, Mohamed a pu lire ce que les journaux ont écrit à propos des 300 pages du rapport Castonguay. Mais finalement cela n'a pas beaucoup d'importance, puisqu'il semble qu'on ne meurt ni de la peste ni du choléra au Québec. Cela dit, on passe beaucoup de temps dans les salles d'attentes des hôpitaux faute de médecins quand des médecins algériens ou marocains immigrés ne trouvent pas de travail au Québec pour de vagues histoires d'examens d'équivalences que personne ne pourrait réussir, pas même ceux qui élaborent les questionnaires, dit-on. Le Québec rêvé dans ce cas serait celui qui finalement garantirait les chances d'équités suffisantes pour que justement on n'ait pas matière à critiquer les examens d'équivalences des médecins ou encore les hôpitaux surpeuplés.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;Mais le Québec qu'il imagine n'est pas pour lui, mais pour son enfant. L'imaginaire c'est le rêve, le rêve d'une vie meilleure qu'il veut offrir à son petit quand lui ne se fait plus beaucoup d'illusion sur son propre avenir.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;Il imagine une vie paisible de travailleur qui aura refait cinq formations en quatre ans pour tomber dans les statistiques et trouver finalement l'emploi conforme à ses compétences. D'ailleurs il imagine mieux être dans ces statistiques là que dans les 30% de chômeurs issus de l'immigration en provenance d'Afrique du nord.&lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;Mais pourquoi choisit-il le Québec pour se retrouver à imaginer l'invraisemblable ? C'est certainement une des dernières contrées dans le monde qui offre généreusement l'occasion de refaire sa vie en ce début de XXI e siècle. D'ailleurs, il préfère choisir le pays de son immigration que de laisser l'improbable "immigration choisie" le compter parmi les heureux élus. Et puis au Québec on parle français, comme chez lui. Enfin, pas tout à fait le même français mais il imagine que quelques expressions Québécoises ne sont pas difficiles à apprendre et pour l'accent, c'est lui qui en aura un dès qu'il aura débarqué à Montréal. &lt;/p&gt;  &lt;p style="font-family: georgia;" class="MsoNormal"&gt;Il aurait voulu imaginer qu'un pays qui craint de voir sa langue et sa culture disparaître en 2076 accueille ses immigrants en leur chantant «gens du pays» à leur arrivée au lieu de la chanson du policier. Certainement que ce ne sera ni l'une ni l'autre des chansons qu'il entendra, mais il devra se hâter d'apprendre&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;« Ô Canada » et prêter serment d'allégeance à la reine, lui qui n'a connu que la république. Le Québec, république rêvée ou imaginée, il le partagera finalement avec d'autres Québécois qui comme lui imaginent vivre un jour dans un&lt;span&gt; &lt;/span&gt;pays indépendant. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-9079795864939646474?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/9079795864939646474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/un-quebec-reve.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/9079795864939646474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/9079795864939646474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/un-quebec-reve.html' title='Un Québec rêvé'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-5237684668267633551</id><published>2009-08-15T18:29:00.000-07:00</published><updated>2009-08-18T12:12:13.535-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture art'/><title type='text'>Cheikh Zahaoui, anti-artiste officiel sous Saddam</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sodhe26YO7I/AAAAAAAAAAs/URSOqp3g4Y0/s1600-h/zahaoui.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 258px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sodhe26YO7I/AAAAAAAAAAs/URSOqp3g4Y0/s400/zahaoui.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5370368263426948018" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une échoppe rue Lemchadjar, Cheikh Zahaoui vit autant de son art que de ses compétences religieuses.&lt;br /&gt;Consulté plus souvent pour une "Rokia" que pour lui commander un tableau en Riqaa, il aime à se présenter comme cheikh de la Tariqa Al Kadirya (en référence à Abdelakader Al Djilani). Ce Kurde, né en 1946, a débuté d’abord comme artiste-peintre avant de reprendre la place de son père en tant que chef de file de la Tariqa dans sa région et occuper la place d’Imam. C’est à ce moment, dit-il, qu’il s’est orienté vers la calligraphie, "un art proche du sacré. L’impressionnisme étant profane et à la limite interdit". Effectivement, Khalil Ezzahaoui fut l’un des premiers impressionnistes irakiens. Mais du jeune artiste aux allures baba-cool des années 1960, il ne reste plus que des photos qu’il nous présente avec un sourire presque nostalgique.&lt;br /&gt;Dans son petit magasin, qui s’apparente à une véritable galerie d’art, Cheikh Zahaoui continue, certes, à vivre de son art accompli. Il a à son actif au moins 140 expositions dans le monde. Quelques-uns de ses tableaux ont acquis la valeur d’œuvres immortelles en entrant au musée de la calligraphie. Il est aussi auteur de 13 ouvrages sur la calligraphie destinés aux élèves des beaux-arts, réédités une bonne dizaine de fois. Mais la modestie des lieux et de l’homme renseignent aussi sur une sorte de détresse de l’artiste. Même s’il ne vit pas dans la misère, Cheikh Zahaoui ressent tout de même ce manque de reconnaissance de la part de ses pairs.&lt;br /&gt;Lorsqu’on lui demande ce qu’il pense du mouvement des calligraphes en Irak il sourit : "Les calligraphes sont nombreux, dit-il, mais les artistes sont rares". Il reconnaît, toutefois, que des artistes de la trempe de Haïder Rabee ou de Ayad Al Husseïni méritent respect et considération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A.E.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;In quotidien L'Actualité (Alger) 07/11/2002&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-5237684668267633551?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/5237684668267633551/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/cheikh-zahaoui-anti-artiste-officiel.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/5237684668267633551'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/5237684668267633551'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/cheikh-zahaoui-anti-artiste-officiel.html' title='Cheikh Zahaoui, anti-artiste officiel sous Saddam'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sodhe26YO7I/AAAAAAAAAAs/URSOqp3g4Y0/s72-c/zahaoui.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-2135210833140045620</id><published>2009-08-15T18:19:00.000-07:00</published><updated>2009-09-22T09:38:16.547-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Irak reportage enquête'/><title type='text'>Les arts plastiques en Irak sous Saddam</title><content type='html'> &lt;!-- following code added by server. 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Le recours aux artistes au pays de Saddam Hussein tient de la ligne du parti, tant le culte de la personnalité fait partie intégrante de la ligne politique du &lt;span class="SpellE"&gt;Baâth&lt;/span&gt;. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;Une enquête en Irak de Amine &lt;span class="SpellE"&gt;Esseghir&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A &lt;span class="SpellE"&gt;Baghdad&lt;/span&gt;, les rues sont transformées en galerie même si le sujet est pratiquement unique pour tous et se résume à glorifier Saddam. Les références historiques pour les artistes de ce pays sont on ne peut plus claires. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Les vestiges de Babel, &lt;span class="SpellE"&gt;Hator&lt;/span&gt; et d’autres sites de la Mésopotamie sont là pour rappeler que l’on n’inscrit pas son nom dans l’histoire gratuitement. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Au travers des restes laissés aux générations futures, on comprend qu’il faille investir dans l’art et pour une entreprise aussi gigantesque que celle d’immortaliser, il faut recourir à une armée d’artistes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Ils sont aujourd’hui nombreux, peintres, graphistes ou sculpteurs à vivre grâce à ce qu’ils créent. Tous ne le disent pas mais avant de pouvoir prétendre vivre de sa création il faut payer la dîme.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Les commandes publiques sont nombreuses en Irak. Les projets se comptent par centaines. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;A &lt;span class="SpellE"&gt;Baghdad&lt;/span&gt; comme ailleurs, l’Etat, à travers ses démembrements, doit élaborer des projets d’embellissement des artères et places publiques des principales villes du pays. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Après une pause qui a duré le temps d’un embargo, les affaires semblent reprendre. On a repris goût aux concours artistiques dans le pays. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Lorsque cela ne suffit pas, les chefs de &lt;span class="SpellE"&gt;Achira&lt;/span&gt; commandent, eux aussi, des œuvres aux artistes locaux. Hors de &lt;span class="SpellE"&gt;Baghdad&lt;/span&gt;, ils ne sont pas rares les tableaux réalisés sur céramique représentant Saddam Hussein avec la mention du chef de tribu qui a offert l’œuvre à la ville ou au village.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Selon certains, sur les grands projets, c’est Saddam Hussein, lui-même, qui propose et oriente les artistes lorsque l’Etat veut commémorer un événement ou décide d’immortaliser serait-ce celui de Saddam lui- même. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Le concours mis en place par le ministère de la Culture, en charge de promouvoir les arts et les lettres, permet de choisir un projet. Mais là aussi l’artiste est invité à modifier son œuvre selon ce "qu’imagine le Président, et ce dont a besoin le peuple".&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;C’est &lt;span class="SpellE"&gt;Moukhalad&lt;/span&gt; Al &lt;span class="SpellE"&gt;Mokhtar&lt;/span&gt; qui le dit. Cet &lt;span class="SpellE"&gt;artiste-peintre&lt;/span&gt; reconnu est aussi directeur du centre des arts Saddam.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Artistes fonctionnarisés ou asservis ? En tous les cas ils ne manquent pas de talents. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Comble des paradoxes, dans ce pays au développement incertain, en proie aux conflits et aux guerres on peut vivre de son art. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;L’&lt;span class="SpellE"&gt;Etat&lt;/span&gt; avait lourdement investi, avant la guerre et l’embargo, sur les artistes. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;A l’Institut des beaux-arts, qui dépend de l’université de &lt;span class="SpellE"&gt;Baghdad&lt;/span&gt;, ils sont nombreux les étudiants qui rêvent de devenir, eux aussi, des artistes. Malgré l’embargo qui avait interdit jusqu’à l’importation des mines de crayons, la création picturale ne s’est pas pour autant arrêtée. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Mieux, les conditions économiques ont fait que le marché de l’art irakien s’est développé peut-être plus que jamais auparavant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Les sanctions ont interdit même la vente des œuvres artistiques irakiennes à l’étranger.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt; Sortir une peinture d’Irak relevait de la contrebande. Pourtant les artistes aussi n’ont pas chômé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Avant l’embargo, la moyenne de production était, pour la plupart, d’un tableau chaque mois ou chaque mois et demi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt; Aujourd’hui, c’est quasiment une exposition par mois. Cette dynamique insufflée par les sanctions se fait sentir notamment en Jordanie, devenue plaque tournante de l’art irakien. Les galeries ont ouvert en grand nombre à Amman, où l’on reconnaît une influence certaine des arts plastiques irakiens sur l’activité artistique en Jordanie. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Autrement, art et politique se confondent jusqu’à la mort serait-on tenté de dire. L’histoire de la sculptrice irakienne Leila Tahar est significative. C’est elle qui a réalisé le tableau en marbre de George Bush père que l’on piétine allègrement lorsqu’on pénètre à l’hôtel &lt;span class="SpellE"&gt;Errachid&lt;/span&gt;. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Elle a été tuée en 1996 après qu’un missile se soit abattu sur sa maison. Erreur de tir ? En Irak personne n’y croit. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, les artistes ont pu dépasser les contraintes de l’embargo, peut-être ont-ils lutté contre lui jusqu’à l’épuisement, mais ils ont rarement, voire jamais, pu dépasser les contraintes imposées par le régime irakien. Un peintre exécute le tableau de Saddam Hussein comme il payerait une dîme ou un impôt.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Mais une fois cette formalité accomplie, l’artiste n’aura plus qu’à prouver qu’il a le talent nécessaire pour imposer son art au monde et des talents l’Irak n’en manque pas. Depuis quelques années, les artistes irakiens raflent tous les prix. Le dernier en date, &lt;span class="SpellE"&gt;Haïder&lt;/span&gt; &lt;span class="SpellE"&gt;Rabee&lt;/span&gt; qui a décroché le premier prix lors du Festival de la calligraphie de Téhéran.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des chiffres effarants&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;Le marché de l’art en Irak n’a rien d’un caprice ou d’une vue de l’esprit. L’embargo avait poussé les artistes, comme les "trabendistes" locaux, à aller chercher des débouchés à l’étranger, histoire d’arrondir leurs fins de mois. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Des œuvres étaient proposées à moins de 20 dollars à des galeries de Amman durant les trois premières années de l’embargo, alors que le même peintre avait déjà vendu plus d’une fois une peinture à 1 500 dollars. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Un marché spéculatif est né alors que l’on demandait, notamment dans les pays du Golfe, à acquérir des tableaux irakiens. Par la suite, la réaction des artistes de par le monde a ouvert une brèche aux peintres et sculpteurs irakiens qui ont commencé à renouer avec les galeries en Europe. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Le marché a littéralement explosé. Pour la seule année 2001, le centre des arts Saddam a vu passé 18 460 tableaux destiné au marché local et international. Une galerie privée vend en moyenne 2 000 œuvres par an et des galeries en Irak il y en a. Sur la rue Abou Nouas, elles se suivent comme se suivent ailleurs les échoppes des dinandiers. Les clients en Irak ? Essentiellement des commerçants ou des nantis qui goûtent à l’art depuis peu. Faut-il comprendre qu’il s’agit là des nouveaux riches qui à la faveur d’un embargo ont mis la main sur le marché noir ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;A l’étranger, l’art irakien se vend surtout dans les pays du Golfe et au Liban avant d’atterrir en Europe. Ce développement, qui va dans tous les sens, a donné aussi des idées moins lucratives mais toutes aussi intéressantes. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Ainsi 14 000 œuvres ont été conservées à la galerie Saddam, témoignage d’un siècle de création artistique en Irak. Cette importante réserve est en attente de l’ouverture d’un musée des beaux-arts irakien qui reste à créer. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, les commandes publiques ne s’arrêtent pas. D’ici à la fin 2003, 12 sculptures monumentales doivent être achevées à &lt;span class="SpellE"&gt;Baghdad&lt;/span&gt;, dont la stèle de l’&lt;span class="SpellE"&gt;intifada&lt;/span&gt;, le fameux tapis volant, les deux drapeaux – irakien et palestinien – enchevêtrés et les jets d’eau du Coran. Dans les autres départements, 18 œuvres sculpturales sont en cours d’achèvement. Ils ne sont pas moins de 500 sculpteurs confirmés et apprentis à travailler sur ces œuvres.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Entre autres œuvres monumentales à créer prochainement à &lt;span class="SpellE"&gt;Baghdad&lt;/span&gt;, l’Avenue des rois, califes et chefs d’Etat qui ont dirigé l’Irak depuis les Assyriens jusqu’à l’ère moderne. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Pour la seule période assyrienne, ce sont 116 rois en plus de la reine Sémiramis.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt; Aujourd’hui, on estime qu’une moyenne de 10 statues par mois &lt;span class="GramE"&gt;sont&lt;/span&gt; produites. Saddam Hussein est, bien entendu, premier au top 50 de la statuaire irakienne.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;  &lt;p class="MsoPlainText"&gt;&lt;span class="SpellE"&gt;A.E&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoPlainText"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoPlainText"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moukhalad Al Mokhtar&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Artiste malgré tout&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’on le rencontre on reconnaît immédiatement l’artiste et l’intellectuel complet qu’il cultive jusqu’à l’apparence. Pourtant, on ne manquera pas de nous dire qu’il est aussi une sorte d’artiste officiel.&lt;br /&gt;Arabe, baâthiste jusqu’au bout des pinceaux, il revendique son identité. Il fait partie de Djeïch Al Qods, cette armée de volontaires créée par Saddam Husseïn devant aller libérer un jour Jérusalem. Un premier rendez-vous avec lui sera reporté parce que justement il était aux exercices militaires.&lt;br /&gt;Moukhalad est aussi directeur du centre des arts Saddam. Cette galerie, centre culturel, est aussi le gagne-pain de centaines d’artistes irakiens. Grâce à ses liens avec de nombreux artistes dans le monde, Moukhalad fait partie de ceux qui ont essayé de lever efficacement la chape de l’embargo sur les artistes irakiens.&lt;br /&gt;Le centre qu’il dirige est autofinancé par les artistes grâce aux œuvres vendues. "Nous prélevons 10% du prix de vente des tableaux " explique-t-il. C’est aussi par ce biais que les œuvres irakiennes ont retrouvé quelque peu leur prix réel sur le marché international de l’art et surtout qu’a cessé le bradage et la saignée. "Si l’embargo cesse nous somme prêts à aller racheter les œuvres irakiennes de valeur", indique-t-il.&lt;br /&gt;Pourtant dans ce centre, où souffle un extraordinaire air de liberté artistique et même une sorte de défi permanent, se déroulait une exposition des portraits du président Saddam déclinés selon les différents mode d’expression. Le premier tableau de 2mx2m que l’on rencontre dans cette exposition est celui de Moukhalad identifiable à la technique et aux thèmes qu’affectionne l’artiste (calligraphie et répétition des formes). Pour Moukhalad, il n y a pas d’art sans liberté, il explique aussi que le président Saddam "a accordé toute liberté à l’artiste". Artiste officiel ou propagandiste ?&lt;br /&gt;Homme de conviction c’est certain mais toujours artiste. Alors qu’il me présente quelques- unes des œuvres destinées à une exposition devant se dérouler à Ulm en Allemagne, j’apprend qu’il s’agit de la seconde du genre dans cette même ville. La dernière s’est déroulée en 2001, et sur 29 œuvres présentées 22 tableaux ont été vendus en trois jours. Pour la nouvelle exposition, 80 tableaux vont être exhibés, ils ont été réalisés en moins d’une année.&lt;br /&gt;A.E.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Article publié in le quotidien L'Actualité (Alger) 07/11/2002&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoPlainText"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-2135210833140045620?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/2135210833140045620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/les-arts-plastiques-en-irak-sous-saddam.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/2135210833140045620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/2135210833140045620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/les-arts-plastiques-en-irak-sous-saddam.html' title='Les arts plastiques en Irak sous Saddam'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-1877703429187513669</id><published>2009-08-15T18:08:00.000-07:00</published><updated>2009-09-22T09:39:05.168-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Irak photos reportage Abou Ghraib'/><title type='text'>Images d'Abou Ghraïb</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SodcuGWvnBI/AAAAAAAAAAk/kWsYmu34w48/s1600-h/ghraib_abandon.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SodcuGWvnBI/AAAAAAAAAAk/kWsYmu34w48/s320/ghraib_abandon.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5370363027712351250" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;b style="font-family: georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:-1;"&gt;&lt;span style="font-size: 12px;"&gt;19 octobre 2002. Saddam Husseïn vide la prison de Abou Ghraïb. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b style="font-family: georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:-1;"&gt;&lt;span style="font-size: 12px;"&gt;Certains prisonniers étaient là pour un moment et s'étaient organisés en conséquence, mais la joie de la libération fait oublier jusqu'à emporter ses bagages de fortune.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-family: georgia;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sodctq0SnzI/AAAAAAAAAAc/AI7LMW-ANzc/s1600-h/aboughraib1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 210px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/Sodctq0SnzI/AAAAAAAAAAc/AI7LMW-ANzc/s320/aboughraib1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5370363020320087858" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;b style="font-family: georgia;"&gt;&lt;span style="font-size:-1;"&gt;&lt;span style="font-size: 12px;"&gt;Des familles venues attendre leurs proches prennent d'assaut l'entrée du quartier des peines lourdes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SodctSIFSGI/AAAAAAAAAAU/NBf_pjX99_Y/s1600-h/aboughraib.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 245px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SodctSIFSGI/AAAAAAAAAAU/NBf_pjX99_Y/s320/aboughraib.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5370363013692213346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:-1;"&gt;&lt;span style="font-size: 12px;"&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;Moment d'euphorie, ouverture du portail du quartier des peines lourdes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;On m'avait conseillé de publier les photos, puisque j'annonçais dans l'article que j'avais sur moi un appareil photo. Lire "J'ai visité Abou Ghraïb".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-1877703429187513669?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/1877703429187513669/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/images-dabou-ghraib.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/1877703429187513669'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/1877703429187513669'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/images-dabou-ghraib.html' title='Images d&apos;Abou Ghraïb'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SodcuGWvnBI/AAAAAAAAAAk/kWsYmu34w48/s72-c/ghraib_abandon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-7784598459163446438</id><published>2009-08-15T18:00:00.000-07:00</published><updated>2009-09-22T09:40:04.388-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Irak reportage Abou Ghraib'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rak reportage'/><title type='text'>J’ai visité Abou Ghraïb</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un bagne symbole de la souffrance du peuple irakien&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 102, 0);font-size:180%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;J’ai visité Abou Ghraïb&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Abou Ghraïb, le nom étrange de ce bagne de haute sécurité a fait le tour de la planète à l'occasion de la publication de quelques clichés pris en guise de photos souvenir par des soldats américains en train de se défouler sur les prisonniers irakiens après une journée de harcèlement par les résistants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant Abou Ghraïb, que des sénateurs américains dans un sursaut de dignité, ont appelé à raser pour effacer la honte, est devenu le symbole de la répression qui s'est abattue sur un peuple qui a souffert sous la dictature de Saddam Hussein et continue de souffrir sous la torture des occupants ; Abou Ghraïb n'est pas une prison, c'est le monument érigé en hommage à la souffrance du peuple irakien.&lt;br /&gt;Dans les derniers mois du règne de Saddam Hussein sur l'Irak, fait exceptionnel, la prison a été ouverte aux journalistes étrangers venus couvrir le référendum du 15 octobre 2002 qui avait vu le " raïs " remporter 100% des suffrages.&lt;br /&gt;Dernier journaliste algérien resté en Irak à attendre la guerre, je me retrouvai avec de nombreux confrères européens et américains convoqué un 19 octobre à une conférence de presse au centre de presse du ministère de l'Information irakien.&lt;br /&gt;Au bout d'une heure d'attente un bruit de couloir fait savoir que les journalistes sont attendus au rez-de-chaussée. Oudai Attaï, directeur de l'information au ministère du même nom recevait quelques vedettes de la presse internationale dans un bureau avant d'en sortir pour hurler dans un anglais avec un fort accent "all of you got cars ? "… une réponse à l'unisson se fait entendre " yes, yes, yes "… j'ai à peine eu le temps de comprendre que je me retrouve a chercher moi aussi une voiture que je n'ai pas prévue. Je demande à Oudai Attaï que doivent faire ceux qui n'ont pas de voitures ? Visiblement irrité, il ne répond pas et me lance juste un regard méchant. Je m'accroche à une équipe de la télévision française France 3 baptisée par ses membres la BAS (brigade anti scoop) et visiblement aussi perdue que moi.&lt;br /&gt;Le fourgon Mazda que nous empruntons "blinde à mort " et a du mal à suivre le convoi des bolides lancé tombeau ouvert sur l'autoroute Baghdad-Falloudja. Nous perdons le cortège à un croisement. Des policiers à un barrage nous font des signes… nous sommes sur le bon chemin. Nous arrivons bon dernier à une sorte de no man's land faisant oublier l'opulence architecturale de Baghdad. Nous nous rangeons là où les voitures se sont garées… je m'exclame, "mais c'est la prison".&lt;br /&gt;Le panneau en arabe est sans équivoque "centre de rééducation et de réadaptation". Nous sommes à la prison d'Abou Ghraïb.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nous sommes en prison&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saddam Hussein a décidé une grâce générale pour tous les détenus, même les prisonniers politiques, indique le communiqué de la présidence lu à la radio.&lt;br /&gt;Dans les minutes qui suivent notre arrivée, une foule compacte commence à se former devant le portail principal de la prison. L'annonce faite à la radio et à la télévision a rameuté les populations à croire que tout Baghdad a un membre de sa famille dans les geôles de Saddam Hussein.&lt;br /&gt;Le ministre du travail, dont dépend la prison, répète devant les caméras de CNN, d'Al Jazira et de France 3 que le président a décidé libérer tous les prisonniers détenus en Irak parce qu'ils ont voté pour lui avec le sang. Discours sans contenu et le ministre refuse de répondre à la moindre question, il veut juste être filmé.&lt;br /&gt;La cour à l'entrée de la prison, parfaitement entretenue n'échappe pas à la propagande locale. Un portrait géant de Saddam Hussein orne les lieux. C'est le cadeau offert par des prisonniers artistes peintres au "Qaïd", lit-on en bas du tableau.&lt;br /&gt;C'est aussi la particularité de ce bagne des temps modernes. On peut trouver de tout dans les cellules. Des peintres, des artistes, des universitaires, des poètes, des hauts fonctionnaires, des insoumis au service militaires et aussi des voleurs ou des assassins. Il y avait aussi des dissidents Kurdes. Comme toutes les prisons du monde la restriction des libertés s'accompagne de moyens de coercitions. Des caves en sous sol, des cabines en tôle ondulées dans les cours, livrées au froid ou à la chaleur pour les récalcitrants. Les moyens de contraindre les individus à l'obéissance sont inclus dans les infrastructures, les américains "libérateurs" n'ont eu qu'à se servir.&lt;br /&gt;Les premiers prisonniers commencent à sortir et c'est toute l'image de la détresse qui saute aux yeux. Habillés, pour les mieux nantis, de survêtements, la majorité porte des djellabas misérables, beaucoup n'ont ni chaussures ni savates au pieds. En guise de bagages, des sacs. Ce sont les prisonniers des quartiers des peines légères. Par paquets de dix, de cent de mille, on ne compte plus. L'étroite cour de l'entrée ne suffit plus, les portails commencent à s'ouvrir, ils s'ouvrent sur l'infiniment grand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une prison pour tout un peuple&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La gentille cour fleurie précède un espace immense et se succèdent ainsi des murailles, des portails et des grands espaces. La prison est bâtie sur 115, 120, 140, 150 hectares… personne n'est capable d'indiquer la surface exacte, ce qui est certain c'est que ceux qui ont construit une prison aussi grande étaient persuadés qu'un jour ils devraient la remplir.&lt;br /&gt;Une muraille, des miradors, ultra moderne qui rappellent par leur forme des tours de contrôle d'aérodrome. Il faut effectivement voir de très loin, pour pouvoir maîtriser un tel espace.&lt;br /&gt;Derrière chaque portail une aire gigantesque se déploie entourée des quartiers de détentions.&lt;br /&gt;Portail après portail on découvre la grande place de la prison, l'aire de rassemblement, là ou se déroule l'appel, à proximité de la décharge de la prison. Des tonnes de sacs poubelles d'où se dégage une odeur acide qui vous attrape à la gorge. Une montagne d'ordures, il parait que c'est celle d'une journée… mais combien sont-ils là dedans ?&lt;br /&gt;Au fur et à mesure que le temps passe la foule des prisonniers libérés enfle. Ils portent un bric-à-brac de foire du trône fait de poste de télévisions, de ventilateurs, de réfrigérateurs, de malles, de caisses… certains étaient là pour longtemps, autant s'organiser en conséquence.&lt;br /&gt;La place centrale fait l'équivalent d'au moins quatre stades de football. Ici se déroulaient des punitions collectives… Etrange : sur une partie de la place des gradins.&lt;br /&gt;Au fond un autre portail qui s'ouvre sur un autre portail pour atteindre enfin le quartier des peines lourdes. Ce sont les derniers prisonniers à être libérés. Le minimum de condamnation ici c'est dix ans, le maximum c'est la peine capitale. Là je rencontre dans la foule qui attend Oum Esma, du moins elle a une fille qui s'appelle Esma. Elle porte le voile noir traditionnel elle a une cigarette aux lèvres et me demande du feu. Je lui dit que je n'en ai pas, un homme à proximité allume galamment son briquet. A ma réponse elle se rend compte que je ne suis pas irakien.&lt;br /&gt;Je planque mon appareil photo et je lui dis juste que je suis algérien.&lt;br /&gt;Elle vient attendre son mari. Il a été condamné à quinze ans de prison pour coups et blessures. Il n'a tué personne, elle m'explique. Il s'est battu avec son cousin après une querelle de voisinage. Il l'a laissé avec ses deux filles. Elle doit se déplacer chaque semaine pour lui ramener à manger. Elle doit aussi nourrir ses filles.&lt;br /&gt;Elle fait des ménages, vend des légume au marché, près d'Echawaka, vieux et pauvre quartier populaire de Baghdad.&lt;br /&gt;Une dame à l'allure très citadine et très respectable accompagne Oum Esma. Elle attend son fils. Elle ne dit pas pourquoi il a été arrêté. Elles se sont connues lors des visites à la prison. Elle m'explique que la prison est une ville, une grande ville "mais sans femmes".&lt;br /&gt;Dans le quartier des peines lourdes elles m'indiquent qu'il y a au moins 12 000 personnes. En l'absence d'un chiffre officiel, je me contente de cette statistique et je multiplie par le nombre de quartiers.&lt;br /&gt;La prison renfermerait donc 48 à 50 000 personnes. Le chiffre est effrayant, incroyable, je n'ose pas le croire, je le confirme seulement. Les premiers prisonniers ont été libérés à 15h, à 19h j'essaye de me frayer un chemin dans la cohue et le flux ininterrompu de personnes qui se poursuivait à la même cadence.&lt;br /&gt;Minuit on indique que des gens quittent toujours la prison. Aujourd'hui on annonce qu'ils étaient 7000 à cette époque. Dans la foule où se mêlent membres des familles, détenus et curieux on ne sait plus qui est qui. Un passant me demande dans quel quartier j'étais détenu ! De toute façon ça n'a aucune importance l'Irak est une grande prison.&lt;br /&gt;Dans le flot des libérations on apprendra que onze algériens étaient détenus en Irak pour des délits de droits communs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;In La Dépêche N°32 semaine du 25mai au 1 juin 2004. Le contenu de cet article, envoyé de Baghdad a été publié en octobre 2002 dans le quotidien  L'Actualité, journal "décédé" en septembre 2003.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-7784598459163446438?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/7784598459163446438/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/jai-visite-abou-ghraib.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/7784598459163446438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/7784598459163446438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/jai-visite-abou-ghraib.html' title='J’ai visité Abou Ghraïb'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1533576669887036827.post-732146268014983688</id><published>2009-08-15T17:45:00.000-07:00</published><updated>2009-09-22T09:40:52.821-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Algérie archéologie reportage histoire plongée sous marine'/><title type='text'>Deux mille ans sous la mer</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SodXFx7aPDI/AAAAAAAAAAM/UsLlRaERlho/s1600-h/lesoirplongee.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 293px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SodXFx7aPDI/AAAAAAAAAAM/UsLlRaERlho/s400/lesoirplongee.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5370356837476088882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 153, 0); font-weight: bold;font-size:100%;" &gt;Un de mes premiers "exploits".&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1533576669887036827-732146268014983688?l=aminesghir.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aminesghir.blogspot.com/feeds/732146268014983688/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/deux-mille-ans-sous-la-mer.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/732146268014983688'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1533576669887036827/posts/default/732146268014983688'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aminesghir.blogspot.com/2009/08/deux-mille-ans-sous-la-mer.html' title='Deux mille ans sous la mer'/><author><name>Amine Esseghir</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02987983281105346559</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://1.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/S1M3IN-LiHI/AAAAAAAAAI0/5DigwDU_l3k/S220/timi.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_M_VjUGj0v-E/SodXFx7aPDI/AAAAAAAAAAM/UsLlRaERlho/s72-c/lesoirplongee.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
